CLEOPATRA DECORE
« Huic è tnamma sinistra pendet vipera mordent. » Fol. 78. — Nous ferons observer que cette inscription , qui offre un vers assez remarquable , ne se retrouve pas dans le recueil d'Orelli. — Voyez encore sur les collecteurs d'antiquités, Le Pois . au verso de la p. 10 de son Discours sur les médalles (sic) et les Mélanges de M. Bregkot, p. 436.
gré ce litre ambitieux , on ne peut se dispenser de recourir à Paradiru quia joint à son Histoire un recueil d'inscriptions que llubys aurait dû joindre à la sienne, en y ajoutant les inscriptions découvertes de son temps. Voyez sur ces deux historiens, la préface de Y Histoire de Lyon par 5. Jubin ; |es Divers caractères du P. Meneslrier , p. 57 ; l'/ftff. Mf. <fc Lyon du P. d&Colonia> tome H* page 729; UiBibîioUi. du P. Lelong, tome JU,'p. 494 1 etc., etc.
■ 166»4. /n Jstrologos conjectorcs libri quinque. Auctore Mexandro de Jngelis,..;. Lugduni , 1604. In-4°. — Edition ciléepar Lalandc qui a omis celte qu'a publiée Horace Cardon, en 1615, in-4°.
1604. — - Les Œuvres chrétiennes de Claude Hopil, Parisien. A Lyon, 1604. In-12. — Dédiées au sieur Hopil , son frère, fermier géiwral des gabelles du sel de là Ferme du Lyonnois. — « Le portrait de l'auteur est gravé à la tôle de cet ouvrage. Claude Hopil y paroît jeune et couronné de laurier. Il ne mèrfloit cette distinction qu'à cause de sa piété. Tout respire eu effet la vertu et l'amour de la religion dans ses Œuvres, métoe dans le Discours de la Poésie en vers héroïques, qui en est la
première pièce » Goujkt, XV, 210. — Un assez grand nombre de
versificateurs ont fait à cette époque des poésies chrétiennes qui eurent si peu de succès qu'on aurait pu dire de ces poésies ce que Voltaire a dit des Cantiques sacrés de Lefranc de Pompignan :
Sacrés ils sont, cor personne n'y touche.
Nous ferons observer qu'avant Foliaire, qui bien certainement ne s'en doutait pas, Pierre le Gallois a dit dans son Trailté des Bibliothèques (Paris, 1680), p. J2, en parlant des Livres de Moïse et des Prophètes que le grand prêtre des Hébreux conservoit dans le lieu le plus caché du sanctuaire du temple de Jérusalem : « .... Ces Livres saerezestoîent « fort en asseurance du costé de la corruption , c'est-à-dire, qu'ils n'est toient pas en danger d'estre falsifiez , puisque personne ne les lisoit « ny ne les touchoit. »
1604. — Œuvres de Clément Marot. Lyon, Pierre Rigaud. 1604. In-16. Voyez ci-dessus , Publications de 1597 et de 1603.
1604. — Les Plaidoyez de Guillaume Bcboul , en la Chambre mi-partie de Castres + contre les ministres. A Lyon , par Jean Bertrand ,- 1604. Petit in-8°. - — Rebovl, calviniste converti , est auteur de plusieurs autres pamphlets contre ses anciens coreligionnaires ; il a un article dans le Dictionnaire de Prosper Marchand, mais il a été omis dans Moréri et dans la Biogr. vniv. Il fut décapité dans le château Sl-Ânge , le 25 septembre 1611 , pour avoir fait une satire contre la Cour de Rome. Voyez les Mém. de l'abbé iïÀrligny , I, 440; les Remarques sur la Confession de Sancy , tome V du Journal d^Henri ///, édit. de 1744 ; la Bibliolh. du P. Lelong-, les. Publications de 1597, art. Salmonëes, et celles de 1615, le Nouveau Panurge.
1604. — Premier Recueil des publicités actions de V Elirpmce frmçoise. À Lyon, par Antoine de Harsy , >I. 1). C. XI If . ïn 8°. ( B. de Lyon , 148 , 16348). — Les orateurs Lyonnais qui ont de* actions dans ce volume sont Jacques Faye, seigneur d'Espeisses; Ballhatar de Villars, et François Ctapùson (1). En tôle du volume est le jugement du président du Fair sur quelques orateurs. Voici en quels termes i! parie de D'Espeisses : « Esprit fort capable de tout ce à quoy il se vouloit addonner, qui avoit des lettres beaucoup, mais qui venait tout neuf à ce mestitir (d'orateur) , pour apprendre , comme disoit Platon , la poterie sur le pot; de sorte qu'il apporta du commencement au barreau dos choses qui n'y estoient point accoustumées , et qui ne plaisoycnt pas. Depuis s'estant formé au goust commun , et acquis ce qu'apporte l'usage, il a fait des belles actions, et mesmes pour Teloquution française, il y a apporté peut eslre autant d'ornement que pas un de ceux, qui ont esté devant luy. Qui auroit par escrit plusieurs harangues rçuo je lu} ay veu faire, et les comparerait à celle des autres, je né scay s'il se trouverait rien de mieux. » A ce jugement , nous ajouterons celui à'Esiienne Pasquier : « Il n'y a, dit-il, que M. Faye d'Espeisses, qpi* en qualité d'advocat du roy au parlement, pour le devoir de sa, charge, a soustenu vertueusement nos droits. » Le cardinal de Retz Ta honorablement mentionné dans ses Mémoires : «... Les Pibrac, les Faye, ces martyrs de l'état ont plus dissipé de factions par leurs bonnes et saines doctrines que tout l'or de l'Espagne n'en a fait naître.... » Ecoulons maintenant son dernier biographe, M. Edouard Faye de Brus (trois magistrats français, p. 210) : « Jacques Faye, seigneur d'Espeisses , fournit une carrière courte, mais pleine. — Ambassadeur, il acquit jeune encore , une réputation d'habileté dans les négociations de Pologne et d'Italie. — Avocat général , il défendit a vec éloquence énergie et succès , soit aux séances du Palais , soit à rassemblée de Sabit-Germain , soit aux états de Blois, l'autorité royale et les libertés: de l'église gallicane. — Appelé à to dignité de président , il parvint à réunir et constituer le parlement de Tours. — Enfin, quand l'attentat de Jacques Clément rendit vacant le trône de France, il s'attacha à Henri /Fcomuie au seul drapeau de l'indépendance nationale , comme au Messie souhaité d'une transaction politique et religieuse. — • Peu, dans ces crises, eurent plus de science et d'éloquence ; aucun ne déploya une volonté? plus arrêtée, un plus haut courage, une plus constante fidélité. »
1604. — Les Remonstrances ou- Harangue» faictes en la cour du Paiement aux ouvertures des plaîdoyries* Par feu M. Jacques Faye , seigneur Hespeînsrs. . . auxquelles... ont esté adjoutées les Remnnstrances fâides en la inesme Gouc par feu M. Guy, du Four , seigneur de Pibrac , et celles de M. Jacques Minget ,. avocat (lu Roy.... A Lyon , pour Jean de Gabiano %i Samuel Qkardi îô04*Iuh£.
fl) François Ctapisïon étoit natif de la paroUie de Da'Qoyrê en Lvominit. Noie de M, Satan.
1604. — Us Rencontres des muses de France et d'Italie (ou traduction en vers français de plusieurs sonnets italiens,.... faite par Philippe Desportes) , avec le Dialogue de Minerve et de Junon, sur les uopees de Henri de Bourbon et de Marie de Médicis , en vers frauçois et italiens. I«yon , Jacques Uowtsin. 1604. In-4 (B. du roi, B. L., n. 4819}.
1604. — Le Rosaire de la tres-sainte Marie mere de Dieu.,.., par F. P. de Bolh , prieur de Nnslre Dama de Confort à Lyon. A Lyon , par Jean Pilleholte. 1604 ln-16. — Derrière le frontispice de ce livre , est ce distique tiré des Catalecles et attribué à Pétrone :
U\l) LlBELLUS AD LECTOflEM.
Iuveniat qinxl quisque \t:Iit , non omnibus unu:n es!
Quod pla«'.ct : liic spinas colligit , i.Ie rosas.
yîléOit ? -I , .s'
. Nous avons déjà parlé d'une édition de ce Rosaire (voyez les Publications de 1593). — Le l\ Pierre de Bolby natif de Chambfiry , fut un des prédicateurs de la Ligue, mais avant la complète réduction de Lyon , il fut du petit nombre. des ecclésiastiques de celte ville qui montèrent en chaire pour engager le peuple a se soumettre à l'obéissance du roi (voyez ci-dessus au 31 m:irs 1591). Un de ses ouvrages , Occono-
qui résidait à Paris; le Cons ilat lui écrivit le 24 février 1557 la lettre que voici : .
« Monsieur , la présente est pour vous advertir que nous avons esté contrai» cl/ supplier le roy nous faire ociroy de la grande place qui est au-devanl l'esglise de i\ostre Daine de Confort , convent des frères prescheurs, pour icelle place appliquer à l'usage de tous les habitants de la ville de Lion , ce que le roy nous a facilement accordé , à cause que sa ville de Lyon est enclose entre deux rivières, n'aiant place publique pour la commodité d'ung si grand peuple affluant en icelle, à la charge toutesfoisde recompenser les religieux dudict Confort du revenu qu'ilz avoient accoustumé prendre de ladite place, à quoy nous avons obey , et aflin que lesdits religieux n'eussent occasion de se douloir de nous , avons prié les notables et prudhommes, qui ont esté commis paratictorilé de justice pour estimer la récompense qui leur convenoit faire , de augmenter leur revenu accoustumé ; ce qu'ilz ont faicl; et au lien de soixante livres de revenu qu'ils a votent anciennement de ladite place , leur a esté baillé de récompense six vingtz dix livres; laquelle somme annuelle leur a esté assignée sur les deniers communs de ladite ville , de laquelle ilz seront mieulx pryez qu'ils n 'avoient accoustumé estre par cy-devant. Et jaçoit que nous avons faict démolir les murailles
(1) Voye* la BiblM., scripior. ont. praêdïça'nr ; II, 316; Nick.ton, XXVf , 23»; J. Morin , UisL du Lyon, V, SUS; C. Laiutte, Prédicatrnrs de ta liytt? , p. 30.
faisant clôture de ladite plaça (1), eo vertu des lettres patentes octroyées par le Roy, et le tout exécuté par auctorité de justice; toutesfois les religteulx en haine de ladite démolition , ont proféré plusieurs injures tant en gênerai qu'en particulier contre nous et contre les officiers de la justice, et aussy contre plusieurs de leurs voisins , tellement que la pluspart des liahitans de Lion est fort irritée à cause de telle insolence , laquelle est moins tolerable en la personne des susdits reli~ gieulx , faisans profession de paouvreté et humilité /par quoy nous vous prions affectueusement de transférer en aul très monastères tous reli* gieulx eslans présentement audit Confort , et y mettre d'aultres , vous advisant que leur insolence et immodestie et leur forme de vivre (qu'il n'esl besoin spécifier) est telle que leurs voisins dudit monastère les haïssent grandement; et pour obvier à tumulte et inconvénient, est besoingde ladite mutation desdietz religieux. Sur ce, nous prions nostre Seigneur vous conserver en bonne santé , après nous estre recommandez à vostre bonne grâce. Do Lyon , ce jour St-Mathias. Voz bonsamyz les Conseillers eschevins de la ville de Lyon. Signé Ghomer.» — A. M., Correspondance , xvie siècle , t VI.
1604. — Roland furieux , par Messire Loys Jriosle,.... traduit naïvement de l'Italien en François. Dernière édition augmentée de la suite, et de cinq chants qui restoient de l'œuvre entier.... Enrichi de figures , etc. X Lyon, chez Pierre Rigaud. M, DCllII. In-8. — Cette traduction est de Gabriel Chappuys. Le volume est divisé en trois parties, ayant chacune leur titre et une nouvelle pagination. La plus ancienne version française de VOrlando fut publiée , en 1543, par un Lyonnais , Jean des Gouttes , qui la dédia au cardinal de Ferrare , Hippoly le d'Esté , archevêque de Lyon. C'est aussi dans notre ville que M. Trélis a mis au jour en 1826, la première version complète des Satires de VJrioste (2). Avant lui, Letourneur en avait donné unetraduc* tion abrégée dans son Jardin anglais (Paris, 1788, 2 vol. in-8). Depuis M. Delécluse les a aussi traduites et les a publiées successivement dans la Revue de Paris de 1839 , en les faisant suivre et précéder d'un savant commentaire; toutefois il ne paraît pas avoir connu les essais de ses deux devanciers qui auraient pu lui fournir le sujet de quelques notes intéressantes. Voyez les Publications de (V Àriosle français) .
1604. — Symbolarum libri XFII quibusP. Pirgilii Maronis Bucolicat Georgica , Juneis , ex probalissimis auctoribus deelarantur , comparante, illustrantur. Per Jacobum Ponianum , Soc. Jesu. Lugduni, apud Joannem Pillehotle. M. DCIIII. In-fol. titre gravé (B. de Lyon). — Plusieurs autres ouvrages de Pontanus, un des plus habiles humanistes de sa Compagnie , ont été imprimés à Lyon ; mais de tous ses travaux , son Commentaire sur firgile est le plus important. Voyez ci-dessus les Publications de 1596 (Recueil).
fi) Ces muraill.'S furent démolies le 20 février 1857. Voyez nos Documents à celte U;itr, «'tau 30 avril 1360.
{i) Voyca §u.* c^Me traduction bs .Y" tvczux uiHaiga t\n M. Hraghot du Lut,
jp. >ï7.
1605. — Février 24. Octave A mol fini , d'abbé de Charmes (Lorraine) est élu abbé de C hast Mon (Castellionis) . II était né à Lyon , de Joseph de la famille des Arnolfini, en Toscane , et de Claire Bonvisi , domiciliés dans la paroisse d î S. Paul. Il introduisit une grande réforme dans son abbaye. GalUa Christ. ( irc édition) , IV, 23 1. M. et S.
1605. — Mai 25. Lettre d'Henri tF au Consulat :
« De par le Roy. Très chers et bien amez, nous avons accordé au sieur de la Guiclie permission de s'aller un peu reposer en sa maison , et y recouvrer sa première santé; et afïin/nie vous ne demeuriez pas cependant destituez de personne qui commande par de là pour noslre service , et à qui vous puissiez avoir recours pour ce qui pourrait survenir par de là , nous n'avons pas voulu retenir icy plus longuement le sieur de Chevrieres, et le renvoyons présentement en sa charge , eu laquelle il ne manquera de vous donner toute l'assistance qui sera requise, comme , de vostre part , ^nous vous ordonnons de luy rendre l'honneur que vous savez qui est du à sa charge , et luy deffercr et obeyr en tout ce qu'il vous ordonnera pour nostre service : en quoy nous nous asscurons que vous ne deflauldrez pas. Nous ne vous dirons icy davantage, vous exhortant surtout de vous contenir tousjours en bonne union et concorde , comme le principal moyen de vostre conservation. Donné à Fontainebleau , ce 25 mai 1605. Signé Henry ; plus bas Forget. » S.
1605. — « Le mardi 28 juin , mourut à Paris , M. Durel (Jean) , avocat à la cour, mon voisin et ami, regretté de tous ceux du palais pour son bel esprit et éloquence. » L'Estoile , Journal d'Henri IV. — Jean Duret, né à Moulins vers 1540 , a laisse un assez grand nombre d'ouvrages de jurisprudence imprimés à Lyon. Il était fils de Louis Duret , premier médecin de Charles IX, que la plupart des biographes font naître à Bagé, petite ville de Bresse, tandis qu'il est certain qu'il naquit dans le Forez , d'un père qui était notaire. Voyez p. 7 des Additions et corrections , à la fin du tome X du Moréri de 1759. Voyez aussi les Publications de 1595 , Discours de la vérité , etc.
1605. — Août 22. Lettre de M. de la GWip'au Consulat : « Messieurs, vous me fiietes tant paroistre d'amitié et de bonne volonté , que je ne m'en scaurois assés revencher. Mais aussi je vous prie de croire que vous n'aurez jamais souvenance de personne du monde qui eu soit plus recognoissant que je suis, ny plus désireux de tesmoigner à la ville , et à vous en particulier combien vous est acquis le désir que j ay tousjours de luy faire service. De quoy vous pouvés prendre toute asseurance, attendant que reffect vous face esprou ver mes paroles véritables, et que je veux demeurer pour jamais , Messieurs , vostre plus affectionné prest à vous faire service , La Giiicue. A Chrtnm'ml^ce xxij* aousl 1605. » A. M., Correspondance, lome XVI.
1605. — Septembre 23. Mort, à Bragmj , proche de Ferdun-sitr
no
Saûne, de Ponlus de Tyard, èvèque de Cfcdtow,.né au château de Bissu, vers 1521 , auteur de plusieurs ouvrages en prose et en vers, publiés à Lyon (1) , où il eut des relations avec plusieurs de nos célébrités littéraires , notamment avec Maurice Scève et Louise Labe , en contemplation de laquelle il fit un sonnet (p. 106 de l'édition lyonnaise des œuvresde cette dame, publiéeen 1824). Ce sonnet, non plus que d autres pièces à la louange de la Belle Cordière , n'a pas été reproduit dansl édition in-16 de ses ouvrages, que M. Léon Boitei vient de donner sur papier teinté , « dégagées de tout attirail , de toute parure trop pesante c pour de délicates épaulés de femme. » Celte nouvelle réimpression est précédée d'une notice où il est dit nue « Louise Charlm (on <M plu- « tôt Charly) , naquît vers 1625 ou 1526 , près de vingt ans après (use* « avant) la mort de Pernetle du Ouillet. » L'auleur de cette notice (extraite de celle de M* Cociiard) laisse entièrement indécise la question qui s'est élevée sur les mœurs de la Sappho lyonnaise, attaquées et défendues tour-à-tour par ses contemporains et par des auteur* plus récents ; question dont on peut bien dire : Jdhue subjtidtce lis est, malgré les efforts tentés tout nouvellement par M. Louis Roux , qui s'est constitué un des plus ardents champions de notre belle compatriote dans la Revue du Lyonnais , t. XIX , p. 183 et suiv. M, Gonon , éditeur de Documents historiques sur la vie et les mœurs de toutse Laoe , Lyon , 1844, in-8 , rt'a fait non plus que rendre le problème PWjM»licile à résoudre , en ajoutant aux témoignages, pour ou contre , Oeja connus, quelques nouvelles pièces et, entre autres, une chanson fort naïve qui s'était dérobée jusqu'à ce jour à toutes les rechercues.
1605. — Octobre 13. Mort, à Genève , de Théodore de Bèze , uè à Vezelay, le 24 juin 1519. —Le xr* livre de son Histoire des églises reformées est entièrement consacré au récit des événements qui se passèrent à Lyon en 1562 et 1563. On trouve dans les autres livres de cette Histoire quelques particularités sur les efforts que les réformateurs firent a diverses époques pour semer leurs doctrines dans la ville de Lyon. — C'est à lui que fut vendu le manuscrit des quatre Evangiles en grec et en latin qui avait élè trouvé dans le monastère de Sl-Irenee , a Lyon x ei qui passait pour avoir été écrit, suivant les uns, trente ans après la mort de J. C, et suivant d'autres , au 3e siècle. Beze en fit don al université de Cambridge. Voyez le Catalogue des Manuscrits de la K. ae Lyon , t. 1 , p. 51 et 278.
1605. — Octobre 26. Mort de François Stella , peintre de portraits et de paysages, né à Malints vers 1523. Il fut inhumé au pied du maltre-autel de S. Bonacenture. Biogb. lyokn.
1605. — « Les recteurs de V Hôtel-Dieu achètent, en tombes, 254 ànées de blé pxir la provision de cet hôpital , à raison de 9 livres l'ànéc, qui , comme on sait , contenait six* boisseaux, mesure lyonnaise. » Dagier, l, 195 et 198.
(1; Voyez. ci-«les3>is PubH*a(iont de 1G03, 4* Rscta , etc.
1605. — Des lettres patentes autorisent le* Jésuites de Lyon à exécuter le testament d'un sieur de Rhodes (1), décédé en 1692, qui leur avait légué to js ses biens. — C'est avec les deniers provenant de ce legs qu'ils achetèrent entre Bellecour et Ainag , un tènement de terrein qui avait ££,.510 pieds de su perficic* totale , au prix de 13,550 livres; ils y firent construire , soiis le vocable de S. Joseph , une maison de profès , qui fat convertie en prison après la suppression de leur ordre , et qui a été démolie depuis la révolution de juillet. Jrch du Rk., VU , 412 ; Mm. de Lyon pour 1755, p. 51; Cochakd, Descripl., p. 43; Bacuau- ¥ont , Mém. secrels , 7 septembre 1781.
1605. — Claude dn Tatarn de Chatmûs&t , comte et doyen de l'église de Lyon, fonde le saint du jour rte !a Pentecôte, auquel il affecte une pension de 25 livres. — t'amrée suivante , le Chapitre lut fit remise des lods d'une vigne et d'un jardin qu'il avoit achetés sous Fourviéres. Voyez ci-desstis , année 1595 , et ei-aprés an 15 février 1611.
1605. — Mort de Gaspard de Chevrieres , comte et archidiacre de Tèglise de Lyon , fondateur d'un salut dans la cathédrale de cette ville , etc. Voyez le Censeur (journal de Lyon) , du 13 juillet 1843
1605. — Publications. Agobardi, episcopi ecclesiae lMgdunensis, Opéra quae octi&gentos annos delituerant ; nunc è Papirii Massmis Jurisconsulli Bibliolhcca proferuntur. Accesserunt binae Epislolae Leidradi non antea excusae . . Parisiis , excudebat Dionysius Duvalius. 1605 In-8. — Dans son Epitre dédicatoire à Messieurs de l'Eglise de Lyon , datée de Paris, le lpf janvier 1605, Papîrc Masson raconte ainsi te découverte qu'il lit du manuscrit désœuvrés d'Agobard : «... Nam cum apud
* vos in vico memt<m quaorerem, unaquemecum esset Stephanv s Verdiet rus (2) nunc mortuus, et apud compaclorem librorum versaremur « ejus rei causa, illeque Agohardî codicem in mcnibranis pcrscriplum « veleribus notis, dilaniare paralusesset , cultrumque ad eam eamifir ciuara manu teneret, vitam illi redemimus , quod fœlfx fauslumque
* fuit.... » — Cette édition n'est encore recherchée que parce qu'elle est la première; on lui préfère celle que Baluze publia en 2 vol., Paris, 1666, tn-8; car elle est plus- corrcclo et' plus conforme au manuscrit original; elle est en outre enrichie des notes de ce savant critique. Si Lyon avait plus à cteur sa gloire littéraire, il y a longtemps que nous aurions- une traduction- complète des œuvres d'ségohard. Le P. MéHes^ trier nous a donné, dans? son Histoire consulaire , hvversioï» tle plueiéurs des frâitésde ce P^rc; Elé tongs fragments ont été ansst traduits par
(1) Plusieurs Jésuites ont porté oc nom. Vdjrz là Biogr. Vjonn:, p. 530 et 231
(2) - « Ou a accusé Papirv Mnsson d'infidélité dans ocilc édition, et l'on dit -qu'il 'a pris la liiierté d'y changer plusieurs choses, comme il a été facile de le rcconnoltre par le manuscrit même dont il s'est servi , et qui est à la B. du Roi-.-. » Niceron . V, 196. -u- Nous ferons remarquer que le». OEuvrea à'Agobatd furent mises à l'Index par un décret deTInquisitioa du 16 décembre 16W, dvnea carrigoMur; condamnation justement méritée si l'accusation dont parte Nieeron^i réellement fondée:
M. Franlin dans son Histoire de Louis-le-Vèbonnaire. Nous abandonnerions volontiers à l'éditeur d'une entreprise aussi louable , notre version du traité de la Grêle et du Tonnerre, publiée à Lyon, en 1 841 , in-8 de 55 pages.
1605. — Mlarmcs d'Jmour, par lé sieur Estival, Toulousain. Lyon , 1605» 2 vol. in-12. — Ce roman en prosé et en vers est dédié à M. de Maussac, conseiller au parlement de Toulouse; on y trouve , parmi les pièces liminaires, dix vers grecs et dix vers latins.de la façon de ce conseiller. — Joly, Rcmarq. sur Bayle , p. 776, fait observer qu'Estival est oublié dans la Biblioth. des Romans. i -
1605. — Les trois livres de la Bibliothèque d'Jpollodore , ou Y Origine des I>ieus. Traduicts de l'exemplaire grec, par Jean Passerai. A Paris , chez Jean Gosselin. 1605. In-12. — Dédicace à Madamoiselle de Bellièvre par de Rougevalet , neveu de Passerai. — La dernière traduction , et en même temps la plus estimée de la Bibliothèque d'JpuJlodore est due à notre savant compatriote , Etienne Clavier.
1605. — Corpus Juris Canonici emendatum et nolis illvslratum : Gregorii xm. Pont. max. jussu editum.... iAigduni, M. D. CV. In-4°, saps nom de libraire nid'imprimeur (1). Le bref du Pape, daté du 1er juillet 1580 , est signé Cae. Glorierius. C'est le nom latinisé du fils naturel de Jean Grolicr , vicomte d'Jguisy. Comme on le voit, César vivait encore en 1582; mais les biographes ne nous donnent pas la date de sa mort.
1605. — Floriacensis vêtus bibliolheca benedictina operâ Joannis
à Bosco , Parisiensis, Cœlcslini Lugdunensis , nunc primum è latebris emersa , etc. Lugd. , apud Horatium Cardon , 1605 , \n-i°. — Dédicace de l'auteur à Henri ÏV et à Marie de Mèdicis. — Jean Dubois, né à Paris, mourut au château Saint- Ange , à Rome , le 28 août 1626 , et non en 1628, comme on le dit dans la Biographie universelle. Voyez son article dans la Biographie lyonnaise.
1606. — Histoire de France et des choses mémorables advenues aux provinces estrangeres durant sept années de paix du règne du roy Henry IHI , etc. (Par Pierre Matthieu). A Paris, chez J. Metlayer et M. Guillemot , M. DCV. 2 vol. in-4°. — Le privilège du roi est daté de Lyon, le 4e jour d'octobre 1695. — Il existe deux autres éditions de cet ouvrage en 2 vol. in-8° , publiés à Paris , l'un en 1606-7 , l'autre en 1609. — Dans sa dédicace au roi , Mallliieu se dit son historiographe. — Voici quelques passages extraite de son Àdvertissemenl :
« Les livres de ce temps, pour la pluspart, ne parlent que trop et « disent fort peu. »
« Il est permis d'imiter, non de desrober; au moins faut-il que le « larcin soit si couvert et changé qu'il ne se recognoisse plus, et ne
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(1) Le fleuron du litre dans lequel on voit une oc revisse tenant dans ses pinces un papillon* annoncerait que cette édition appartient à Paul Frelloh. Un fleuron du même genre se trouve sur l'Aleaander ah Alexandro qu'il a édité : en 1608.
« serve pour convaincre celui qui en est trouvé saisi. Les jardiniers ne i disent mot à ceux qui prennent çà et là quelques fruits de leur jar- « din ; ils crient et courent à ceux qui en arrachent les plantes et emt portent les branches.... »
« On ne vid jamais autant d'escrits ny d'escri vains. »
« 11 faut que quelque chose soit bien rare aujourd'huy pour estre t bien excellent. Il sera un jour des livres et des gens de lettres « comme des esmeraudes. Un Portugais en ayant apporté une grande t quantité des Indes, en monslra une à un lapidaire italien , qui la « jugeant plus par la rareté que par la valeur, lui en présenta cent « ducats , et d'une autre plus belle , le double, et ainsi jusqu'à cinq ou « six , haussant le prix selon le poids ; mais quand le Portugais en eust « monslré un casson tout plein , le lapidaire les mesprisa , et ne les fit « plus valoir qu'un escu la pièce. »
1605. — L'Histoire des deux chevaliers Païen lin et Orson. Lyon , Pierre Rigaud, 1605. Petit in-8°. La première édition de ce romança été publiée à Lyon , en 1489.
1605. — la Moralité ou la Pie de Marie Magdelaine, contenant plusieurs beaux miracles; plus comment elle , son frere I azare et Marthe sa sœur vindrent à Marseille, et comment elle convertit le Duc et la Duchesse , et est à xxii personnages , mise en rime franc oise. Lyon , Pierre de Loge, 1605 , in-12. De Bure , Bibliogr. , n° 3*23 i ; M. Bruxet, n° 16242. — La légende de Sle-Madeleinc a fourni à M. Alexandre Dumas\a plus belle scène de son Caligula. Voyez les Publications de 1602 et de 1608.
1605. — Prophéties de Michel Noslradamus , sur la copie do Lyon, par Benoist Rigaud. 1605. In-12 (Catal. Alissande Chazct, 1844).
1605. — Tragicae comicaeque actiones , à regio arlium Collegio Soc. Jesu datac Conimbricae, in publicum t beat ru m , auctore Ludovico Crucio ; ejusdeai Soc; nunc primum in lucem editae... Lugduni , apud Horal. Cardon (excusumà Jacobo Roussin). 1605. In-8°. Gâtai. Soleinne , n° 500. — En tôle de ce volume est une lettre de Louis Crucius (LaCruz), datée de Coimbre le 1er décembre 1604; cependant Moréri place sa mort au 18 juillet de cette année , et en cela il est d'accord avec Sotwcll. Il y aurait donc erreur dans la date de la lettre.
1605. — La Trompette spiriltielle du sieur de Lor ligue (en vers). Lyon, Ancelin , 4605. In-12. (B. de Rouen). — Annibal de Lor ligue , à! Api en Provence , avait servi longtemps Henri JP dans la profession des armes. L'abbé Goujet, qui lui a fait une notice ( tome xiv, p. 274 et suiv. de sa Bibliolh.), ne cite pas la Trompette spirituelle du poète mousquetaire, qui fit imprimer le recueil de ses poésies en 1617. Parmi les épitaphes qui s'y trouvent , est celle de Jeanne d'Aises , dame de Solellas , et de Louis d'Oraison , baron de Livarrot (voyez ci-dessus , Juin 1590).
1605. — Universa grammatica graeca : ex diversis aucloribus per * 30
Alexandrum Scot. Scotum I. V. D. prias constructa : nunce)usdemauctoris secunda cura facla politior, et locis nscessariis non paucis auctior , etc. Lugduni , ex officina Hugonis à Porta , sumptibus Jo. de Gabiano et S. Girard. In-8 d'environ 1200 pages. Au verso du dernier feuillet : Typis Irenaei Barlet. — Dédicace à Horace Capponi (l) , èvêque de Carpenlras, datée de cette ville , xn Kalend. Janii DC. V. et signée Al. Scot. t. V. D. — Ce volume contient plusieurs traités de différents grammairiens , cntr'autres ceux du P. Guillaume Bailly , jésuite (voyez les Nouveaux mélanges de M. Breghot , p. 127 , où l'on cite une édition de celte Grammaire qui aurait été publiée à Lyon , en 1604 , date que je crois fautive). — Alexandre Scot, qui était sans doute écossais , n'a pas que je ssche de notice dans les biographies ; outre sa Grammaire grecque , il est encore auteur d'un
Focabularium ulriusque juris... Lugduni, ex officina Junlarum, 1591 . In-8 de 16 et 663 pages, imprimé par Pierre Michel. — La dédicace de l'auteur à Guillaume Chisolme , évèque de Vaison , est datée de Lyon , Prid. calend. Junii anno partus Pir ginei cid, I3XCI. — Les poètes latins , Juvènalet Martial surtout, sont assez souvent cités dans ce Vocabulaire. C'est une réimpression avec des additions (2) d'un ouvrage publié sous le même titre , et on y retrouve une préface qui était déjà en této de l'édition du Focabularium publié à Lyon par Benoit Bonnyn , 1537 , in-8 goth. à 2 col., préface en tête de laquelle on lit : Adversus in fantes jurisperilos verborum cullum non esse aspernandum (3). Je présume qu [ Alexandre Scot était un de ces correcteurs d'imprimerie qui venaient chercher à Lyon une occupation lucrative qui ne leur manquait jamais. Voyez suprà les Publications de 1602 (Apparatus).
1606. — Avril 6 (4). Mort de Nicolas de Langes , seigneur de Laval et de Dammartin en Lyonnoist président au parlement de Dombes et au siège présidial de Lyon , auteur de divers ouvrages , né en 1525 , dans le château baronial de Sl-Parize le Chastel. Il était neveu et non beaufrère de Claude de Beltièvre ; il avait épousé en premières noces Louise de Finolx, et en secondes Louise Grollier ; il eut de ce dernier mariage
(1) Cet évêque a un article dans la Biogr. vauclusienne de M. Barjavel ; il n'a que quatre lignes dans la Gallia christiana , t. 1 , p. 013, où l'on ne fait commencer sou épiscopat qu'à 1596.
(2) On lit à la page» 382 , cet article qui n'est pas dans l'édition du focabularium publié en 1537 : a Tjigiunensis cola nia quae Lugdunum coguominatur , eivitasesl nobi- « lissima Heduorum in Gallia Lugduncnsi a b ipsa cognominata. Meminit illius Juriscon- « sultus libr. 30 Digesto, in M. de Censibus. » — Ce Jurisconsulte est Pauius qui , au titre cité, s'cxpiimc ainsi : « Lugduùcnscs Galli, item Viennenscs in Narbonensi juris « Italici sunt. »
(3) Nous avons eité dans la Bibliographie lyonnaise du Xf* siècle , n. XV1IÏ bis, un Tocabularius ntriusquo juris , in-fol., imprimé a Lyon en 1482. Nous aurions dû dire que Panzcr (V, 432) 1 attribue à Jean Reuchlin. Voyez aussi Gesner, Biblioth., au mot, Joan. Capnion , alias Reuchlin; Nicéron, JM3m., XXV , 146, clBiaBiER, Ânonym., n 32717
(4) Le jeudi Ô avril , suivant Meneslrier , notes inédite*.
Louise de Langes qu\ Tut mariée à Balthazar de Villars. il fut inhumé dans l'église de 6'. Georges avec cette inscription :
Deo opt. MAX.
Jleus tu vialor , qui presso gradu liane premis humum , sislc paulisper, et mecum mortalium sortem luge. Nicolaus Langeus, Nicolai filius , hic jacel vir eximiae virtulist avitae religionis cullor , anliquariae rei el numismalum indagator. Lugdunens. reipubl. Coss. II. qui cum jurilribuendo 40 amis cum integrilale praefuisset , el mentem sanam in corpore sano usque adoclogesimum primumprolulisset , landein fato cessit , et morlalem hanc cum aelerna vila commutavit. Tu vive et voie , memor conditionis luae, et quod ab aliis expeclas, lanto viro expende piclatis of/icium.
B. Villabius , Lugdunensis agri praeses et praetor, Senatus Domb. pr inceps , socero (1) mœrens P. C.
Papire Masson a fait en latin un panégyrique de Nicolas de Langes (2) qui fut le Mécène des gens de lettres , et qui refusa , en 1572 , de se prêter au massacre des proteslans. Jean Godard l'a loué dans ses Poésies imprimées à Lyon , en 1594. Voyez ci-après, au 12 avril 1627, etau 9 août 1630.
1606. — Mai 9. Mort, à Septème en Dauplxinè , de Jacques Mille de Chevrières (3), seigneur de St-Chamond, Miolans , etc. , lieutenant général de S. M. au gouvernement de Lyonnois, etc. D'Albais, Pièces fugit. , Mélanges, p. 201 ; le P. Anselme, IX, 201 ; Hilarion dk Coste , Dames illustres , 1 , 757; Cochard, Séjours d'Henri IV , p. 125. Voyez aussi la Biogr. Lyonn., el les Publications de 1607, Praclique des cours 9 etc. (4).
1606. — Mai. Lettres patentes d'Henri /^qui autorisent rétablissement des religieux du tiers ordre de S. François , à la Guillotière. — Ces
(1) On lit socer, tu lieu de socero, dans l'opuscule intitulé Plusieurs tombeatix , etc. (B. de Lyon, 86, 19033, t. III . ad calcem).
(2) Elugia varia, t. II . p. 387-395 Voyez l'art. Langes dans la Biographie lyonnaise, et ajoutez aux sources qui y sont indiquées : Hldys, Hist. de Lyon , p 426 ; Spon , Recher he , in-8 , p. 32-1 ; J. d'Alton, Chroniques , édit. de 1833, t. IV, p 213 el suiv ; Mon eli. et , Légistes du Mvernais (Ncvcrs 1840, p. H).
(3) On a souvent confondu les Chevriers avec les Chrvrières. Il n'y a rien de commun entre les Chevriers du Méconnais et les Chevrières du Forez. Les uns et les aulros ont eu des emplois à Lyon à une époque assez reculée. Voyez leurs articles dans la Biogr. lyonn., et ajoutez à celui de Barthélémy de Chevriers , que Pusquier cile dans ses Recherches de la France (VIII , 3) , une donation faite à l'hôpital de Mdron , en mai 1323 , parce Barth. de Chevriers , éebanson du roi, Barlholovwus Cuprarii, scansio domini nosiri régis.
(4) N'y a-t-il pas quelque erreur dans le titre de l'ouvrage suivant , inscrit sous lu Ti. 32036 de la Bibl oth. du P. Lelomg : Eloge funèbre de... J. A. Mille de Chevrières, marquis de S. Chamond , par le P. Archangs de Lyon , C'pucin ; Lyon, 1586 , in-4. Nous ne trouvons pas ce capucin dans la Bibliothèque des écrivains "de son ordre. No serait-ce point la môme pièce que celle qui a pour titre : Oraison funèbre... de feu tnessire Melchior MUte de Chevrières, marquis de S. Chamond,... par le P. Alexmidre de Lyon, prédicateur capucin j à Lyon , chez la vcfvc de Claude (aye, 10 19 , in 4 ?
lettres furent enregistrées au parlement de Parts , le 24 mai 1607 , et à
la sénéchaussée de Lyon, le 31 juin suivant. Voyez le Recueil des principales pièces du procez jugé au Conseil d'état du roy, en faveur du présidial de Lyon , contre le parlement de Grenoble , etc. Lyon, 1 702 , in-4°, p. 9. — On lit dans l'ouvrage d'/saac LeFebvre , publié à Lyon, en 1527, sous ce litre : Nombre des églises qui sont sous Vendus et dépendances delaville de Lyon : « Environ le milieu du fauxbourg de la Guilleticre (sic), est l'église et couvent de S. Louys des RïL PP. Penilenls du tiers ordre de S. François , qui s'y eslablirent premièrement en l'année 160G , sous le R. P. Pincent Mussart , 1res habile prédicateur et fort dévot religieux , en une place qui leur fut donnée par Mgr le duc du Mayenne. Depuis le sieur d'Jussery (1), bourgeois et ex-consul de Lyon, y a fait baslir une fort belle chapelle , et le reste du couvent pour le logement des religieux , et puis, a son imitation , plusieurs antres devols personnages se sont esludiez à l'embellir.» — Nous ferons observer que dans VJbnanarh de Lyon de 1755 , on ne fait remonter l'établissement de ces religieux qu'à l'année 1623. « Ce n'éloit d'abord , y est-il dit , que des séculiers au lieu de Picpus auprès de Paris ; ils observèrent en communauté les règles du Tiers ordre de S'. François; on les appela les Pcnilens de Picpus , les Pères du Tiers ordre de S. François, enfin les Tiercclins. » Voyez les Publications de 16 15 , Fouet desJureurs...
1600. — Juin 30. Letlre du Roi au Consulat : :^tV3\[
« De par le Roy. Très chers et bien amez, n'ayant point jugé nécessaire de pourveoir quant à présent à la charge de nostre lieutcnantgeneral au pays de Lyonnois,- qui a vacqué par la mort du feu sieur de Chcvricres , el ncangmoings estant bien convenable qu'il y ait quelque personne d'auclorilé pour commander en nostre ville de Lyon, d'aultant que le sieur de la Guiche n'y pcult pas constamment faire résidence ordinaire, nous avons fait expédier noz lettres de commission au sieur de la Baulme , seneschal en la seneschaussée de Lyonnois , pour , en l'absence dudit sieur de la Guiche, commander tant en ladite ville qu'en m l'estcnducdc ladite seneschaussée , ainsi que cy-devant a faict , en pareille occasion , le feu sieur de Bolhcon , son prédécesseur en ladite charge de senescbal. Ayant estimé que, oultre qu'à cause de sondit estât, ladite commission luy est plus propre et séante qu'à nul autre , qu'ayant aussi de luy bonne congnoissance et de ses qualités et mérites, vous aurez d'aultant plus agréable de le veoir en ladite charge, en laquelle nous voulons qu'il luy soit par vous rendu l'honneur et le respect qui lui est deub, et que teniez tousjours avec luy bonne correspondance , comme nous lui avons ordonné de faire en vostre endroict le semblable. Donné à Paris, le dernier jour de juing 1606. Signé Henry; plus bas Forget. » A. M.
1606. — Juillet 3. Lettres patentes par lesquelles la ville de Lyon
(I) 11 est appelé dans les tables consulaires Qssun [Martin <T); il ! aélééehevin en 1612 el 1613 II existe à la Guillotière une rue d'Ossay.
est déclarée exempte de la maîtrise des métiers des chefs-d'œuvre et expériences , etc. Recueil de Barbier, p. 330.
1606. — Juillet 11. Le sieur Gallier, député en cour , écrit au Consulat :
«.... Je n'ay pas pu parler au Roy pour l'affaire des Jésuites , et difficilement luy pourray-jc parler , parce qu'il s'en va partir avecques la Roy ne pour Fillcrs-Collcrelz. J'ay baillé à M. de Villeroy, en l'absence de M. de Fresnes , voz lettres cl celles de M. de la Guiche , et m'a promis mondit sieur de Filleroy tout ce qu'il pourra pour vous. Le P. Colton y travaillera aussy de sa part. M. le garde des sceaux vous y aidera aussy. Auparavant la réception des voslres , Messieurs les lluguenolz avoienl présenté reqùcste tendante à ce qu'il vous fust deflendu de disposer de la place des Terreaux (1) et d'une autre , et à Messieurs les Jésuite» de l'accepter ny d'y faire baslir, attendu qu'ilz prétendent montrer les titres de leurs prétentions. Hz sont renvoyés pour ce regard à M. de He/fugc » — Le 26 du même mois , le même député écrivait au Consulat : «... Je suis allé à Fillers-Collerclz , pour scavoir de M. de Villeroy s'il avoit parlé au Roy , et fait savoir le contenu en celle que vous lui avez escrite pour la place des Terreaux ; il m'a dit que ouy, et que S. M. lui feist responce que ceulx de la religion en avoient desja faict plainte; qu'il falloit que cela fut vuydô auparavant que d'y toucher ; de sorte qu'il n'y a autre chose à faire quant à présent , sinon à vous, s'il vous plaist, Messieurs, de solliciter M. deReffugc , pardevant qui ilz sont renvoyés pour jusliffier de leurs titres , de les leur faire monstrer , et , au deflaut de ce, les renvoyer , pour obtenir puis après du Roy par vous ce qu'il sera besoin. Je croys qu'ilz n'en pourront monstrer. Il m'a esté dit , par un M. de Servieres du Dauphiné , que si on leur vouloit donner quelques pièces d'argent , qu'ils vous quitteroient le tout. J'ay donné à entendre à tous ceulx à qui j'en ay parlé qu'ilz n'y ont rien , et que quand ils monslreroient y avoir quelque chose , vous serez reccus, en les desdommageant de quelques pieces d'argent, à donner ladite place à Messieurs les Jesuilcs , attendu que c'est pour un bien public , et ay pressenty de Mgrs de Pilleroy et garde des sceaux qu'ilz vous y maintiendront... » S.
1606. — Décembre 20. Henri IF autorise les Jésuites de Lyon à faire imprimer, par tel libraire qu'il leur plaira , les ouvrages des membres de leur Société (2). Ce privilège est rappelé en tète de VHist. ceci, de Lyon , du P. Saint- Aubin, — Suivant cet historien , les jésuites auraient fondé celte année, prés de l'abbaye d'Jinay , une maison sous le vocable (3) de 5. Joseph , destiné à leur servir de Noviciat ; mais ,
(1) Voyez ci dessus au 18 juillet l36o et au i'â septembre 1567.
(2) Les Jésuites curent fort longtemps pour imprimeur , à Lyon , Jean Pillehotte ; ils prirent ensuite Horace Cardon, qui se distingua surtout par les beaux frontispices gravés qu'il mettait en tête de ses livres.
(31 Vocable. Ce mot qui a été omis daas le Dict. de l'Académie de 183> , est enco. e très usité dans cette acception ; il l'est moius comme synonyme de mot : cependant , à l'exemple de Charles Aodier , M. Francis Wey s'en est plusieurs fois servi dans ses Remarques sur la langue français*. C. B.
suivant Le Febvre , la maison du Noviciat et l'église dite de S. Joseph ne furent bâties qu'en 1619 {Nombre des églises de Lyon, ch. lxv).
1606. — Claude de Talaru de Chalmazel , doyen de l'église de Lyon , assiste à l'assemblée générale du clergé de France , tenue à Paris. — Severt fait l'éloge de la piété et de la science de ce doyen , qui lui fut en aide quand il composa la Chronologie des archevêques de Lyon , pour laquelle il lui fournit nombre d'anciennes chartes. Gallia christ. , I V , 2 1 1 , Voyez ci-après au 1 5 février 1611.
1606 et 1607. — Séjour à Lyon de Julienne Morelle , célèbre par ses talents précoces. — Elle naquit à Barcelone, le 16 février 1594. Son père, homme opulent , forcé de quitter son pays où il s'était rendu coupable d'un meurtre , vint s'établir à Lyon en 1606. Julienne , alors Agée de 12 ans, possédait déjà 14 langues, tant anciennes que modernes, et connaissait, dit-on, parfaitement la théologie , la jurisprudence et la musique. Son père , en la faisant instruire avec tant de soin , avait l'intention de l'offrir à Marguerite d'Autriche, reine d'Éspagne , afin d'en obtenir le pardon de son crime. Julienne soutint à Lyon, en 1607 , avec le plus grand applaudissement, des thèses publiques de philosophie en hébreu, en grec et en latin , qu'elle dédia à Marguerite. L'année suivante, elle alla à Avignon pour y recevoir le grade de docteur dans l'université. Malgré ses talents et sa beauté , elle voulut se retirer dans le couvent de Sainte Praxède, et résolut, contre le gré de son père d'y prendre l'habit ; ce qu'elle lit le 20 juin 1610. Elle y mourut le 26 juin 1653. Elle a composé des Hymnes et des Cantiques latins , et traduict du latin en français , le Traité de la vie spirituelle de S. Vincent Ferrier; Lyon , 1617 , in-8 , qu'elle dédia à la reine Anne d'Autriche , et la Règle de S. Augustin , Avignon , 1680. Un célèbre jurisconsulte allemand, Henri Kornmann, qui était venu exprés pour lavoir pendantqu'elle était à Lyon, lui dédia son traité de Firginilalis jure, Francfort , 1610 , in-12. Comme cette dédicace ne se retrouve pas dans l'édition de Cologne, 1765 , petit in-8, nous avons cru devoir la reproduire. — « Ad Julianam Morellam virginem Hispanam. — « Piissima et doclissima virgo, quum ad me apud Leucos tua pervenerit laus , fama et doctrina, qua chorum virgineum plusquam condecoras, stupui primum, laetatus inde vehemenler, et in eo sexus summum nohis arleisqucisà volgo separamur notare. Te videre desideravi. Lugdunum adii, adilum rogavi , benigniter admissus, te vidi , te aliocatus, tesalutavi, tuam linguam sensi , tuas manus deosculatus, tuani dtligentiam probavi , quae mea Musa negavit tum , Burgundia me trisw tem fecit , felix audacia praestitit. Cape rogo, doclissima virgo , aniini mei favorem sibyllam hanece , cape rogo, amplectere ut antea me. Salve, vive , vale, felix diva sacerdos. Summus ille proposilum prospère! tuum féliciter, quod ex animo voveo. Perge , salve virginum decus, salve piissima virgo , salve doctissima. ï. A. O. Hrnbicus Kounmannus , ex Kirchaina Chatlor." » — Dans le chapitre xvi de son traité , Kornmhnn mentionne plusieurs Xemmes savantes, et
n'oublie pas Julienne : «.... Hujus saecufi nova phoenix visa Juliana Morella Barchinonensis virgo hispana tribus illis maxime insignibus linguis , latina, graeca et hebraea , earumque ebaracleribus , sicuti hispanicis, gallicis et italicis scitc pingendis musicisqiic instruments excrcila , quam superioribus annis Lugduni ad confluentiam Saonae et Rhodani salutavi , doclrioam ejus obslupui , et versu beroico condecoravi.... » — Le P. JJilarion de Cosle , t. II , p. 102 de, ses Eloges des dames illustres, cite dans la vie de Laurence Strozzi, des vers de Louis Garon t en sa poésie de Jaliane. » Voyez la Bibtioth. h>sp. nova de D. Antonio, II, 350; la Biographie vauclusienne de M. Barjavel , et la Biographie lyonn.
1606. — Publications. Alliances généalogiques des rois et princes de Gaule. Par Claude Paradin. Saconde édition revue et augmentée en plusieurs endroits, et en laquelle ont esté adjoustés les blasons ou escartelages des armoiries. A Genève. M. DCV1. Par /ean de Tournes. In-fol. de 8 et 1 04 1 pages (B. de Lyon, 4884). — Le privilège du roi est de 1560 , et la première édition est de 1561 .
1606. — Annotaliones super Cantico canticorum Salornonis, auctore Tuccio Tuccio (sic), patrilio Lucensi. Lugduni, sumptibus Horalii Cardon. 1606, In-4. — Avec deux portraits, l'un de l'auteur , l'autre de Paul F, et le frontispice gravé en taille douce , par J. Fomazoris (B. de Lyon, 550).
1606. — Les Amours d' A rraîde. Par P. Joulet, sieur de Chaslillon. Lyon, P. de la Roche. 1606. ln-12. — Titre pris sur le Catal. Perey , n. 235 (Paris, Silvestre , 1816). Nous avons sous les yeux une édition de ce roman donné à Langres , par Pierre de la Roclie , en 1597, in-12 (B. de Lyon , 18708). L'auteur, dans sa dédicace à Louyse de Lorraine, annonce qu'il a pris le sujet de son livre dans le Tasso. Cette dédicace est suivie d'une Epigramme sur la singulière éloquence de Vautheur , signée L. G. Bour. On trouve une Analyse des Amours d'Armide dans la Bibliothèque des Romans du mois de juillet 1779 , tome IL
1606. — Arislolelis Arlis rheloricae libri très. Qui bus subjungitur ejusdem de Arte poetica liber. Latina versione ô regione Graeci sermonis posita. Lugduni, apud Joan. Pillefiotte. 1606 , in-8 de 312 pages. — Du Verdier, article Arisfote, cite les Problèmes d'Aristote et autres philosophes et médecins selon la composition du corps humain : avec ceux d'A. Zimara ; mais il ne donne ni la date , ni le format , ni le lieu d'impression de ce livre qui a été publié a Paris , sans date , par Nicolas Bonfont, in-16 de 168 fol. Le nom du traducteur nous est inconnu, et nous sommes étonné que ce petit volume n'ait pas été signalé aux bibliophiles comme une de ces curiosités dont ils sont si friands. Si nous voulions justifier cette assertion , il nous suffirait d'en extraire quelques fragments pris dans les chapitres où il est traité des hémorrhoïdes, des hermaphrodites , etc. Les Problèmes de Zimara sont au nombre de
96; le dernier a pour litre : Pourquoy les Tirans ont en haine les gens letlrez ?
1606. — Josephi Castaltonis J. C. Observaliones in criticos dccas prima. Lugduni , sumptîbus Horalii Cardon. M. DCVf . In-4 de VI et 38 , plus 2 f., ayant pour litre Ex tabxdis capitolinis (B. de Lyon , 27321). — Deux ans plus tard , en 1608 , parut à Lyon , une édition des dix décades de cet ouvrage, sumplibus Samuklis Crispini. Sur le titre de ce volume petit in-8, est un fleuron au milieu duquel est une fontaine avec celte légende : Ego silienli dubo de fonle aquae vivac gratis. Apoc. xxi. — Le P. Niceron , t. 42, p. 357 , cite une édition de Rome, 1594, in-4 de 14 et 84 pages. Je présume que celte édition ne contient, comme celle d'Horace Cardon , que la première décade. Joseph Caslalion est un despremiers qui, en Italie, aient prou vé que ses compatriotes étaient aussi capables que les Français et les Hollandais de se livrer avec succès à la critique et à la philologie latine.
1606. — Décrétâtes Gregorii Papaeix,.. Lugduni, apud haeredes Gulielmi Rovillii. M. DC. VI. In-fol. — Titre placé dans un cadre orné de figures , admirablement gravé, et au bas duquel on lit : Egbert de Paendre. Fecit.
1606. — Demoslhenis adversus Leplinem Oratio. Lugduni, apud lohanneni Pilleholle. M. DCVI. In-4. — Celte édition ne contient que le texte grec ; elle a été décrite par Hoffmann, qui cite, d'après JVeigel, une édition grecque, in-4 , des lettres de Dénioslhène , publiées à Lyon, la même année. Voyez ci-dessus , Publications de 1594 (Officinae...*), et celles de 1603 (Senlentiae).
1606. — Discours des (sur les) parricides , composé par... Guillaume du Blanc , évéque de Grasse , etc. A Lyon , par Thibaud Ancelin. 1606. ln-12. — Cet ouvrage fut publié par le protonolairc du Blanc, neveu de l'auteur. Il a été analysé par Du four , p. 175 et suivantes de ses Questions illustres. On a souvent confondu l'oncle el le neveu qui avaient le même prénom. Celui-ci est auteur d'un petit volume de poésies latines (Poemata.... Luletiae , 1589 , in-8) , où se trouve un traité de l'anagramme , Libellus de ratione Anagrammatismi (B. de Lyon , 17314).
160G. — Discours parenetique sur les choses turques , divisé en trois livres, et est adjousté un Traité sur la comète qui apparut l'an 1604 , au mois d'octobre; le premier livre et second tra<!uictdu latin de B. Georg. Hongrois, le reste colligè et mis à l avant par J. A. D. C. B. (Jean Aymé de Chavigny , Beaunois). Lyon, P. Nigaud , 1606. ln-8 (Calai. Janon , Lyon , février 1837 , n. 602).
1606. — Expostulalio apoîogelica ad Henricum IF,... pro Societale Jésu , tum à P. Lud. Richcomo Gallice data, lu m à P. Andréa Valladerio, Foresiensi,.... Latine facta. Lugduni , apud Horalium Cardon, 1606. In-8 (B. de Lyon , 22559). — L'ouvrage du P. Richeome avait paru , en 1602 ou en 1603 , sous le titre de Plainte apologétique , etc., avec une dédicace à Pompone de Bellievre , chancelier de France. Le P.
Falladier, auteur de la traduction latine , naquit à St-Pal en Foret , près Montbrison , vers 1570. 11 paraît avoir séjourné assez longtemps à Lyon. Voyez son article dans Moréri, et ne le cherchez pas dans la Biographie universelle.
1606. — Jo. de Sacro Bosco Sphaera emendota cum Âcliae Vineli scholiis et Pierii Paleriani compendio in Sphaeram. Lugduni. 1606. ïn-8. Lalande.
1606. — Miscellcmea snïptorum universi Juris civilis duobus tomis dis- Mic/a.Opus anteliac à M. Jntonio Delrio.. editum. Nunc vero multo feliciusquamantea renatum... Studio ac diligentia Pétri Brossaei, I.C... — Lugduni, apud Franciscum Fabrumei Samuelem Crispinum. 1606. In-4 (IL de Lyon , 8072). — Les préfaces de Pierre de Brosses sont datées de 1690. On trouve, en tète des deux volumes, des vers latins à sa louange. Voyez les Publications de 1603 et de 1618.
1606. — Nicolai Nomesseii Charmensis Lolharingii Parnassus poeticus biceps.... Editio tertia cmendatior. Lugduni, apud Joannem Pillehotte. 1606. Petit in-8 (B. de Lyon, 16532). — Pillehotte avait déjà donné une édition de cet ouvrage , sans l'assentiment de l'auteur {Nicolas de Nomessey) , qui s'en était plaint dans une lettre datée du 15 décembre 1603 1 adressée à Jean Hunthemius (1). La même année 1606 , Jean-Jntoine Huguelan, imprimeur libraire à Lyon , en douna aussi une édition qui contient, de plus que celle de Pillehotte , VOfficina poetica de Jean Buchler. Dans sa lettre à Hunthemius, l'auteur du Parnassus biceps nous apprend que c'est à Rome qu'il en publia la première édition. Dom Calmet , dans sa Bibliothèque de Lorraine, p. 691 , lui a consacré une notice ; il est surpris que le Parnassus biceps , qui lui paraît fort utile pour ceux qui s'occupent à faire des vers latins, soit tombé dans un si grand oubli, après le grand nombre d'éditions qui en ont été faites.
1606. — Les Œuvres poétiques et chrestiennes de G. de Saluste , seigneur du Bar tas , prince des poètes (rançois.... A Lyon, par Thibaud Jncelin , imprimeur ordinaire du Roy. M. DCV1. In-32. Petit texte rom. (B. de Lyon, 152-17451). Jolie édition. — 11 existe deux versions en vers latins de la Première Semaine de du Barlas ; la première , par Gabriel de Lenn, Paris, 1573 , in-12 ; la seconde par Edouard du Monin , Paris , 1579 , in-8. Il n'est point vrai que la version de Gabriel de Lerm ait été insérée (comme l'ont dit Baillet et Moréri) , daus le second tome des Délices des poètes latins de France. — La Seconde semaine a été traduite aussi en vers latins par Samuel Benoît , Lyon , Bar-
thelemi Vincent , 1609, in-12 (B. de M. R ). Voyez ci-dessus,
année 1594.
1606. — Les Œuvres de Philippe des Parles.... A Lyon , par Tiiibaud Jncelin. 1606. In-16.
(1) Cette lettre se trouve dans les éditions dn Parnassus biceps, données par Pierre R gaud , en 1612 et en 1617 (B. de Lyon , 16535 et 16536).
1606. — Marcelli PaUngenii Stellatt poHae doclissimi Zodiacus vitae : hoc est , De hominis vita, studio ac moribus oplime insiiluendis , tibri xu. Gum indice locopletissimo. Lugduni , apud Jnionùm de ffarsy. M. DCVI. In-16. — Edition peu correcte, mais augmentée d'une table utile (B. de Lyon, 16926, 151). — La presse était donc libre en ce temps là , puisque l'on réimprimait à Lyon où il y avait des Dominicains, des Jésuites et toutes sortes de religieux , un poème rempli de déclamations contre les moines, et qui avait été rais à l'index par le Concile de Trente (voyez la Biogr. univ., art. Manzoli). — La B. de Lyon possède l'édition sans date de Venise , où Ton trouve parmi les pièces préliminaires une pièce de 17 vers qui n'a pas été reproduite dans l'édition de Lyon, ni dans celle de Basle, 1789 , in- 12; c'est pourquoi nous là donnons ici :
Scazon.
Nemo libellos légère qui volet nostros ,
Se speret invcnîre futiles nugas ,.
Quasotiosi divitcs amant : rerum
Jnsanicntes copia sccundarum .
Qui more puerorum jocosa sectantur,
Non hic Gigantes , Gorgonas , Cliimaerasve,
Non régna Ditis fabulosa narrari
Scntict : aliaque raulta vatibus ficta »
Quac dclicatis auribus placent valdc ,
Neque hic supcrbos audict pedum bombos-
Queis gaudet amans turba paedagogorum ,
Sed vera sequimur : vera dicere optamits ,
Utiliaque magis itostra continet charta ,
Quam vana monstra et irritas voluptates :
Non igitur haec , collegiis ineptorum
Quonim omnis habitat mens in auribus , scripsit :
Sat est , libclli si bonis placent nostri.
Le poème dePalingèneavaitdéjà été imprimé à Lyon en 1676, in-16. Un de nos plus féconds littérateurs , M. Léon Thiessé , se propose d'en publier une traduction qui fera sans peine oublier celle de La Monnerie.
1606. — Pérégrinations du sieur Jean Palet ne , Foresien , secrétaire de François de Valois, duc d'Jnjou et tfAlencon, etc., et ou est traicté de plusieurs singularités et antiquités remarquées és provinces d'Egypte, d? Arabie déserte et pierreuse, Terre sainte , Surie (sic), Natolie , Grèce, etc. A Lyon , par Jean .Pillekotte, 1606. Iu-12. — Ce livre a été. placé par mègarde au mot Poterne dans le Manuel de M. Brunei , qui a relevé cette erreur dans son Errata. — L'auteur nous apprend dans son avant- propos , qu'après avoir practiqué la France à la suite de sondit seigneur, frère du roi, depuis les Etats tenus à Blois en 1576, suivi son Altesse en plusieurs sièges et armes, etc., visité l'Angleterre et l'Espagne, il se proposa d'aller voir les parties orientales et partit de Paris avec un gentilhomme de Melun , le 30 mars 1581. I! n'avait
alors que 24 ans; il fut tellement disgracié de la fortune qu'il eut à souffrir deux naufrages , dans l'un desquelz le gentilhomme de Melun et un cordelier de Lyon perdirent la vie entre Bwulti et Tripoli* De retour en France en 1584 , il arriva à Lyon le 2 février, « rendant « grâces et louanges immortelles à Dieu le souverain pilote , de l'avoir a garenty de tant de fortunes , dangers et maladies. » — Ce voyage rédigé eu forme de journal est assez intéressant, malgré son laconisme. Le pcrégrinafeur forésien a certainement vu dans les différents pays qu'il a visités bien des choies qui n'existent plus. C'est une des raisons qui peuvent contribuer à faire rechercher ce volume qui est terminé par un petit dictionnaire en langage françois , italien , grec vulgaire , turc , moresque et esclavon des mots les plus nécessaires à ceux qui veulent voyager en Orient. — A la page 621 , celle où finit le texte du Voyage , se trouvent ces deux distiques , dont le premier est imité de - Y Anthologie grecque , et dont le second, cité par Amyot , dans la préface de son Plutarquey est la traduction du fameux vers proverbe : Félix quem fachmt aliéna pericula cauhmi :
.Ccluy qui par deux foys a évité naufrage , U o'y doit jamais plus retourner , s'il « si sage
Heureux ccluy qui, pour devenir sage , Du mal d'auiruy faict son apprentissage !
1606. — M. AcciiPlauli Fabulae xx. . . Lugduni, Hugo àPorla. 1606. In -4 (Sbhweigeb).
1606. — Les Pleyadcs divisées en sept livres,... où est un traité de fa Comète de 1604 , par /. A. de Chavigny. Lyon, 1606. In-8.
La LANDE.
1600. — Le Rosaire de la Ires-sainte Vierge Marie... tiré des OEuvresde R. P. F. Loys de Granate , par R. P. F. André de Gianelti de Salo, et fait françois par Jacques Gautier , Parisien (avocat en parlement), A Lyon , par Simon Rigaud. M. DCVI. In-16. — L'approbation de la faculté de théologie de Paris est datée du 3 juillet 1589. — Cet ouvrage est différent de celui que nous avons annoncé parmi les Publication» de 1593 et de 1604.
1607. — Février 18. Lettre du Roi au Consulat :
« De par le Roy. Très chers et bien amez , le sieur de Clapisson , noslre procureur en la seneschaussée de Lyon , nous a icy faict entendre comme ayant accepté la charge de capitaiuc et penon , vacante par la mort du sieur de Sionnet , qui lui auroit esté offerte par l'un de vous , au nom de tout voslre corps , il doubte que, par les nouveaux eschevins esleus cette année , il se face quelque délibération à son préjudice touchant ladite charge, et nous auroit sur ce faict supplier de luy en octroyer noz lettres de confirmation, sur quoy voullans estre informez avant que d'en rien ordonner , nous en avons faict entendre nostre volonté au sieur delà Gmche , laquelle vous scaurez de luy , et
suivrez ce qu'il vous fera sur ce entendre de nostre part , à quoy ne faictes faulte. Donné à Paris, ce xviijc febvrier 1607. Signé Henry; plus bas Forget. » A. M.
1607. — Mars. Lettre du Roi au Consulat :
a De par le Roy. Treschers et bien amez , envoyant de par de là le sieur de Montholon, maistre des requestes ordinaire de nostre hostel , pour y avoir la mesme charge et surintendance de la justice , police et affaires particulières de la ville de Lyon, que y avoit le sieur de Reffuge, et estant personnage de qualité et mérite que nous avons particulièrement choisy pour avoir toutes les qualités requises pour se bien acquitter de ladite charge , et pour la cognoissance que nous avons de la singulière affection qu'il a tousjours portée au bien de noz affaires et service , nous l'avons bien voulu accompaguer de noz lettres envers vous , aiïin que vous ayez à le recevoir le plus favorablement que vous pourrez ; luy rendant l'honneur et le respect qui est deub à sadite charge et à son mérite , ayantavec luy toute bonne intelligence et correspondance ; de quoy nous asseurans que vous vous sçaurez bien acquitter , nous ne vous en ferons cesle-cy plus longue. Donné à Paris , le xviij0 jour de mars 1606. Signé Henry; plus bas Forget. » A. M.
1607. — Avril 18. Le Consulat écrif à M. de SuJIy :
« Monseigneur, l'heureux succez qu'aucunes affaires de cette pauvre ville ont eu ces jours passez au Conseil du Roy , n'a pas tant resjoui le peuple qui en avait si grand besoin , comme a fait la relation que les sieurs députez de celteditc ville ont fait à leur retour , que vous avez esté le principal auteur de tout le bien que nous recevons , et que que nous pouvons eslre asseurez d'obtenir tousjours de voslre faveur ce qu'elle reconnoistra servir à la réparation des ruines qui nous vont accablant de longue main par faute d'un tel support que le vostre près de nos roys; cette joye publique procédant de ce que, depuis plusieurs années , nos afflictions avoient formé une opinion commune que nous n'avions plus autant d'haleine que vostre bon secours nous en pouvoit faire respirer , en quoy uous n'avons pas esté deceus , Dieu ayant permis que , comme l'espérance de celte ville vous regardoit , vous ayez aussi jetté les yeux sur elle si à point, que le mal qu'elle croyoit inévitable a esté converti à son utilité.
« Nous vous en faisons donc ce Ires-humble remerciment , Monseigneur, en attendant de recourir à d'autres remèdes propres à -messin effet , la justice desquels nous mettrons , s'il vous plaist, en avant sur lesaislesde vostre protection, puis que nous la trouvons si propice à nostre nécessité. Celte ville qui avoit autrefois tant de prééminences parmy les autres meilleures de l'Europe, au grand bien et honneur de la France , a tousjours trouvé , en ses ruines advenues en divers temps, des restaurateurs bien grands , en la renommée desquels, neanlmoius, cet œuvre a tenu l'une des principales marques. C'est la recompense que la postérité doit à ses bien-faicteurs ; Dieu nous face la grâce de pouvoir mériter que la nostre rende pareil honneur à la mémoire de vostre
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nom, et qu'il vous plaise nous tenir tonsjours , Monseigneur, vos très humbles et obeïssans serviteurs.
« Les prevost des marchands et eschevios de Lyon , nu Perron , Allard, Thierry, Bernico et Thomé (secrétaire). A Lyon, dix huictiesme avril 1(507.» Mèm. de Sully , VII, 185 (Collection Petitol). — L'abbé de l'Ecluse fait dire à Sully : « Ceux de Lyon avoient .aussi un procès au Conseil contre Faydeau (1). Ils représentèrent a Sa Majesté que le refus que le Conseil faisoit de leur délivrer un arrêt qu'ils y avoient déjà obtenu , portoit un préjudice notable à leur commerce. Le Roi me les recommanda , et je fis finir leur affaire. Le bien et le mal d'une ville telle que Lyon est celui de tout le royaume. Elle m'en fit remercier par ses prévôt des marchands et échevins.... » Mèm. de Sully , t. Ul , p. 40 de l'édition de 1747, in-4.
— ÏJd mot de Sully nous rappelle ces vers de Foliaire :
Oh ! que Colbcrt était un esprit sagf ! Certain butor conseillait , par ménage , Qu'on abolit ces travaux précieux , Des Lyonnais ouvrage industrieux.
Du conseiller l'absurde prudhomic Eût tout perdu par pure économie ; Mais le ministre , utile avec éclat , Sut par le luxe enrichir notre état
Lêfensft du Mondain.
1607. — Avril 28. Lettre d'Henri IV à Sully :
« Mon amy, ceux de ma ville de Lyon m'estans venus trouver pour me supplier de vous escrire en leur faveur , pour les faire expédier du différend pendant en mon conseil entre Fedeau et eux , d'autant que cela est cause que le commerce de leur ville cesse , je vous ay bien voulu faire ce mot, pour vous dire que vous les faciès expédier le plus promptement que vous pourrez , afin qu'ils ne demeurent plus longtemps à la poursuite de celle affaire. Ils disent qu'ils ont cy-devant obtenu arrest en mon Conseil , à leur profit, et que l'on ne le veut pas délivrer, ce que je ne puis croire. C'est pourquoy vous ferés chose qui me sera fort agréable d'y mettre fin au pluslost. A Dieu, mon amy. Ce vingt-huicliesme avril. A Fontainebleau. Hexry. » p. 3 des Mèm. de Sully, t. III , p. 3 de l'édition de Paris , 1662.
1607. — Juin 7. Arrêt du Conseil , confirmé par lettres patentes du 22 de ce mois , portant que la Banque et le Commerce en gros ne dérogent point à la noblesse. Recueil de Barbier , p. 98-403. — « Par cet « èdit , les richesses et les honneurs contractent alliance, et font ou-
{i) Fid(au ou Fcydeau (Denys) , fermier général des aides.
« blicr beaucoup d'origines , » dit naïvement Jeu 31. Dagiur , de
V Hôtel-Dieu, 1,202.
1607. — Juin 14. Mort de Philibert delaGuiche , seigneur de Chaumont, chevalier de l'ordre du S. Esprit, gouverneur de Lyon , etc. (1). — Il fut remplacé par César , duc de PendCme, fils aîné d'Henri IV et de Gabrielle oVEslrêes , lequel eut pour lieutenant Charles de Neuville de Villeroy , marquis d'Mincourt* qui devint gouverneur de Lyon en 1612. Voyez ci-dessusau 21 septembre 1595 et au 30 septembre 1557.
1607. — Juin 19. Lettre du Roi au Consulat:
« De par le Roy. Treschers et bien amez, nous avons veu en voslre despesche du xiiiie que nous avons receue le xvi , le premier advis du deceds du feu sieur de li Guiche , auquel nous avons eu beaucoup de regret , pour avoir perdu en luy un fort bon ancien et fidelle serviteur. Nous louons le ressentymentaussy que vous en avez eu, lequel il a bien mérité de vous , de qui il a tousjours eu grand soing et avec beaucoup d'affection qu'il vous a portée , et est bien digne que vous en honoriez la mémoire en tout ce qui se pourra. Nous avons donné la charge qu'il avoit au sieur d'Halincourt , à présent nostre ambassadeur à Rome , auquel nous l'avions de longtemps réservée, dont nous asseurons qu'il se soaura bien et dignement acquitter , et au gré et contentement de tous'noz subjeetz et mesmement des habilans de nostre ville de Lyon ; car, oultre qu'il a toutes les qualîlez requises pour ladite charge, il a encores celles de la bonté et de la doulcewqui luy est naturelle, comme elle a peu cy-devant estre recognue de ceulxde ladite ville , desquelz il a commencé à prendre aussy congnoissance dès le vivant du sieur de Mandelot, son beau-pere. Nous ne laisserons toutefois, quand nous le rappellerons de la charge où il est pour venir en la sienne, de luy recommander particulièrement de se comporter avec vous avec toute doulceur et faveur, et luy tesmoigner le contentement que nous avons de tons voz bons comportemens. Nous avons cependant ordonné au sieur de la Baulme de prendre soing du gouvernement de ladite ville, auquel vous vous adresserez pour pourveoir à ce qu'il y pourra survenir, et observerez ce qu'il vous ordonnera pour le bien dlcelle. Donné à Fontainebleau, le xix jour de juing 1607. Signé Henry; plus bas Forget. •» A. M. — Voyez ci-après au 31 octobre 1608.
1607. — Juillet 10. Lettre de M. d'Halincourt au Consulat : « Messieurs, j'ay grandement estimé l'honneur qu'il a pieu au Roy me faire de la charge qu'avoil avec vous feu Monsieur de la Gniclie , ponr le tesmoignage qnc S. M. a voullu par là me donner de sa bienveillance et de la confiance qu'il luy plaist avoir en moy , dont je ressens luy estre très obligé.... Je me promets que vous aurez toute occasion de me continuer ceslc bonne volonté dont vous m'avez voullu assurer par voz lettres, comme je vous prie de croire que j« feray
(I) Voyez son ailii-Ic dans la Biogr. hjonn , p. 142; la Revue du Lyonnais, I. I, p. 800 , et (. XIII , p. 373. Ces indications peuvent sen ir à suppléer au silence de la Biogr. univ.
aussi celle de vous rendre par les effeclz, tant au gênera! de voslre ville, qu'à chacun de vous en particullier , toute l'affection et service que vous sçaurez altendre Hallvcoirt. A Rome , ce x de juillet 1607. » A. *M., Corresp., t. 27.
1607. — Aoùt5>. Louis Garon et Claude Armand , dit Alphonse , maîtres imprimeurs , abjurent le protestantisme entre les mains de Louis Richeomc , provincial des collèges de la Société de Jésus , en la province de Lyon. Voyez ci-après , Publications de 1608 , V Idolâtrie huguenote....
1607. — Août 7 , 8 et 9. Les écoliers du Collège de la Trinité représentent une Action en trois actes , ayant pour sujet Le Jugement universel. Voyez les Publications de cette année (Récit touchant , etc.).
1607. — Septembre 9. Mort, à Paris, de Pompone de Bellièvre , chancelier de France , né à Lyon en i;>29. — Les biographes ne s'accordent pas sur cette date ; Moréri et Pcrnetty disent le 7 ; la Biographie universelle et Dulaure (Nouvelle description des curiosités de Paris , 1. 11 , p. 12, édition de 1787), mettent le 5; le P. Anselme (VI , 521) et Tessereau (Hist . de la Chancellerie de Fronces t. I, p. 286-7) écrivent le 9. Ce dernier ajoute que le lendemain 10 septembre , Nicolas Brulart de Sillery fut fait chancelier de France. — M. de Bellièvre~tul inhumé dans l'égîise de St-Germain VAuxerrois où Messire Pierre Fenolliel (sic) prononça, le 17 du mèiu^ mois, l'oraison funèbre de l'illustre défunt (imprimée , 1608 , in-12. 6. de Lyon , 148 , 16346). — C'est par erreur que l'on a dit dans la Biographie xmiverseUe que le P. LaVemant, genévofain , a donné son Eloge funèbre. C'est en l'honneur de Pompone II de Bellièvre , premier président au parlement de Paris , que ce dernier Eloge a été prononcé à l'Hôtel-Dieu de Paris, le 17 avril 1657 (Imprimé, Paris, 1657 , in-4 , B. de Lyon , t. Xï du Recueil n. 15935). — Tallemanl des Réaux nous a conservé sur ce chancelier quelques anecdotes qui ne seront point déplacées ici :
« Pompone de Bîlliêvre fut envoyé ambassadeur en Suisse. Il faut boire en dépit qu'on en ait. On l'enivra. C'étoit dans un lieu public ; en sortant 11 saluoit les piliers. « Monsieur , ce sont des piliers , lui dit-on. » Il ne laissoit pas tousjoursde saluer, et disoit : « A tous seigneurs tous honneurs. »
« Un peu après qu'il eût élé fait garde des sceaux , quelqu'un qui ne savoil pas son logis , le demanda à un savetier. Ce savetier lui dit : r Je ne sais où c'est. » Cet homme va plus bas , on lui dit : « C'est vis-à- « vis le savetier. — Oh hé I compère , dit-il au savetier , vous ne cono noissez donc pas vos voisins. « Je ne connois point , répondit le sa- « veticr , les gens avec qui je n'ai point bu » Cet homme conta cela au gardedes sceaux, qui envoya convier le savetier à souper. Le galant dit qu'il ne manqueront pas. En effet, il prend ses habits des dimanches, et avec une bouteille de vinet un chapon tout cuit, dont il avoit rompu un pied, il va chez le garde de3 sceaux, il met son vin dans l'office et y laisse son chapja entra deu-c plats. Comme on eût servi le second :
« Oh hé l dit-il , Monsieur , je ne vois point mon chapon. » M. de Bellièvre demande, ce qu'il vouloit dire ; il le lui conte et ajoute : « En « voilà le pied que j'ai rompu de peur qu'on me le changeât. Il vau- « droit bien tout ce que vous avez là , et mon vin est aussi bon que le « vôtre : nous en usons ainsi entre nous. * On apporta la bouteille et le chapon. Le garde des sceaux ne but plus et ne mangea plus que de ce qu'avoit apporté le savetier, et ils firent la plus grande amitié du inonde. »
« Un jour , étant chancelier, qu'il tenoil un enfant sur les fonts , le curé lui demanda le nom. Il répondit avec une gravité de chef de la justice : Pompone. Le curé qui n'avoit jamais été régalé de ce nom là , le lui fit repeter. Il dit une seconde fois et aussi sérieusement : Pompone. — « Ha ! Monsieur, reprit le curé , ce n'est pas une cloche que nous baptisons , c'est un enfant. »
« C'étoit un homme d'une grande douceur. On dit qu'il ne s'est jamais mis en colère. Pour éprouver sa patience ou plutôt son flegme , on alluma derrière lui un grand feu durant les grandes chaleurs , pendant qu'il dinoit. Il ne dit autre chose sinon : « On est céans de l'avis de ceux qui disent que le feu est bon en tout temps. » Historiettes, I, 291. Voyez ci-dessus , 2 décembre 1 604 .
1607. — Septembre 18. Lettre du Roi au Consulat :
« De par le Roy. Treschers et bien amez , nous avons entendu le decedsqui est depuis n'aguieres advenu par de là du sieur Prévost des marchands de nostre ville de Lyon (1). Et parce que nous sçavons combien il importe que ceste charge ne demeure point vuide et déserte , au contraire qu'elle scit tousjours remplie de personnage de bonne qualité, et qui la puisse dignement tenir ; et cela estant maintenant encores plus nécessaire qu il n'a esté de longtemps à l'occasion de la contagion et autre mauvaise maladie dont la ville est affligée, à quoy il est grand besoing de pourvoir et veiller incessamment; ce qui despend principallement de la charge dudit prevost des marchands, nous voulons et vous mandons que combien que l'eslection de celuy qui debvoit succéder à ladite charge (à celuy qui est décédé) , ne se deust faire qu'au jour et feste de Saincl Thomas prochain , suivant l'ancienne forme , neantmoings que le temps en soit advancé pour ceste fois, et attendu la nécessité qui se présente , qu'elle se face des à présent ; et d'autant qu'il est fort important pour nostre service et le bien de ladite ville qu'il soit sur ceste occasion appelé à ladite charge ung personnage qui ayt les qualités particulières qui y sont requises , nous avons voulu nous-mesme prendre le soing de faire le choix et esleclion d'ung qui y peut estre bien propre et utille. Et ayant estimé que le sieur du Perron (2) , l'ung des trésoriers généraux de France
(1) Pierre Scarron, fils de Jean. Il fut inhumé dans l'rgliso des Cordeliers de T06eervance, où sa tombe existait encore en 1836. Voyez son article dans la Biographie lyonnaise
(2) Marc- Antoine Camus , sieur du Perron , conseiller du roi , etc., fils d'Antoine.
audicl Lyon , s'en fiôuvoit bien et dignement acquitter , pour c^slc occasion , nous voulons et vous ordonnons , sans toutefois tirer à conséquence pour i'advenir , que vous ayez , suivant la nomination que nous faisons dudit sieur du Perron, à iceluy choisir et eslire pour ladite charge, pour en commencer dès à présent l'exercice, et icelle continuer le temps ordinaire, comme si Peslection eust esté faicle audit jour de Sainct Thomas prochain. Et l'ayant dès à présent installé en ladite charge de prevost des marchans , nous avons agréable que l'eslection qui doibl aussi estre faicle au lieu de l'ung des eschevins qui est pareillement decedé , soit remise audit jour et feste de Sainct Thomas , pour estre faicle à la pluralité des voix , et par les formes ordinaires et accoustumées : vous ordonnant d'ainsy le faire, comme vous entendrez plus parlicullierement par le sieur de la Beaiilmé, eeneschal audit Lyon et y commandant pour nostre service, suivant la charge et commander menl exprés qu'il en a de nous , dont vous le croyrez et observerez soigneusement en co qu'il vous en exposera de nostre part; et n'y faietes faoitc. Donné a Paris , le xviij0 jour de septembre 1607. Signé Hknry; plus bas Forget. » A. M.
1607. — Septembre 24. Lettre de M. tfHalincourt au Consulat :
« Messieurs, estant party d'icy depuis quelques jours M\ le cardinal du Perron pour retourner en France , et devant passer par vostre ville, je me suis bien promis que voué seriez assez disposez, en la considéra lioh de son mérite et de sa qualité, de le recevoir avec tous les honneurs qui lui sont^deubz ; mais , oultre cela , encores ay-je bien voullu vous en prier , et vous asseurer du contentement que j'auray de la satisfaction que remportera de vous mondit sieur le cardinal.. .. Mgr l'archevesque d'Urbin sera avec luy, que Sa Saincleté envoyé vicclegal en Avignon . charge qui le rend beaucoup recommandable; mais estant aussi serviteur particulier du Roy, comme il est, voua devez tant plus user euvers luy de tout l'honneur et faveurs que vous pensiez convenir à ses qualilez et mérites; et puis, venant pour estre vostre voisin , vous pourrez cslablir entre vous et luy les assurances do recevoir l'un et Taultrc les mutuels offices du voisinage. Le parlement de ces messieurs a es|é bientost suivy de celui de M. Ubaldini , maistre de la chambre du Pape, que S. S. envoyé nonce pour résider auprès du Roy. Oultre les honneurs que l'on a accoustumé défaire en la réception des personnes do ces^e qualité , je vous dirai bien que celle du sieur Ubaldini en mérite de particuliers » estant neveu du feu Pape /«on1.,.*, et encores particulièrement mon amy ; ce qui me faict désirer , qu'il foilaullant chery , honnoré et estimé qu'il mérite, pour qu'il puisse s'apercevoir; par quelque démonstration particulière, delà volonté que j ay eue de iuy procurer tout contentement à son passage par vostixville. Je me promets que vous vous porterez si dignement envers les Uns èt les autres de ces Messieurs; o,uc j'auray subject avec eulx de me louer de Vous...: Vostre très affectionné et 1res asseuré amy à vous faire service, IIalincovrt. à Home , ce xxiiij septembre 1607. » A.M , Corresp., t. 27*. • -rt i. i. : ,. . i . r ; i
1607. — Celle année, fui mise , ôur la (indu mois de décemltre , la première pierre du bâtiment du Collège > avec nue inscription dont le P. Meneslrier nous a conservé lo texte dans les tables consulaires qui son t à la snile 4e son Eloge hist . de la wï/ft de Iajou .
1607. — Les Jésuite* , qui, en 1583, avaient inutilement sollicité les recteurs de V Hôtel-Dieu de souffrir que leute novices , pour se conformer aux statuts de leur ordre, vinssent visiter les malades, renouvellent leurs instances auprès des échevins. Celte demande est renvoyée aux recteurs de t'Flôtel-Dieu , qui , la prenant en considération , arrêtent que, depuis six heures jusqu'à dix heures du matin, les novices toujours accompagnés d'un père , pourront visiter les malades et leur donner des soins , sans toutefois occasionner aucune dépense à l'Hôpital ; qu'ils pourront aussi , chaque dimanche , faire des instructions et catéchiser dans l'église de l'Hôtel-Dfeu. Dagier , 1 , 200.
1607.— Guillaume de Montkolon , conseiller du roi en ses conseils d'élat et privé , est nommé* intendant «te la justice à Lyon , en remplacement oVEustache de Refuge (1). Voyez ci-dessuS , année 1551 ; janvier 1601, et ci-après, année 1617.
1607. — Anne d'Urftwfi % depuis rannullaljon de son mariage avec Diane de Chasleaumorand ayait embvassé l'élat ecclésiastique, est reçu chanoine-comle de Lj qu (voyez cirdessus au 5 janvier 1598). — Jnne d'Urfè était fils de Jacques 1er du nom., ej pe lit-fils de Claude, à qui Jean Louvcau , natif d'Orléans et recteur (curé) de Chuslilton de Dombcs , dédia sa traduction du Dialçgye fa la vie et de ta mort, , composé en Toscan , par iwioc^/ty^ Lyon , de /'imprimerie de
Robert Granjon, 1558, pot. in-8. . f »»».'*v/'
1607. — Mort de Piètre Mlarâ ; sieur de Sbrtfoft , né a Riv&de-Gier, conseiller dn roi au srège ^résid laide Lyon, etc. H 'avait été nomme échevin , l'année précédente. Eh i 575, il prononça l'ôraison doctorale, et il fut dèpU lé par le Consulat, svee Jacques Jàqucti\e^ janvier 1594, pour traiter de la TCddition de Lyon avec le colonel d'Ornano et lé président Primïtr de St-Jndi-ê , commissaires du roi. En juin 1595 , il fut nommé auditeur dé cà'hi^: En 1598 , 1! fit dâns l'église de Sainte Croix (où il avait épousé, le 15 «mï 1581, Marguerite Bàtraitton), une fondation (le trois ècus, d'or de trois livres , pour le vïû et les hosties du jour de Pâques et pour deux flambeaux de ciré blanche de trois livres pièce , avec affectation sur sa maison , rue des Trois-Màries , joignant de Sud le Jeu de paume des Quàtre-Veriis. Vo^ez les Publications de 1591 (Oràison funèbre d'Henri ///) , de 1597 (Catacrise) et de 160! (Jbbregé fidelle). — MdrccUm JUafd, auquel on doif la Gazette fran-
(t) Eupiaehe jle Refuge , mor\ en, 4,0 1 7 , est auteur d'an livre dan} oh a plusieurs éditions, et intitulé Traité de ta cyur ou instruction des çourlisansn imprime pour la première fois à Paris , 1018, petit in 8', et traduit en' latin f>ar Abraham Sîareon' et et Joachim Pastorius Voyez le Itayl* de M. Beuehol , 480-: Uarwer t Anonymes , nw 1237 , 17978 , 19816 et 20ÔM ; Brunkt , Manuel , art. Du lief.tg* , , .c.
çnisc , Paris, 1C05 , petit in-8°Y et un Ballet en tangage foresien , sans lieu ni date , môme formai , était probablement parent de Pierre Al-
lard. Voyez le Manuel de M. Brunét , f, 69.
1607. — Les bouchers avaient loué des boutiques dans la boucherie de la Fleur de lis , que venaient de faire construire les recteurs de VHôtel-Dieu , au prix de huit raille écus ; mais la viande s'y corrompait à cause de l'humidité du lieu , et ne pouvait plus se rendre. Les recteurs , après en avoir conféré avec le Consulat , consentent à la résiliation des baux passés aux bouchers qui s'établissent à Sl-Paul. Da«