LL
Gd.) Oriln'y avait pas de bureau auquel les miliciens pouvaient s'adresser, exepté à Québec, et ils venaient souvent des extrémités de la province. Etce même cours véxntoire est observé envers les autres militaires. Pendant l'hivér de 1832 je fis le voyage de la frontière du Haut-Canada à Quebec, Je reconaus en partant de Montréal parmi les voyageurs unde mes compatriotes qui avait servi l'Angleterre dans le régiment Watteville. F1 venait de Chateaugay pour voir si à Québec il obtiendrait une terre où quelque autre chose pour ses services, vu qu'il s’y était souvent et envain adressé car il était trop pauvre, incapable de gagner sa vie parle travail, vu le grand nombre de blessures, seule récompense du sang versé pour l'Angleterre. 1 n'avait pas pu jusque là avoir de quoi payer les frais ni subvenir aux dépenses du voyage et de sa subsistance. Cette fois-ci la charité d’un ancien officier (Suisse, cela s'entend, car pour les anglais nous ne sommes considérés par eux que comme une autre espèce de french dovs, sauf si nous jnprons avec ct pour eux) lui avait avancé les fonds pour aller à Montréal, afin d'obtenir de son ansiën quurtier-maître, M. Daubreville, un certificat avec lequel il devait se rendre chez son capitaine dans un township du District des Trois-Rivières pour en obtenir les autres papiers requis. A Québec, à ce qu’on m'a dit, on lui offrit une aumôûne qu'il refusa ; mais il n’eut pas de terre promise. O mes compatriotes ! telles sont les récompenses que vous avez de l'étranger pour vous faire justement reprocher que vous êtes les hômmes les plus libres chez vous, et les Satellites les plus fidèles de l'oppression chez l'étranger ! Ces malheureuses capitulations militaires avoe les tyrans ‘étrangers sont la seule tache que je connaisse à mon pays, mais cette tache est nffreuse ! 1 Ces'dépenses pouvaient-elles encourager les miliciens à réclamer le don du souvetain ? Outre cela il y avait encore d’autres causes, qui empêchèrent les Canadiens d'en profiter. Ils aiment à ne pas trop s’éloigner de leurs familles, m de l’église où ils peuvent obtenir les secours du leur religion, et onn’a qu'en très peu de cas accordé des terres incultes et non concédées, aboutissant aux soigneuties. Ajoutez à cela que les réserves de lu couronne et du clergé sont distribuées entre los autres terres, pour les quelles les concessionnaires auraient à faire les chemins auxquels ilsdevaient donner du découvert et jugez ei ces hommes ne se trouvaient pas à la fin disposés à abandonner tout projet de s’y établir. %
Mais je dois à la justice de dire que plusieurs braves de l’armée britannique n'ont pas été mieux traités-—il faut être connu des guêpes bureaucratiques, protégé, ou en état de leur faire la guerre en Angleterre pour obtenir, comme militaire anglais, ce que le gouvernement veut qu'il ait. Un exemple sur dix.
François Kain du 23me. régiment,(Welch fusilier) hors d'état do service à cause de ses blessures, qi avait été en 1807 à la bataille de Copenhague, à l'expédition de Sir George Prévost contre l’ile de lx Martinique, à Ciudad Rodrigo, à Salarica, Salamanca, aux Plaines d’Albuera où il reçut 9 blessures, débarqua à Québec le.1r. juillet 1819, avec une femme et trois enfans, dont un était encore à la mamelle, ayant obtenu un libre passage parle moyen du Duc d'York, le père des soldats. * On lui dit à Québec qu’on avait écrit à son égard au Duc de Richmond, gouverneur d’alors, et qu’il obtiendrait des terres et des rations: Une lettre à quelque Monsieur de l’étublissement de Drummond-ville lui fut donnée, pour le placer sur quelque terre. jusqu’au retour du Duc du, Haut- Canada. Ily resta un mois au bout du quel il retouroa à Québec. : Il s’y soutint en qualité de .cocher, ou comme journalier au chantier du Roi et par le truvail de sa femme, qui lavait pour quelques officiers du commissariat, Enfin vers la mi-juillet 1822,l’arpenteur général, canadien d’origine française, lui fit présent de son certificat et sa requête fut présentée. On lui dit chez le député Secrétaire civil que les terres lui étaient accordées et qu’il n'avait qu’à se rendre chez, M. Tane, un des clercs du Secrétaire civil, où il paya une piastre pour un certificat, qu’il devait laisser au bureau de M. Ryland. IL y fut plusieurs fois sans le trouver, cependant il apprit, à sa consolalion, d’un clerc de, l'office que le conseil.p’avait pas encore pris en considération sa demande. Il n’y retourna plus et renonça.enfin à ,son projet, pour s’en retourner en Angieterre, non pourlaut sans avoir été requis de payer trois piastres, ce qu’il ne pouvait faire à cause de £a pauvrelé.. On lui conseilla cependant libéralement de s’adresser à quelqu’un qui payerait pour lui, ou d’exposer au
Témoignages de Marcel Dionne, J. B, Des Ilets, Alaxandre Pinard, Jacques Morin, tous anciens milisiuns, n1aem.
£ me