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pompes à incendie. Sur le bord du rossé se trouve un petit bâtiment servant à la blanchisserie des vêtements de laine.
Les salles de malades ont des dimensions différentes, les plus petites se trouvent dans les pavillons ; elles sont affectées aux pensionnaires et aux malades isolés. Les salles ordinaires, placées au premier étage, sont disposées pour recevoir douze malades et un surveillant, elles ont 11111, 60 de longueur, 6m,C}0 de largeur et }"\J2 de hauteur; chaque malade peut donc respirer un cube d'air d'environ 24 mètres cubes (de beaucoup insuffisant) . (Voir page 18.) Toutes ces salles communiquent entre elles, avec le corridor .commun et les salles voisines; elles sont éclairées par trois croisées ouvertes sur la face extérieure de l'édifice, ayant chacune 2m,30 sur im,3o; le tableau de ces fenêtres ne présente aucune saillie à hauteur d'appui et se trouve, au contraire, en retraite du mur de face, afin que les malades et les surveillants ne puissent ni regarder par la fenêtre ni placer sur cet appui des vases ou d'autres objets.
De chaque côté de la porte, donnant sur le corridor, existent deux cabinets, éclairés chacun par une croisée cintrée. L'un de ces cabinets est réservé au surveillant, l'autre renferme des privés. Au milieu de chaque petite salle se trouve un poêle, il en existe deux dans les grandes ; ces poêles, construits en briques recouvertes de plaques de faïence, sont chauffés au charbon de terre ou à la tourbe. L'aération des salles a lieu au moyen de petites ventouses établies, d'un côté, dans le mur d'allégé de la croisée, et, de l'autre, au-dessus de la porte donnant sur le corridor. — On n'a qu'à dire à l'air d'entrer d'un côté et de sortir de l'autre, c'est très-primitif et parfaitement insuffisant, car l'air exécute souvent
un mouvement inverse de celui qu'on attendait de sa bonne volonté et occasionne ainsi de graves inconvénients. — Les plafonds sont en plâtre, les murs badigeonnés à la chaux et les parquets frottés.
Dans les nouvelles salles est pratiqué un système de ventilation moins naïf que celui en usage dans les anciennes : un conduit d'air entoure le tuyau de cheminée du poêle et expulse l'air vicié appelé par le tirage, tandis que l'air frais arrive, dans les parties inférieures de la pièce, au moyen d'orifices ménagés au niveau du parquet.
Les fosses ne sont pas vidangées et s'écoulent directement dans l'Elbe. L'aqueduc général de la ville fournit l'eau purifiée nécessaire. Un collecteur réunit tous les égouts secondaires et se déverse dans l'Elbe. L'établissement est entièrement éclairé au gaz.
Les médecins en chef et adjoints sont logés à l'hôpital. Il existe au centre de la ville un bureau succursal pour l'examen et la réception des malades. Les matelots étrangers sont admis d'urgence sans examen.
Le portier de notre hôtel, qui est catholique, a été chargé de recueillir parmi ces coreligionnaires étrangers des souscriptions destinées à aider à la construction d'une église dont il nous montre les dessins. Nous donnons notre offrande à cet homme utile et lui empruntons ses dessins que le lecteur nous saura certainement gré de mettre sous ses yeux.
Le plan (fig. 146) se compose d'un porche donnant accès dans la nef, entourée d'un bas côté et terminée par une abside carrée, les travées de la nef occupent la longueur de deux travées des bas côtés. Toutes les voûtes hautes et basses se trouvent ainsi bandées sur plan
carré, elles sont à arêtes mais sans nervures (fig. 147), ei doivent plus tard être recouvertes de peintures ; les piles sont carrées, un chanfrein abat l'angle et s'arrête en haut