‹ Notes et discours, 1873-1884Chapitre 21 sur 38 · Ces chiffres donnent le nombre des étudiants · texte numérisé non relu

Ces chiffres donnent le nombre des étudiants

Ainsi,sur 3,780 étudiants qui composentlapopulation scolaire des Facultés, il n’y en a que 737 en province, dontilfautdéduire 126ofüciersdesanté, ce qui nous ramène à 611 étudiants de doctorat.

Les dix-huit écoles de plein exercice et préparatoires comptent 306 élèves en doctorat. Six écoles-ont moins de 10 élèves, six plus de 20, 32 à Marseille, 40 à Nantes, 48 à Toulouse; la

moyenne est de 17 élèves par école.

Le nombre des étudiants en vue de l’officiat

est, dans les Facultés, de. 786 élèves.

Dans les écoles, de. 326 >>

Au total, 1,082 étudiants pour l’ofticiat.

Nous avons donc :

Facultés : étudiants en doctorat. 3,024

— — pour l’offlciat. . . . 7S6

Écoles : étudiants en doctorat. 306

— — pour l’officiat. . . . 326

Total. 4,412

Le grade inférieur d’officier de santé est moins recherché dans les écoles que dans les Facultés; à Paris seulement 630 étudiants sont inscrits en vue de l’officiat * ; ils forment plus de la moitié

d’études pendant les quatre années réglementaires. En réalité, les étudiants ne soutiennent leur thèse que pendant la cinquième et même la sixième année.

1. Le chiffre de 630 étudiants pour l’ofBciat, à la Faculté de

PROPOS DE l’enquête

du nombre total de cette catégorie d’élèves pour toute la France. On voit par cet exemple combien il est faux de dire que le désir des fortes études attire seul à, Paris; on peut se préparer partout à l’officiat, et partout aussi bien qu’à Paris, sinon mieux *.

Les chiffres que nous avons rappelés, rapprochés du budget des Facultés, montrent que l’étudiant en doctorat représente dans chaque Faculté la dépense suivante qu’il est intéressant de noter,

Paris, en 1881-1882, ne saurait être cependant, croyons-nous, un chiffre normal. Il faut remarquer que ce chiffre représente le nombre des étudiants pour les trois années d’études de l’offlciat; or la première année comprend à elle seule 475 étudiants. Il est certain que le plus grand nombre de ces élèves ont été des candidats au doctorat n’ayant qu’un seul diplôme de bachelier et ayant pris, en attendant l’autre baccalauréat, des inscriptions d’officiers de santé, avec l’espérance de pouvoir convertir plus tard ces inscriptions en inscriptions de doctorat. On sait que, par application des dispositions du décret du 20 juin 1870, cette conversion n’est plus autorisée aujourd’hui.

1. Les officiers de santé, qui devraient être plus nombreux dans les départements où les docteurs font défaut, se groupent au contraire dans les pays que préfèrent également les docteurs, ' par exemple la Gironde, le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales, etc. Dans le Nord, 128 officiers de santé pour 100 docteurs; dans le Pas-de- Calais, 233 ;dan3 la Somme, 242, également pour 100 docteurs. Il y a quelques exceptions qui sont surtout la Corse et l’illeet-Vilaine. (Voyez P. Bert, ouvrage cité.) Eu 1866,lenombre des officiers de santé était de 5,667, celui des docteurs de 11,525. Le grade destiné à fournir des praticiens aux populations les.moins favorisées de la fortune ne répond pas du tout à l’objet qu'on s’est proposé en l’instituant.

sans vouloir attacher à un tel renseignement plus d’importance qu’il n’en a ‘ ;

1" Bordeaux. 1,700 fr.

2» Montpellier. 2,400

3° Lyon.2,648

4» Nancy.3,289

S» Lille. 4,500

1. D’après les comptes définitifs publiés des exercices 1878- 1879, les dépenses ont été les suivantes :

S \ Paris. 955,987 1,367,316 fr.

I { Montpellier. 346,262 323,077

g I Nancy. 232,336 297,625

■S g ( Bordeaux. 167,132 264,061

is| Lyon. 700,577 416,461

I g ( Lille. 199,787 234,363

■| ( Paris. 227,566 226,258

g Montpellier. 67,685 73,313

I ( Nancy. 75,698 86,620-

Ces chiffres ont été augmentés depuis. Les comptes définitifs de l’exercice 1881 n’ont pas encore été publiés ; mais, d’après le budget de cette année, les dépenses monteront environ aux chiffres suivants pour les Facultés.

Paris. . . .

Lyon.. . .

Montpellier Bordeaux..

Nancy. . .

Lille . • • ■

Ce sont ces chiffres qui ont servi à nos calculs. En 1881, les écoles supérieures et préparatoires ont présenté une dépense de 912,000 francs; Marseille 130,000, Nantes 117,000 francs; poulies écoles préparatoires entre 36,000 francs (Arras) et 63,000 francs (Toulouse).

PROPOS DE l’enquête

Pour Lille, Bordeaux et Lyon, nous devons remarquer que les sommes destinées à la pharmacie sont confondues avec le budget de la médecine. Les chiffres que nous donnons sont donc un peu trop élevés. Il y avait, en effet, durant l’année 1881-1882, à Bordeaux 102 étudiants en pharmacie, tant de 1'° que de 2“° classe, 60 à Lille et 88 à Lyon.

Si maintenant on fait le même calcul pour les • docteurs reçus dans les Facultés, on ti’ouve pour chaque docteur les chiffres que nous donnons ci-dessous :

Nancy. 13,000

Lyon. 8,000

Lille. 8,500

Bordeaux. 7,800

Montpellier. 6,800

A Paris, l’étudiant en doctorat représente une dépense de 480 francs, et le docteur une dépense de 3,000 francs.

La statistique des études pour la pharmacie donne des résultats moins défavorables au point de vue de la décentralisation.

SDR LE DOCTORAT ÈS SCIENCES MEDICALES 169

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