Sur des procédés qui doivent être en parfaite harmonie
avec la nature de l'enfant,
avec ses besoins, ses instincts, ses tendances, ses destinées — soit pour la vie présente et la position qu'il doit occuper — soit surtout pour la vie à venir.
4. Sur la connaissance de ce qu'on appelle le mouvement pédagogique moderne — non qu'il faille tout adopter, mais qu'il est bon de connaître, d'essayer quelquefois en passant, se rappelant cet axiome :
En éducation, peu innover ; beaucoup perfectionner.
5. Sur les conseils donnés par les livres spéciaux et par les journaux pédagogiques.
Ces livres et ces journaux indiquent des méthodes sanctionnées par l'expérience — des plans de devoirs très suggestifs — des conseils Qt des procédés qui sont de vraies lumières pour l'esprit.
Il est nécessaire de les consulter, mais à condition de ne pas se laisser entraîner à essayer tout ce qu'ils proposent.
Là vous apprendrez :
une bonne distribution du travail quotidien, une part plus large faite à l'enseignement oral — à la discussion — • à la composition — à l'érudition, l'usage plus fréquent des images et des leçons de choses,
l'animation de la classe par les questions proposées par le maître, comme supplément à l'enseignement
classique... et celles faites par les élèves — en dehors des heures réglementaires,
l'usage des expériences scientifiques très simples, mais très utiles, — des jeux d'esprit, — des curiosités littéraires, — des lectures animées, — des tableaux résumant une époque, un siècle...
A. l'aide de ces journaux qui viennent chaque semaine donner comme un reflet lumineux à votre vie de tous les jours, — vous saurez mieux encore faire aimer votre classe — et comme vous ne choisirez que des périodiques inspirés par l'esprit chrétien, ils vous viendront en aide pour développer, dans l'âme de vos enfants, si avide, de tout ce qui est grand et de tout ce qui est beau, les sentiments les plus généreux.
Où et comment se fait la formation de l'enfant.
Cette formation de l'âme, du cœur, de l'esprit, du caractère d'une enfant peut se faire ;
dans la famille par les parents eux-mêmes, ou, sous les yeux des parents, par des maîtres choisis et surveillés par eux.
Mais elle se fait avec plus de facilité, plus de régularité, plus de succès, dans ces maisons spéciales
où les enfants viennent chaque matin, et retournent chaque soir chez eux (externes) — ou bien résident^ pendant toute la période scolaire, comme dans leur famille (internes).
Ces maisons sont dirigées par des personnes venues là, entraînées par vocation, c'est-à-dire par attrait, possédant et sachant donner toutes les connaissances nécessaires à une jeune fille pour devenir plus tard la femme bonne, dévouée, intelligente, active, sensée, aimable que réclament la famille et la société.
C'est à vous — Maîtresses dévouées — à qui Dieu a donné la direction d'une de ces maisons, que nous nous adressons spécialement.
C'est, pour vous venir en aide dans cette direction, que nous écrivons ces pages — résultat d'une longue expérience et de l'étude attentive de ce qu'ont écrit ceux qui se sont occupés de la formation de l'âme, de l'intelligence, du cœur, du caractère de l'enfant.
Ces maisons d'éducation prennent le nom à'externats, — de pensionnats — de cours — d'instituts — nous adoptons le mot Pensionnat comme le plus usité.
— Nous n'avons pas à nous occuper ici des avantages de Vexiernat ou du Pensionnat et de la préférence à donner à l'un ou à l'autre.
Ce qu'est le Pensionnat et ce qu'il donne.
Le Pensionnat est un véritable trésor. Il renferme tout ce qui est de nature à former l'âme — l'intelligence — le cœur — la volonté — le caractère d'une enfant.
I. 11 donne à l'âme de la jeune fille : la piét'^, c'est-à-dire la connaissance de Dieu — l'amour de Dieu — l'union à Dieu — la vie sous la direction de Dieu ; vie emplovée au bien-être de tous...
Il lui permet de compter plus tard sur la protection, sur le secours — sur les lumières de Dieu — pour remplir la mission que Dieu lui confiera.