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E &] pour les celonies dont elle est la souveraine et voyez le peuple de Rhode Island faire bruler cet ac-
te par le bourreau, Rappelez-vous des mesures de Lord North, pour favoriser le monopole du thé de la compagnie des Indes, et vour faire entrer dans le tiésor anglais le surplus du revenu des droits Sur cet article, et voyez la résolution du peuple de ne plus boire de thé, de ne pas seulement en Permettre l’importation et vous comprendrez, pourquoi l’'émigré du continent de Europe et même de la Grande-Brctagne, qui connait la longue histoire des torts anglais vis-à-vis des colonies d’alors, évite les plaines fertiles des Canadas pour s’établir dans les Etats-Unis, même s’il ne trouve pas tant d’entraves d'office à son établissement, Mais le gouvernement britannique a:-t-il profité des
leçons terribles que la révolution américaine lui a données ! Vous en jugerez par les faits que Vous trouverez consignés dans ces pages.
Je publierai peut-être mes observations sur les Etats-Unis ;m re une fois résidé pendant un ou deux ans ; Car tout y marche à pourrait facilement se trouver contredit Parce que je verrais demain. Les éenvains anglais les ont calomniés : personne ne les croit. Quant à moi, Je ne voudrais pas les flatter et cependant en dire la vérité —tâche plus difficile qu’on ne pense. Je dois d'abord parler du Bas-Canada où je
suis fixé, ou des liens de famille uyont réuni au peuple du Pays plus formement que ne Je fesaient déjà notre langue et nos mœurs communes, :
ais ce ne sera qu'après y avoir encopas de géant, et ce que j'ai vu hier
Au Nord du 45e. degré (latit. sept.) il s'étend un vaste espace de terre jusqu’au 52e, degré de la même latitude ; borné au nord par le fleuve Albany qui le sépare du nouveau Sud-Wales, par la baie d'Hudson, la rivière Stude, par lequel il est séparé de la province de Maine Orientale, et le reste de Rupertsland et de Labrador. Le détroit de Belle-Lle Je sépare de la Terre-Neuve, dont la pointe Septenirionale s’étend jusqu'ici, et forme une partie du golfe St. Laurent, sa limite Orientale avec le Nouveau-Brunswick et l'Etat de Maine, qui réclame encore un ‘district du Bas-Canada, vû que la sage diplomatie n’a pas daigné s'expliquer plus clairement sur les limites de ce pays lors du traité de Gand. La ligne du 45e. degré fait la limite du Bas-Canada du côté du Sud jusqu’à la rivière Saint-Laurent, qui continue de séparer PEtat de New-York ct le Haut-C
ntario. Le voyageur qui voudrait suivre la ligne qui sépare l'Amérique Britannique de la Républicaine, traversera le lac dans sa longueur jusqu’à Newark, d’où ilse met en chemin pour la chûte de
iagara, pour prendre ensuite la route du lac Erié jusqu'au Détroit, dans les Etats-Unis, où se trouve encore une Colonie Fraçaise. En suivant le fleuve Ste. Claire, il parviendra au lne Huron, qui forme une partie des limites Occidentales et Méridionales du Haut-Canada. L'Ottawa et PAbbittibbée qui tombe dans la baie d'Hudson, séparent les deux provinces qui formèrent jadis la Nouvelle France, cédée à l’Angleterre par Louis XY, la honte de son siècle,
anada jusqu’au li c
Ce pays fut découvert en 1534, par Jacques Cartier, de St. Malo. Les voyages de découverte furent à la mode au siècle d’Elizabeth et de François [. Cet intrépide navigateur fit plusieurs voyages et ftacha de convaincre le Roi libertin de importance de ces pays; mais il suffit d’avoir fait ce que faisaient les autres monarques ; il avait équippe quelques vaisseaux pour parcourir les mers à la découverte de nouvelles terres. Tirer du profit de ces pays, ce fut une chose dont une Cour si licencieuse ne put jamais s’occuper. Au lieu d'établir le Canada pour s'assurer la naviga. tion du golfe St, Laurent, et la pêche sur la côte de Terre-Neuve, oa fit de vains efforts pour s’emparer de la Floride, qu’on fut forcé de quitter presqu’aussitôt qu’on l’eut conquise. Depuis, le Canada fut donné en proie à des marchands pour l’exploiter à leur manière et Dieu sait, si Un pays peut tomber en de plus mauvaises mains. Cependant la persécution des Huguenots en France, aurait peuplé les forêts de ces vastes terres ; mais les Rois de France ont toujours été porfides. On avait garanti à Pierre Dugürd ei à ses coreligionnaires, le libre exercice de leur religion en Amérique, et pour ne pas céder à l'Angleterre sous le rapport de la folie et du fanatisme (lPirlande) on leur fit la condition d'établir le catholicisme parmi les siuvages. Mas cette anomalie ne suffit Pas au directeur des consciences à Versailles, et Dugard fut la même aunée privé de ses lettres patentes. Une autre entreprise de ce genre se termina d’une manière encore plus funeste. Depuis, le monopole a dominé ‘en Canada jusqu’à la cession. Les ministres Français conçurent à la vérité le plan hardi d’envelopper les possessions Britanniques on Améieque d'unc chaîne de colonies Fran-
Gnises, qui commencerait aux grands lacs et s’étendrait d'un côté jusqu’à l'Océan Atlantique, de
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