Cabinet de toilette
Fig- 7- Plan de détail d'une salle (om,oo2 pour mètre)
6,50 X 11,00 X 4,60 == -$28rae,90, ne permettent de donner à chaque malade qu'environ 33 mètres cubes, ce qui est de beaucoup insuffisant1.
1. Le cube d'air afférent à chaque lit, dans l'hôpital Lariboisière de Paris , est de 50 à 60 mètres cubes.
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En outre, ces salles ne sont éclairées et aérées que par une fenêtre et une porte vitrée donnant dans une galerie commune parfaitement close, offrant, par conséquent, surtout en temps d'épidémie, une cause incessante d'insalubrité (ûg. 6 et 7).
Chaque salle est accompagnée d'un cabinet de toilette et d'un privé, dont les murs ont les parois recouvertes de carreaux de faïence, et qui ne prennent jour et air que sur la galerie commune. Le parquet des salles est en sapin lavé chaque jour; il en résulte qu'il est parfaitement propre, mais aussi constamment humide.
Fi g. !!.
( Echelle de om,ooi pour mètre.)
Un ascenseur monte les malades aux étages supérieurs, sans les exposer à des secousses pénibles, et évite ainsi au personnel de la maison la fatigue du transport des fardeaux lourds et encombrants.
Le Musée Bojnnans était une des gloires de la Hol lande; il a été incendié en 1864. Le bâtiment, qui renfermait les chefs-d'œuvre de l'école hollandaise, a été recon-
struit, il n'a malheureusement pas été aussi facile de remplacer les tableaux détruits.
Le nouvel édifice n'est pas irréprochable; isolé sur trois de ses côtés, il a la forme d'un rectangle et com-
Fig. 9.
prend à l'intérieur (fig. 8) deux vastes salles éclairées par le plafond pour les toiles de grandes dimensions, et trois salles plus petites pour les dessins, médailles, etc. ; au rez-de-chaussée se trouvent la sculpture. et les pièces secondaires.
Les façades (fig. 9), construites en pierres apportées de Belgique à grands frais, ont des proportions agréables
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et sont très-décorées, mais n'offrent aucunes dispositions bien originales; le monument en lui-même toutefois est bien au-dessus des musées de la Haye et d'Amsterdam.
Derrière le musée a récemment été élevée la statue du magistrat Gjsbert Karel. Le personnage est assis dans
I'ig. 10
un fauteuil et vêtu d'une robe dont les plis cachent les détails du siège; le sculpteur a donné à son sujet une pose des plus simples : le dos est renversé, les jambes sont croisées avec un abandon et un naturel un peu trop réalistes peut-être, mais que l'on pardonne volontiers, parce qu'on n'y sent ni la recherche ni la prétention.
Sur la Groote Mark se dresse la statue d'Erasme (flg. 10), coulée en bronze (1622), très-célèbre dans le Nord,
et regardée comme le chef-d'œuvre du sculpteur Keiser. Érasme est représenté debout, vêtu d'une longue robe de docteur, dont les plis cachent ses pieds ; il tient à la main un livre ouvert dans lequel il lit. Cette œuvre a tour à tour été très-vantée et très-décriée; elle ne méritait, certes,
Ni cet excès d'honneur ni cette indignité;
c'est une œuvre un peu banale, mais dont l'avantage est de représenter un personnage qui semble vraiment vivre, lire et marcher.
Les socles de ces deux statues se valent et sont aussi communs l'un que l'autre.
Les Hollandais font grand bruit de leurs écoles primaires. Lors de l'Expositjon universelle de 1867, rien cependant, dans ce qu'ils avaient présenté, ne paraissait devoir justifier leurs prétentions, et les écoles que nous avons visitées depuis ne nous ont pas fait changer d'opinion. Les bâtiments, comme dispositions extérieures et comme installation intérieure, sont de beaucoup au-dessous de ce que présentent les nôtres. Quant aux écoles neutres tant vantées, dans lesquelles les enfants de tous les cultes reçoivent l'instruction nécessaire en dehors de toute préoccupation d'idées religieuses, elles sont indispensables, on le comprend aisément, dans un pays dont les habitants n'ont voulu accepter de variété et de fantaisie que dans leurs idées religieuses ; dans un pays, enfin, où une ville de cent mille âmes, comme Rotterdam, compte dix-sept sectes différentes et d'importance presque égale : Catholiques romains, — Jansénistes, — Remontrants, — Mennonites, —Réformés, — Luthériens,
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— Anglicans, — Presbytériens anglais, — Ecossais, — Juifs, — Grecs, etc.
Les écoles neutres pourraient être utiles en France, surtout dans certaines provinces, nous le reconnaissons volontiers ; mais, dans la généralité des cas, l'uniformité de religion rend, chez nous, ces écoles superflues, tandis que l'excessive division de cultes les rend indispensables en Hollande.
La Bourse est un édifice du xvme siècle, sans intérêt architectural ; un grand corps de bâtiment entoure une vaste cour vitrée, dont la charpente métallique est supportée par d'énormes colonnes de fonte, peintes en pierre.
Un campanile surmonte le tout, et était, lors de notre passage, entouré d'échafaudages construits avec des bois en grume de petites dimensions, dont les assemblages excessivement légers rappellent ceux qu'on voit encore de nos jours à Rome : circonstance d'autant plus à noter que ce n'est pas, en général, par la sobriété dans l'emploi des matériaux que brillent les Hollandais.
La Hollande étend son commerce sur le monde entier : elle a des comptoirs au cap Nord, elle en a dans l'Océanie; ses innombrables navires apportent dans ses ports les richesses du globe que ses canaux et ses chemins de fer répandent sur le continent.
Rotterdam est le second et sera, dit-on, bientôt le premier de ses ports : c'est là que viennent débarquer les produits que le génie mercantile des Hollandais enlève à l'extrême Orient; des lignes régulières de navires à voile et à vapeur font constamment cet immense voyage de six mille lieues qui séparent Batavia de la mer du Nord ; on les voit, pleins et lourds, prendre leur place dans les
profonds canaux intérieurs qui les portent au pied de la maison de leur armateur, où se décharge le butin qu'ils contiennent.
Cette circonstance exceptionnelle, résultant de dispositions locales, convertit la ville entière en port, au lieu de limiter ce rôle à la partie bordant le fleuve ; elle rend ainsi inutiles, à Rotterdam, ces immenses magasins généraux-que nous voyons à Londres, Marseille, Gènes, etc. Bien que chaque armateur ait ses magasins particuliers, ses dépôts de marchandises personnels, il existe toutefois quelques entrepôts généraux à l'extrémité des Bompjes ; mais ces locaux, noirs, sombres, sont assez mal installés, la propreté hollandaise y fait défaut, et au point de vue de la construction, l'architecte n'a rien à y voir.
La maison d'habitation hollandaise diffère essentiellement de la maison française, qui ne pourrait convenir à un tel climat, ni satisfaire à des habitudes aussi opposées aux nôtres ; mais, en revanche, elle répond parfaitement aux besoins de l'habitant, à ses mœurs, à ses goûts, et c'est en cette question qu'éclate par-dessus tout le sens pratique de ce peuple de marchands.
Le Hollandais est peu sociable; les relations avec lui sont rares et difficiles; sa maison, toujours close, ne s'ouvre qu'en certaines circonstances aux membres de sa famille; ses affaires une fois terminées à son comptoir ou à son bureau, il se rend à un cercle où il passe de longues heures à fumer et à boire de la bière ; il parle peu, à moins qu'il n'ait intérêt direct à rompre le silence. La femme garde le logis et élève les enfants. Les plaisirs de l'intelligence et de l'esprit, l'amour des arts, n'ont pas, en Hollande, le même succès que chez nous. Ainsi Rotterdam, une ville de cent mille âmes, n'a pas de théâtre.
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Amsterdam, qui compte trois cent mille habitants, ne possède pas de salle d'opéra.
L'amour des fleurs, poussé si. loin en certaines villes qu'il a dégénéré en manie, s'explique cependant par le désir bien naturel que doivent éprouver ces gens de voir,
Fig. ii.
çà et là autour d'eux, quelques points brillants et colorés trouer leur horizon gris et brumeux ; c'est ce désir qui justifie peut-être le culte exagéré qu'ils professent poulies tulipes aux tons criards, pour les maisons roses ou bleues, et qui les porte à peindre en blanc le tronc des arbres et en rouge les sabots des paysans.
Pour satisfaire ces goûts et ces habitudes qui, comme on le voit, doivent laisser parfaitement calmes l'esprit et
l'imagination, le Hollandais, qui n'aime ni le changement ni la variété, qui ne comprend que la symétrie et la monotonie, qui ne recherche ni la société ni le contact de son prochain, s'est construit des demeures taillées toutes sur le même patron; à peine les dimensions varient-elles un peu, et la seule différence qui existe dans les façades est la forme des pignons, qui, suivant l'époque de leur construction et le goût du jour, sont plus ou moins étranges, et dont rien ne peut, en tout cas, justifier les formes souvent grotesques (fig. ii).
Fig. u
Sous- sol.
A. Entrée de service.
B. Fossé.