‹ Notes du premier président Pellot sur la NormandieChapitre 2 sur 122 · XV1J · texte numérisé non relu

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La copie, parfaitement lisible, est, généralement excellente ; très rares sont les noms défigurés, et encore quelques déformations orthographiques ne sont qu'apparentes, résultat de la reproduction graphique de la prononciation. Becthomas, Bourgachard, Cambremer, se prononçaient et se prononcent encore, Bétkomas, Bocachard, Cambremay, ainsi que les a écrits le copiste,

Il semble qu'un tel recueil eût dû disparaître avec celui qui l'avait fait, exclusivement pour son usage personnel. 11 en fut autrement ; peu après la mort de Pellot, il était aux mains d'un tiers, qui, pour un certain nombre des personnages qu'il concernait, le compléta. Ce ne sont, parfois, que des mentions de décès, de cessation de fonctions pour des officiers de justice. Celui que Pellot disait endetté est porté comme ruiné. Tel, du temps de Pellot « a peine à comprendre » ; on n'est pas surpris d'apprendre du continuateur qu'il est « devenu imbécille » (1). Mais souvent ce seront des jugements personnels, confirmant ou infirmant ceux de Pellot.

Il nous paraît très probable que ces notes additionnelles émanent du successeur de Pellot, Charles de Faucon de Ris, marquis de Charleval, nommé seulement en 1686.

Elles s'appliquent, en grande majorité, à des habitants de Rouen et relatent des faits dont quelques-uns ne sont pas antérieurs à 1686.

Un mot qui paraît devoir être lu « Devis », inscrit au premier feuillet du manuscrit, appuierait encore cette conjecture. A la mort de Pellot, son registre aurait été considéré par ses héritiers comme faisant partie des archives judiciaires du Parlement, laissé au palais et utilisé par son successeur.

Quoiqu'il en soit, ces doubles vues sur une même personne sont une bonne fortune pour le moraliste et le psychologue.

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