VUE FOY. VNB LOY
1589. — Ier Août. Le Consulat ebarge les capitaines penons qui doivent aller chez M. le Légat, de se rendre (liez le Prince de Modène, logé en Mellecour* pour le prier de se retirer de Lyon. — On permet au capitaine du FenaU d'aller les fêtes servir Dieu, en l'église des Minimes, et de s'en retourner en loule assurance en sa maison. S. Voyez ci-dessus au 3i juillet.
— Le sieur François de Rusinant et Jean Martin, bourgeois de Lyon , demandent le salaire de leurs vacations pour s'être, par ordre du Consulat, employés à la recherche des facultés de ceux qui avoient été coltisés A l'emprunt , et dont plusieurs s'étoient absentés sans payer,.... Le Consulat fait payer 3oo écus au Sr dé Ruzinant , et aoo écus au S' Martin.
— La ville n'ayant pas de fonJs pour subvenir à la guerre et aux affaire* de la Sainte Union, le Consulat arrête, sous le bon plaisir de M. le marquis de St-Sorlin, que toutes les dettes, deniers, biens et facultés appartenant au seigneur Morlot et autres de la religion huguenotte , et pareillement à tous ceux qui sont contraires à la Sainte Union, seront saisis, arrêtés et pris pour être employés aux affaires de ladite Union et à la conservation de la ville. On commit pour l'aire ces saisies François de Ruzinant.
— Le Consulat modère les coltisations de M. Pierre de La Forest à 1000 écus, au lieu de 2000. La même réduction est accordée au S. Landry.— Plus tard , ces coltisations furent modérées à 5oo écus. S.
— Jacques Faye , sieur (TEspeisses , écrit au Consulat :
v Messieurs , j'espère avec l'ayde de Dieu que Monsieur Régnier vous rendra la présente saine et sauve, dont je prie Dieu qu'il luy face la grâce. II vous pourra tesmoigner avec combien de légalité je me suis mis en debvoir d'acquitter la promesse que je vous ay faitte , et encor s'il veult , luy «t ceux qui voycnl mes comporlemens seront tesmoins comment je me comporte envers tous ceux de vostre ville dont j'ay cet honeur moy et ma femme (1) d'estre originels , estant bien marrys de ce que Je malheur du temps nous etnpesche de vous monstrer à tous tant d'affection et bonne volonté par les effects que je désire tousjours vous rendre ; ce sera quand il plaira ù Dieu avoyr pitié de nos misères et nous inspirer à tous un esprit d'union et d'amour "envers, nostre patrie et vous mesmes. Cependant ncanlmoins je vous prie à tous tant en général qu'en particulier faire estât de moy comme de vostre très humble et affectionné serviteur J. Faye. — A Tours , ce 1 Août. » S. Voyez ci dessus au 17 mai, et ci-après au 20 sept. i5()o.
1589. —AoCd 1. Hexbi III est assassiné à St-Cloudycl meurt le lendemain.