II. U amour du Bien
1° Le Bien.
Le bien, c'est en général tout ce qui est utile, avantageux, agréable — c'est tout ce qui dans nos
pensées, nos sentiments, nos impressions, nos désirs, nos actes, nous laisse paisibles et contents.
Le bien est toujours l'accomplissement d'un devoir. — Il peut ne pas produire l'effet que nous en attendions, et alors nous sommes peines de ce résultat, mais nous sommes toujours heureux de l'avoir accompli.
Le bien peut être matcriel, utile à la vie présente — moral, utile à la vie future; et volontairement accompli dans ce but d'utilité, il est méritoire.
Le bien — bon en lui-même — peut cesser d'être bien par le motif qui le fait produire.
Ce motif peut être :
La passion -^ c'est-à-dire la recherche d'une jouissance coupable.
Le plaisir — c'est-à-dire la recherche d'une jouissance qui selon qu'elle est légitime ou non, altère ou détruit le bien,
\J intérêt, qui peut ne pas rendre le bien mauvais, mais l'empêche souvent d'être méritoire.
Le bien est d'autant plus parfait et méritoire qu'il est plus conforme à ce que Dieu demande de nous : soit par notre position, soit d'après nos moyens, soit pour l'avantage de ceux avec qui nous vivons.
C'est qu'alors, on n'agit pas directement pour la jouissance ou l'intérêt, mais qu'on agit pour accomplir un devoir voulu par Dieu.
2° Formation de l'enfant pour le porter au bien.
Cette formation se fait par
L' Education du cœur.
Nous dirons :
La nature du cœur.
L'importance de la formation du cœur.
Les moysns de cette formation du cœur.