‹ Notes de philologie wallonneChapitre 11 sur 34 · XVII (K. 19, P. 17, C · texte numérisé non relu

XVII (K. 19, P. 17, C

Bourguignon, i9 : La maison de saint Joseph. — }'oici saint Joseph, qui travaille à Jérusalem (sic). L'enfant Jésus est au banc de menuisier, qui travaille avec son père.

Poetgens, 17 : Voci saint Djôsèf arrivé en Egypte. Po gangni po viker, i fait lu scrini. Vo Vvèyéz-la qui sôye. La sainte Vierge fêle po fé des habits po lu p'tit manèdje. L'èfant Jésus djowe avou one robète.

Closset (cahier), 17 : représente la maison de saint Joseph. — VociVmanhon du saint Djôsèf qui fait Vtchèpti (charpentier). Su fi li dane ô côp d'main a s'mèsti. Vola saint Djôsèf qui sôye.

Closset (copie) : Voci saint Djôsèf arrivé en Egypte. Po gang ni po viker, i fait Vtchèpti. Vèyéz-ve S' Djôsèf qui sôye'.' Su fi li donne <> côp d'main, et, du limps in timps, i djowe avou Vrobète.

1897 : Voci V sainte Vierge et l saint Djôsèf arrivés en Egypte. I fait Vtchèpti po viker. VoV vèyéz la qui sôye. L'èfant Jésus lès aide, et, tèsintimps, i djowe avou Vrobète.

Les variantes sont donc insignifiantes, sauf que le premier installe Joseph et Marie à Jérusalem.

XVIII (B. 20. P. 18. C. 18.) Bourguignon, 20 : Voici le temple de Jérusalem. L'enfant Jésus étant perdu, la sainte Vierge et saint Joseph le cherchent et le retrouvent dans le temple prêchant a l'âge de douze ans. « Mon fils, pourquoi nous avez-vous quittés? » dit la Vierge. L'enfant Jésus répond : <c Je travaille pour le royaume de mon père, ma mère. »

Le plan Bourguignon fournit, sous le dessin du temple, l'explication suivante qui nous intéresse au point de vue de la mise en scène d'autrefois Au fond se trouve une espèce de table de communion où l'entant Jésus debout prêche, à l'âge de douze ans, au milieu des docteurs qui sont au nombre de six. La sainte Vierge et saint Josepb entrent dans le temple.)'

Poetgens, [8 : Voici le temple de Jérusalem : Vèfant Jésus estant pierdou, la Vierge et saint Djôsef qwèrèt après pindant treus djoûs. A la (in, èl rutrovinrent è temple du Jérusalem, où i prétchîve au milieu des docteurs, qui-èstint tôt èspawtés d'ètinde on èfant èsi parler si bin.

Closset (cahier), 18 : représente le temple des Pharisiens. — Voci l'temple des Pharisiens, wice quu Vbô L)iu a siu prétchi duvant lès docteurs a l'adje du doze ans.

La copie Closset de 1893 efla version de 1897 en reviennent au texte de Poetgens. En décembre 1898, j'ai surpris une singulière variante : .Jésus répond aux reproches de la Vierge : « Je travaille pour le salut de mon père, ma mère ».

XIX (B. ai, F. 19, C. ni.

Bourguignon, 21 : Voici saint Pierre qui pèche.

Poetgens, 19 : Vola saint Pire qui pèhe. A quoi la version Closset et la nôtre ajoutent : et qui v'va d 'né de Vbèneute èwe po une râler. Enfin notre version ajoute encore : louki, mes èfants, tos les bès p'tits i>èhons. Saint Pierre fait patch dans l'eau, les curieux sont éclaboussés, rire général des petits et des grands ('). C'est fini. On a fait le tour et 011 se retrouve près de la porte d'entrée. Dans le plan Bourguignon, il y a au-dessus de la porte un

(!) Saint Pierre fait penser au fameux coq annonçant les trois reniements de l'apôtre épeuré. Aussi je lis dans un compte-rendu de 1890 (Coin du feu, signé Escamilla, et dans un autre des Souoelles verviétoises du 7. janvier [899 qu'ici le eoq de saint Pierre claironne trois fois son cokerico retentissant. C'est la une anticipation d'un goût douteux qui n'existe pas dans nos versions, bien que le coq existe dans le tableau.

petit ermitage, auquel on a fait généreusement un sort en lui donnant le nom de vingt-deuxième tableau : ici se trouve la porte, au-dessus se trouve un petit hermitaige. C'est aussi le vingtième et dernier tableau de Poetgens. Depuis lors l'ermitage a disparu. Par contre les assistants ne s'en iront pas sans musique. On a ingénieusement réservé, en guise d'adieu et de recommandation, ileux couplets du dernier noël chanté (Grandraont et Remacle, n° 22:9 et il ; Doutrepont, III, 14 et 16) qui expriment précisément les adieux des bergers a la maison de Bethléem :

Dji voreûs <]iiu risse djoûrnêye Dur ah e qwinze saze heures ht djoû.

No fris in houe rigolêye, No fricasseris l 'paye et l'oû.

Dunans vite eou quu n's avans.

Il est tard, nos une rîrans.

Duvant, djowansine ôhâde So nos flûtes et nos haul>wès.

Vinéz chai, cusin Erâde, Qui djowe si hin de huflet.

Turlututu, turlututu, Adieu, hinamé Jésus.

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