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nière facile à laquelle le peuple est accoutumé, et qui, vu tes obstacles créés
3 L par le climat et d’autres circonstances, est la seule qui promet dés succès.
Mais si ces obstacles sont grands pour les Canadiens, nés dans le pays, habitués à son climat, toujours sûrs d’avoir quelques secours au moins de leurs amis—combién plus le sont-ils pour les émigrés, qui arrivent d'Europe ! On veut faire accroire que c’est. en. faveur de ceux-ci que cette compagnie à été établie. Et qui né sait pas que c’est surtout la clas
P : F se pauvre qui vient ici, hommes 1ndustrieux et honnêtes, qui sont le jouet de spéculateurs, et de trafiqueurs dé chair blanche de-
puis que le commerce des nègres est prohibé. On sait à quelles circonstances les Etats-Unis doivent une population de 2 à millions de Bretons. Pourquoi n6 peut-on pas obtenir une liste de ceux qui ont quitté le Haut-Canada pauvres et misérables, sé jetant sur les Etats-Unis pour y acquérir une aisance dont ils n’ont jamais jobi ni chez eux, ni dans l'Amérique Britannique! Poutquoi ne peut-on pas. en ER apprendre de la bouche de ces émigrés, jadis établis sur des terres d’une compagnie sem lable dans le Haut-Canada, quelles aisons les ont induits à abandonner ce pays! On a péter ce que j'ai appris de‘ plusiéurs d’entre eux : « Noûs nous sommes fiés aux promesëes libérales, mais fallacieuses de cés spéculatéurs ; nous avons fait valoir ces terres à la sueur de notre front ; mais ne pouvant satisfaire à nos obligations, on nous a dépouillés de ces mêmes terres aux quelles nous avions donné de ‘la valeur, plus pauvres ‘et plus misérables que nous ne l’étions quand nous les avons prises ; vieillis avant l’âge, affaiblis par les fatigues et les privations, découragés par tant de mauvaise foi, après tant dé confiance et de sacrifices dé notre part. » had a godes A TT RE RE
Peut-on s’étonner après celà que le peuple de cette province soit mécontent dé set état de choses, qu’il perde confiance dans la justice de la métropole? Voudra-t-6n ef péurra-t-on 86° cacher que ‘outes ces belles phrases, sur les moyens offerts aux pauvres émigrés de s'établir fäcilement ici, ne sont qu’un tissu de fraudes et de déception ? On peut réussir pour quelque tems à soulever les préjugés de ceux-ci contre la population d’origine française en Canada : mais lo jour he mañquera pas d’arriyer qu’éclairés sur les vrais, motifs de ces spéCulateurs, ces malheureux prouveront à la métropole qu’en sacrifiant et eux et les Canadiens à la cupidité de Gldues égoistes, à la mauvaise foi des bureaux, et 1l faut lé dire, à l'ignorance des ministres des ‘co ühies— elle a sacrifié ès possessions en Amérique. Il n’y a qu’un moyen dé rétablir lé confiance du : peuple du Canada dans la métropole, et de lui concilier toute la population de toutes les origines—c’est l'abolition des monopoles et surtout de celui de cette compagnie, c’est de laisser à la législature locale le droit de régler l'administration des biens de la province et de pourvoir à l'établissement des émigrés. Le peuple du Canada ne repousse pas l’émigration ; mais il abhorre la manière dont ses nouveaux co-sujets sont livrés à la misère et à la dégradation, Re Mr
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