‹ Notes et discours, 1873-1884Chapitre 20 sur 38 · Etude de 1879, Rapport de M. Gariel, p · texte numérisé non relu

Etude de 1879, Rapport de M. Gariel, p

quêtes, comme les intéressés l’ont plusieurs fois et vivement demandé, et comme ils en ont pris l’initiative à plusieurs reprises.

Cette nouveauté, comme beaucoup d’autres, doit provoquer des critiques de plusieurs sortes. Je ne m’arrêterai pas à cette remarque que ces rapports et ces discussions n’étaient pas toujours destinés à être publiés. Ces rapports sont rédigés avec soin; ils témoignent d’une connaissance approfondie du sujet; quelques-uns d’entre eux sont des œuvres remarquables. Ce dontles auteurs pourraient se plaindre, ce serait que le ministre les gardât pour lui. Il en fait profiter le monde savant; il rend hommage à ceux qui les ont rédigés, il rend service à ceux qui les liront.

Les simples discussions dans les assemblées sont en général moins étudiées; elles témoignent cependant d’idées très nettes, auxquelles ceux qui les ont exprimées tiennent beaucoup. Ils ne peuvent trouver mauvais qu’on attache assez d’importance àleur opinionpour la faire connaître. Ces procès-verbaux étaient adressés au ministre, à la section permanente et au conseil supérieur, aux autorités qui ont charge de décider les questions les plus graves. Les communiquer aux écoles, aux Facultés et aux conseils académiques, c'est associer plus directement encore ces corps

à la discussion de ces projets dont ils ont déjà été saisis ; les mettre à même de faire parvenir à qui de droit leur avis plus complet et mieux motivé, en meilleure connaissance de cause, pour le plus grand bien de l’enseignement.

Les purs administrateurs trouveront que c’est traiter les questions bien au grand jour, que ce mode parlementaire peut avoir des inconvénients, qu’avec le temps on parlera dans les conseils et dans les Facultés avec un souci trop grand du public. Le souci qui dominera toujours dans ces assemblées sera celui de la science et de l’Université. Les rapporteurs, et ceux qui prendront part à une discussion, quand leur opinion sera connue de tous, seront jugés parleurs pairs; c’est là une garantie contre bien des dangers imaginaires. Le respect de soi-même et du corps auquel on appartient marque les limites que la liberté la plus entreprenante ne dépassera pas. Puis quand il y aurait des inconvénients, — et il y en aura, — il faut voir s’ils ne sont pas compensés par des avantages.

En somme, ce système revient à faire discuter par l’enseignement supérieur tout ce qui l’intéresse, à provoqqer les avis en toute liberté, à chercher la vérité par l’examen comparé de toutes les opinions débattues, sans qu’aucune réserve

SUR LE doctorat ÈS SCIENCES MÉDICALES 153 soit imposée à personne; cela a son prix et, croyons-nous, les résultats peuvent être excellents. Ni les arrêtés, ni les décrets ne feront faire à l’enseignement supérieur de véritables progrès ; ces progrès se feront par les changements qui s’opéreront dans les idées; la discussion seule rendra ces changements sérieux. Il faut que les corps se sentent responsables ; qu’ils aient confiance dans leur autoiâté ; qu’ils sachent dire ce qu’ils veulent et pourquoi ils le veulent; qu’ils se connaissent réciproquement ; qu’ils se critiquent et s’apprécient; qu’il se forme ainsi un esprit d’activité et de progrès et que cet esprit soit assez fort pour obliger l’administration à le suivre. Aussi bien ne paraît-elle pas désirer autre chose. Il est visible qu’elle demande à laisser de côté une partie de ses privilèges, qu’elle suscite les initiatives, les indépendances. Il est pei'mis de se demander si des mesures d’ordre très différentes qu’elle a prises depuis quelque temps ne s’inspirent pas du désir sincère de remettre aux Facultés et aux Universités, aussitôt qu’il sera possible, leur autonomie. Que ces conjectures soient vraies ou fausses, les Facultés ont du moins un devoir, c’est de ne rien épargner pour montrer que leurs affaires ne sauraient être mieux faites que par elles-mêmes.

PROPOS DE d’enquête

C’est là, il est vrai, l’administration au grand jour, celle qui attend tout du bon vouloir et de l’opinion. Si telle est la pensée des collaborateurs du ministère de l’instruction publique, nous croyons qu’ils ont raison. La franchise, la netteté, la libre discussion sont les plus sûrs moyens qu’ils aient de hâter le progrès. Dans la place où ils sont, ils doivent se considérer comme les exécuteurs de toutes les idées bonnes qui ont l’approbation du corps enseignant. S’ils se regardent comme des maîtres, ils se réserveront une petite autorité qui pourra s’exercer sur des questions de détail, ils auront ce qu’on appelle l’omnipotence des bureaux, ce qui doit être une chose assez médiocre et ne peut guère, semblet-il, satisfaire que des sentiments d’ordre moyen. S’ils prennent leur rôle de plus haut, il y a de bons motifs de croire qu’ils verront s’accomplir de sérieuses réformes moins dans la lettre des règlements que dans l’esprit même qui fait la vie de l’enseignement. Nous leur faisons assez d’honneur pour penser que cette satisfaction est celle qu’ils ambitionnent; en tout cas, elle est supérieure à toutes les autres.

En l’état, la présente enquête ne paraît pas devoir se terminer par un résultat pratique; les avis sont trop partagés. On connaît la question :

SUR LE DOCTORA.T ÈS SCIENCES MEDICALES 155

« Le doctorat en médecine est un grade professionnel qui ne correspond ni au doctorat ès sciences ni au doctorat ès lettres, mais bien plutôt à la licence en droit ; il permet d’exercer la médecine comme la licence en droit permet d’être avocat ou magistrat. N’y aurait-il pas lieu, au-dessus de ce doctorat, qui aurait toujours une valeur professionnelle, de créer un titre plus difficile à obtenir, garantissant des connaissances plus sérieuses, marquant une valeur scientifique évidemment supérieure et qui pourrait désigner ceux qui le posséderaient pour des fonctions d’un ordre élevé? Serait-il mauvais de distinguer le litre nécessaire à tous les praticiens de celui qui serait réservé aux savants ‘ ? »

1. Le rapporteur de la commission chargée en 1874, par l’Assemblée nationale, d’examiner les propositions de création de Facultés de médecine disait : «... Ce n’est pas, cependant, que votre commission ait l’intention de demander, même sous la forme d’un vœu, la suppression immédiate et sans conditions aucunes du grade d’officier de santé. Si les motifs indiqués dès le début do ce rapport ne nous avaient fait considérer comme un devoir de nous maintenir sur le terrain, relativement étroit, de la création des Facultés nouvelles, beaucoup d’entre nous n’eussent pas manqué de développer avec force la nécessité de conserver deux grades à la disposition des Facultés de médecine, comme cela existe pour les Facultés de droit, des lettres et des sciences. Ils eussent montré que le titre actuel de ■ docteur en médecine suppose, plus qu’il n’exige, une étendue de connaissances purement théoriques qu’il n’est point nécessaire d’imposeràtousles praticiens, et que, du reste, la pratique des examens, où la nécessité triomphe de la rigueur des programmes, ne leur impose que fictivement. Ils eussent demandé qu’il fût

156 A PROPOS DE l’enquête

Nous avons deux écoles de plein exercice de de médecine et de pharmacie et seize écoles préparatoires; elles ont toutes répondu non, et souvent à l’unanimité. Les six Facultés sontpartagées d’opinion. Montpellier et Nancy se déclarèrent formellement opposées au nouveau grade; Bordeaux, Lille et Lyon y sont favorables, en

institué uii grade de médecin praticien, grade que ne pourraient décerner les écoles secondaires, grade qui serait la sanction de quatre ou cinq années d'études dirigées tout particutièrement sur le terrain de f& pratique. Ce médecin devrait pouvoir exercer sans réserve l’art tout entier de la médecine, de la chirurgie et des accouchements, sans être obligé, comme doit le faire actuellement l’officier de santé, de se récuser eu présence d’accidents graves et d’être réduit à attendre, pendant que le malade se meurt, et sous peine d’enfreindre la loi, l’arrivée d’un docteur parfaitement autorisé.

« Puis, au-dessus de ces praticiens, votre commission eût proposé, d’accord sur tous ces pointsavectantd’hommeséminents, la création de docteurs ès sciences médicales, reçus après des épreuves sérieuses et théoriques, après une thèse originale, vraiment égaux par leur valeur scientifique avec leurs collègues des autres Facultés ; gradués parmi lesquels s’opérerait le recrutement de l’agrégation et du professorat, où les tribunaux prendraient leurs experts, et dont les grands hôpitaux, les administrations, l’État, s’astreindraient strictement à faire leurs médecins ; en telle sorte, pour tout dire en un mot, que le praticien serait comparable au licencié en droit, à qui la loi permet la profession d’avocat, par exemple, tandis qu’elle exige pour le professorat le grade de docteur en droit» en tous points comparable à un grade nouveau de docteur ès sciences médicales. » P. Sert, Rapport sur la création de . nouvelles Facultés de médecine. Ce rapport est reproduit dans le Recueil des lois et règlemejits sur l’enseignement supérieur, que nous devons à M. A. de Beaucbamp, 1882, t. 11, p. 915. Diverses pétitions ont été adressées aux Chambres et aux ministres dans le même sens. Il serait intéressant de les rechercher et de les faire connaître.

subordonnant leur adhésion à des conditions de détail; la commission nommée par la Faculté de Paris demande un doctorat es sciences anatomophysiologiques et un certificat de médecine publique. Aux termes du préambule qui accompagne la publication de ces procès-verbaux, l’enquête va être continuée. Il est peut-être intéressant de faire quelques remarques : 1“ sur la manière même dont les consultations demandées ont été données ; 2° sur les raisons qui ont été produites pour et contre le projet.

Les conseils académiques, tels que la loi du 27 février 1880 les a constitués, trouvent une raison d’indépendance dans l’élection dont ils procèdent, d’autorité dans la valeur des hommes qui les composent; ils représentent l’Université dans chaque académie, comme le conseil supérieur la représente pour toute la France. Ils réunissent les compétences les plus diverses, l’enseignement supérieur et l’enseignement secondaire; ils ont des hommes au courant de ce que toute question a de particulier ; d’autres qui peuvent étudier ces questions non à un point de vue exclusif et par suite toujours quelque peu étroit, mais en considérant avant tout le bien général de l’Université. Ces assemblées sont

PROPOS DE l’enquête

encore jeunes, et il ne paraît pas, d’après la présente enquête, qu’elles aient longuement étudié le sujet qui leur était soumis. Aussi bien le temps peut-il leur avoir manqué, en raison de la date tardive de la circulaire ; mais ce qui leur a manqué plus que le temps^ c’est le désir de voir les chose à fond, de se faire une opinion réfléchie, de comprendre et d’accepter une responsabilité qui suppose un effort d’attention et de réflexion. Les conseils, en général, ont pris la question assez légèrement et ont souvent accepté, sans examen détaillé, l’avis des Facultés ou des écoles; quelques-uns y ont ajouté des commentaires qui ne donnent pas l’idée d’une étude particulière du sujet et qui ont parfois l’air d’être improvisés. C’est par l’usage seul que ce mode de consultation arrivera à être pratiqué comme il doit l’être; les conseils ne doivent pas croire que ce soient là des questions indifférentes, ni que leur opinion soit de peu de poids ; elle aura le poids qu’ils voudront lui donner, et il est à souhaiter qu’à cet égard leur ambition ne soit pas médiocre.

Il semble aussi que les Écoles préparatoires n’aient pas éprouvé un plaisir très vif à être consultées; elles ont répondu très sommairement, plusieurs en quelques lignes, rarement avec les

développements qui supposent une théorie d’ensemble; elles ont dit non et'ont trouvé que c’était assez; celles qui ont fait valoir des arguments ne les ont pas toujours tirés des intérêts scientifiques, mais de bonsidérations parfois secondaires. La lecture de leurs délibérations nous instruit très peu.

Les écoles de plein exercice donnent à leur avis des développements qui nous rapprochent déjà des Facultés. Celles-ci ont véritablement étudié la question. Plusieurs des rapports qu’elles ont rédigés sont remarquables. Il ne s’agit pas ici de savoir s’ils sont ou non favorables au projet : ce qui importe, c’est moins la conclusion que la docti’ine, le raisonnement, la suite et la force des arguments.

Les raisons données contre le doctorat ès sciences médicales sont d’oi’dres très différents. Nous allons essayer de les résumer rapidement.

1° Le docteur ès sciences médicales aurait, à l’égard du docteur en médecine aujourd’hui pourvu de ce grade, un singulier privilège aux yeux de la clientèle ; le docteur en médecine ne

PROPOS DE l’enquête

serait plus dans l’opinion qu’un praticien d’un ordre inférieur, une sorte d’officier de santé. On porterait ainsi la plus grave atteinte à des droits acquis. Le rapporteur dans une académie dit que tous les médecins de la contrée se sont émus d’un tel péril. Cette préoccupation domine dans un grand nombre d’écoles, exprimée avec plus ou moins de précision ; elle n’est pas d’ordre rigoureusement scientifique. Nous verrons par la suite qu’elle est loin d’être justifiée.

2° Une seconde objection se rapproche de celle-là. On dit qu’un élève ordinaire, qui n’aura passé ni par l’internat ni par les difficiles concours des hôpitaux, pourra devenir docteur es sciences médicales avec quelques années de laboratoire et primer son collègue qui n’aura pas ce grade, mais qui sera un clinicien éminent; que le public sera induit à l’erreur et à l’injustice ; que d’excellents praticiens seront mis de la sorte dans une situation humiliante pour leur propre dignité, et défavorable au progrès de leur clientèle.

Cet argument et le précédent perdent beaucoup de leur valeur si le titre du nouveau grade ne prête à aucune confusion avec le doctorat en médecine ; si ce doctorat s’appelle, par exemple, ès sciences biologiques ou de tout autre nom qui

SÜR LE DOCTORAT ÈS SCIENCES MEDICALES 161

laisse au doctorat en médecine la plupart des privilèges qu’il a dans l’opinion.

3° « Le nouveau grade sera surtout rechei'ché par des étudiants qui viendront s’y préparer à Paris; peut-être même décidera-t-on que la Faculté de Paris aura seule le droit de le délivrer. »

Sur ce second point il est facile de répondre. Il est- contraire aux lois organiques de l’IIniversilé que le droit de délivrer un grade soit réservé a une Faculté : toutes les Facultés sont égales. La crainte exprimée au sujet du doctorat ès sciences médicales est chimérique. 11 semble du reste que l’administration actuelle de l’instruction publique se préoccupe de la décentralisation scientifique; qu’elle réagisse de toutes ses forces contre un état de fait, la concentration à Paris d’un trop grand nombre d’étudiants. Il y a là un mal auquel il est difficile de porter remède, mais qu’il ne faut pas aggraver. On ne se rend pas toujours un compte suffisamment exact des effets que produit dans l’enseignement supérieur l’attrait qui appelle à Paris un aussi grand nombre d’élèves. On nous permettra de nous arrêter à cette question qui ne touche qu’indirectement au doctorat ès sciences médicales, mais qui intéresse vivement tous ceux qui s’occupent de l’enseignement et en particulier de l’avenir des Facultés de médecine.

162 A PROPOS DE l’enquête

Nous avons été heureux de trouver des chiffres, mais c’est seulement pour l’année 1877 que nous pouvons dire à quels départements d’origine appartiennent les élèves h Durant cette année 1877 on comptait 4,447 élèves dans les Facultés de médecine, dont 3,833 à Paris, c’est-à-dire qu’il restait 612 élèves pour toutes les autres Facultés : ainsi un septième des jeunes gens consentaient à faire leur scolarité en province et les six autres septièmes se groupaient à Paris. Ce qui est plus grave encore, c’est que les élèves mêmes qui avaient une Faculté de médecine dans leur département n’y restaient pas et préféraient Paris. En 1877, Lille comptait 172 étudiants; or cette même année le département du Nord fournissait aux Facultés de médecine 217 élèves; le Pas-de- Calais, la Somme et les Ardennes en donnaient 205; le grand nombi’o désertaient les moyens d’instruction qu’ils avaient sous la main pour venir à Paris. La Meurthe, la Moselle et les Yosges envoyaient 274 étudiants aux Facultés de médecine, et la Faculté de Nancy n’en réunissait que 84 ®.

■1. Statistique de l’enseignement supérieur 1868-1878, publiée par M. du Mesnil. Tableau des étudiants iuscrils dans les Facultés au 15 janvier 1877.

2. Dans ces cbilîres ne sont pas compris les étudiants d'Algérie et d'Alsace-Lorraine qui étaient au nombre do 83.

M. P. Bort [ouvrage cité, p. 44 et 44.1) a donné une carte do

La statistique de l’année 1877 ne permet pas une élude qui puisse complètement nous renseigner. A cette date plusieurs Facultés venaient d’être créées, d’autres n’étaient pas en exercice. La Faculté de Lyon a été installée le 1®' novembre 1877, celle de Bordeaux le 1®'' novembre 1878 ; la Faculté de Lille a été instituée par décret du l"septembre 1876. De plus Bordeaux, Lille, Lyon n’ont eu au début que la plus faible partie des ressources matérielles qui leur étaient nécessaires.

France qui indique le rapport des étudiants en médecine avec la population en 1866. Pour 1877, la même carte prouverait que les départements qui fournissent le moins de médecins en 1866 n’en donnaient guère davantage en. 1877 et quelquefois en donnaient moins. Le premier chiffre après le nom de chaque département indique les nombres de 1866, le second ceux de 1877. Nous citons d’abord les départements où le nombre des étudiants a augmenté :

Finistère 3640, Ille-et-Vilaine 37-S4, Maine-et-Loire 44-49, Doubs 32-42, Haute-Savoie 16-20, Savoie 16-14, Hautes-Alpes 8-16, Drôme 19-20,Haute-Loire 20-20, Loirel7-2i,Nord 146-217.

Dans les départements suivants le nombre des étudiants a diminué :

Morbilian 22-16, Côtes-du-Nord 43-33,M ayenue 38-31, Loire- Ibférieure 39-32, Seine-Inférieure 78-44, Ardèche 36-24, Rhône S6-52, Ain 38-30, Ariègo 30-27, Pas-de-Calais 89-49. Pour apprécier combien est faible le nombre des étudiants originaires de la Seine-Inférieure, du Nord et du Pas-de-Calais, il faut se rappeler la grande population de ces départements.

Les départements les plus riches en étudiants étaient en 1866 les suivants : nous indiquons à côté du chiffre de 1866 celui de 1877 :

Seine 504-40S, Yonne 116-104, Haute-Marne 81-53, Hérault 119-89, Dordogne 114-S7, Hautes-Pyrénées 67-40.

De 1866 à 1877, le nombre des étudiants est tombé de 6,081 (élrangors compris) à 5,038; lia diminué de 1,051. En 1881-1882 il était de 4,412, Inférieur de 600 environ au chiffre de 1877. Il semble donc qu’il y a’it diminution constante.

164 A PROPOS DE l’enquête

Depuis 1878, il ira pas été publié de statistique qui puisse faire connaître la provenance des étudiants par départements, ce qui est un élément essentiel de toute discussion. Il est important que l’administration nous fournisse au plus tôt ces renseignements.

Voici pour l’année scolaire 1881-1882 le chiffre des étudiants en doctorat dans chaque Faculté

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