‹ Notes et documents inédits sur l'Opéra-comique et quelques-uns de ses artistes pendant la RévolutionChapitre 4 sur 6 · PAULIN · texte numérisé non relu

PAULIN

Les débuts de Paulin datent du 14 avril 1792 et s'effectuèrent à rOpéra-Comique dans la Colonie (i) et l'Amant Jaloux. Avant de passer sociétaire, Paulin fut, pendant un an, acteur aux appointements et c'est en cette qualité qu'il est inscrit sur le tableau de rOpéra-Comique, tel que le présente V Almanach des spectacles de lyqS.

« Cet acteur a remplacé Trial au Théâtre de l'Opéra-Comique National », dira, quelques années plus tard, la Nouvelle Lorgnette des spectacles (1801). Il n'a pas à la scène cette gaieté naturelle et cette intelligence active sans lesquelles on ne peut pas réussir dans son emploi ; il est pourtant des pièces dans lesquelles il a obtenu un succès mérité, notamment celle à' Elisca (2), où il représente un nègre honnête homme, et où il chante sa partie d'un duo fort original. On peut ranger Paulin dans la classe des acteurs utiles, en réduisant, toutefois, ce titre à sa plus juste valeur » (3).

Il est question de la retraite de Paulin dans un rapport présenté par le décadier perpétuel Camerani à l'assemblée générale des artistes, tenue le 29 plu-

{i)L,' Isola d'Amore, de Sacchini, jouée à Rome en 1766. traduite en français par Framery et représentée à Paris, sous le titre de « La' Colonie ».

(2) Opéra en trois actes, poème de Favières, musique de Grétry, dont la première représentation eut lieu le i" janvier 1798. au Tliéâtre Favart. La pièce, montée avec le plus grand luxe', était jouée supérieurement par Philippe, Solié. Gavâudan. Chenard. Moreau, Paulin et Mme Saint-Aubin. Elle obtint le plus vif succès.

(3) Paulin habitait rue Saint-Georges.

viôse an X, au moment où on cherchait à réaliser des économies, après la réunion des troupes Favart et Fe>"deaLi.

ù Le contrôleur Huet, est-il dit dans ce rapport, contrôleur rempli d'intelligence et de zèle, ne peut surveiller à tout ; lorsqu'il est en haut, personne n'est en bas, et au moment où on s'occupait à faire une recherche d'un second contrôleur, il s'e.it présenté dans la personne du camarade Paulin, qui a propose d'abandonner son iGe de part, de renoncer à la qualité de sociétaire, et rester attaché à la maison aux appointements fixes, de sorte que le citoyen Paulin sera adjoint contrôleur au citoyen Huet, sera chargé de l'impression des contremarques journalières, lui fournissant les cartes, et jouera sans employ les rôles anciens et nouveaux (sans employ direct) et tous les accessoires qu'on lui distribuera, vous abandonnera le produit de son i6^ de part, moyennant 3.ooo livres d'appointements » (i).

Quelques jours après, le 2 ventôse an X, le Comité autorisait sa femme, la citoyenne Paulin, à établir « un petit entrepôt de marchandises dans le passage avant d'entrer sur la scène, près du cabinet du souffleur et attenant à la loge de Mme Dugazon », pour y débiter « rouges, g-.vits, pondre et autres objets néci ssaires au théâtre ■2}, qu'on aura ainsi à portée sans sortir ».

(\) Arthur Pougin, op. cit ., pièces fustificalives, pp. 32o et 322. Paulin est qualifié d'inspecteur général dans un autre rapport du Comité, en date du 26 vendémiaire an XI, ibi.i. p. 326.

(2) Ihid. p. ?2?.

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