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Grâce aux menées de ces gens sans honneur ni bonne foi, c’est un fait qu'en Canada il y a une population agricole si abondante qu’elle ne peut pas vivre, vu le peu de terres à elle agsignées, et qui cependant se trouve environnée d’un désert qui ne demande que la main de l’homme pour eu faire des campagnes fertiles, D'où vient cette anomelie ? Est-ce purement la haine des colons d’origine bretonn contre les lois qui régissént la propriété dans cette province ? Entendons l’'Honorable James Cathbert, renommé maintenant Pour son antipathie contre les Canadiens d'extraction française et contre leurs institutions. *
« Dans aucun pays où j'ai voyagé je n'ai rencontré une population agricole aussi nombreuse que dans celui-ci, sauf en Flandre et en Brabant.—Ona dit que les émigrés américains et euro- Péens ont une aversion absolue à s’établir sur des terres en fiefetc. Ceci à ma connaissance personnelle est contredit par le fait dans les seigneuries de D
autrai, Lanoraie, Ramsay, d’Aillebout et Terrebonne et dans beaucoup d’autres seigneuries dans la province. C’est la langue et non la tenure qui a créé des difficultés. A l'égard de l'établissement des terres incultes de la couronne en
fief, je suis convaincu que, si jétais possessour des terres cultivables non concédées, je pourais dans le court espace d’une année concéder quelques centaines de fermes en roture. » #*
Quelles raisons ont donc Jes Canadiens d’ le la Couronne, eux qui comptant 433472 ames sur 511917, occupent avec le reste de la popula-
] de terres en culture, c’est à dire un peu plus de 4 acres par tête ? J’ai encore recours à l'Hon. témoin soutenu par le témoignage de l’hon. Rodé-
« La masse du peuple regarde les concessions en franc et commun SOCCage Comme un abandon de ce qu’elle a de plus cher ; elle considère ce système, et peut-être ayec raison, comme {lendant à renverser sesinslilutions civiles et religieuses d'une manière lente Mais infaillible. Viennent ensuite la difficulté et les frais pour obtenir les Concessions, l’éloignement des amis, ainsi que du support et de l’assistance à laquelle elle était AScoutumée, et par dessus tout Ja taxe immense de travail à la quelle elle est assujetie non seulement Pour ses j:rapres terres, mais aussi pour les réserves du clergé et de