‹ Notes et fragments d'histoireChapitre 6 sur 11 · AIT OUI DK MICHELET · texte numérisé non relu

AIT OUI DK MICHELET

De Léon X à Jules III incliisivetnetit annôcs 1518 à 1555.

Ce carton cuiitiontdeux fortes liasses, l'une de 634 pièces, l'autre de 75-4.

Exclusivement politique dans .sa première partie, il devient proprement ecclésiastique et relifjieux dans la seconde, à mesure que la Réforme commence à éclater, surtout en France, dans toutes ses conséquences.

Si les affaires relijfieuses apparaissent dans la première partie, c'est d'une manière toute secondaire et subordonnée à l'intérêt politique. Le pape, par exemple, ordonne certains adoucissements de riiKiuisition d'Espagne à la prière du jeune Cliarles-Quint, qui a besoin de se populariser pour arriver à l'Empire. Il lui envoie comme agent du Saint-8iè{;e un personnage connu par ses contes libertins, le célèbre Balthazar Castiglione, que Rapbaël a illustré plus que riiistoire du temps (Voy. Musée du Louvre). L'époque inconnue jusqu'ici, si je ne me trompe, de l'ambassade de Baltbazar Castiglione se trouve indiquée, au moins d'une manière approximative, par le conseil que le savant Ribaccius donne au dataire de Clément VII de lui faire cboisir pour envoyé pontifical un personnage si propre à amuser et à séduire le jeune prince (lettre du :20 novembre 1524).

On trouve, à la même année, deux lettres très tendres du pape à Erasme, où il lui envoie des présents, lui promet des di{;nités, et encourage le sceptique à écrire contre Lutlier.

L'année 1525 est remarquable par l'effroi visible c|u'iiispire à Clément Vil la victoire de Cliarles-Quint à Pavi«'. Il envoie sur-le-cbamp un agent en Angletene pour (rni-

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ter dii la paix ^ ou pour former une Liyne contre les Turcs, et recommande cet ajjent, pour avoir le passa{;e libre, au jfénéral de Charles-Quint, contre lequel il travaille (3 mars 1525).

Il fait faire on même temps une consultation par u»i théologien juriste, qui décide que, le royaume de Naples étant un fief du Saint-Siège, les liarons de ce royaume peuvent sans scrupule prendre les armes pour l'Eglise contre Charles-Quint.

Un nombre considérable d'actes de cette époque (1525- 1526) sont véritablement tragiques, comme symptômes effrayants de l'approche des Turcs et du péril du roi de Hongrie, qui prie et supplie le pape d'imposer la paix aux princes chrétiens pour qu'ils arment contre Soliman. J^e pape n'y réussit pas, et le roi de Hongrie périt à Mohacz.

La terrible année 1527 (celle de la prise de Rome) laisse fort peu de place dans les actes; à peine un acte ou deux (mesures des cardinaux pour délivrer le pape). Ainsi les moments éminemment graves où l'on désirerait le plus que l'histoire parlât, sont ceux de ses plus grands silences.

La triste et honteuse épocjue qui suit, de 1527 à J550, ne témoigne dans les actes (comme dans l'histoire) que du népotisme des papes. La papauté, brisée, aussi bien que l'Italie, semble uniquement occupée d'intérêts privés. Clément VII obtient de Charles-Quint la confirmation impériale de la tyrannie d'Alexandre de Médicis, son neveu (actes de 1530, 1531, 1537). Paul III, pour établir son fils l'arnèse à Parme, \ a jusqu'à solliciter une croisade en Espagne, au secours^ dit-il, de l'Eylise de Saint-Pierre de Rome (1544).

Le milieu du siéde commence une ère absolument nouvelle, où les actes d'intérêt religieux deviennent plus nombreux. Tout y fait sentir la fermentation des esprits. Charles-Quint, qui, au commencement de son règne, sollicitait des adoucissements pour [inquisition (d'Espagne),

demando maintenant qu'elle sévisse à Milan et qu'elle soit étal)lie à iNaples (actes de 1553). Jules III crée un {fi-and in(]uisiteuf ambulant, qui doit parcourir tous les Etats, excepté l'Espajjne, dont rincjuisition sans doute ne laissait rien à désirer (actes du 12 janvier 1555).

D'autres actes, moins liés entre eux (jue les précédents, ne laissent pas d'avoir quelijue intérêt :

En 1539 et 1540, une bulle de Paul III institue une confrérie du Sacré corps de Jésus. Serait-ce le premier nom des Jésuites? ils commencent en effet à cette époque.

En 1551, instruction au nonce d'Allemaj^ne. On y voit que le clergé allemand, pour éluder les accusations des protestants, avait presque entièrement supprimé la confession.

1552. Le cardinal Jean du Bellav (le célèbre protecteur de Rabelais) s'excuse au pape d'avoir proposé pour l'archevêché de Bordeaux Jean de Montluc, un libre-penseur du temps.

1553. Deux pièces relatives aux Académies italiennes. Dans l'une, on engajje une académie à ne pas suivre la maxime vénitienne : Ne parlez jamais de religion. Dans l'autre pièce, on accuse d'hérésie l'académie de Capo d'Istria et la vicomtesse de Guastalla. Fait curieux à ajouter à l'histoire de Maccrée (Réforme en Itali'), où l'on voit que la marquise de Pescaire et d'autres dames illustres furent les premières inspiratrices de l'esprit nouveau.

1550. Le czar Iwan (Ivvan le Terrible), écrasé entre les Polonais, les Suédois et les Tartares, implore le pape pour qu'il arrête les armes invincibles du roi de Polo{;ne, Etienne Bathori, et lui fait espérer qtt'il se fera cathoU(jiie. Le pape lui répond favorablement. Il né{;ocie avec la Polo{fne. On sait qu'il y envoya les jésuites et qu'ils y commencèrent la persécution des sujets {;recs de là Polo(fne. Les Cosaques persécutés se donnèrent aux Russes, et ce fut en quelque sorte le premier démembrement du grand royaume polonais.

Pie V, Grégoire XIII, Sixte-Quint, etc. de 1566 à 1591.

Ce carton contient deux liasses, Tune de 629 pièces, l'autre de 543.

Il correspond à l'époque la plus violente des ffuerres de reiifjion et renferme spécialement le pontificat des deux papes les plus importants de l'époque : Pie V, le moine et le saint; Sixte-Quint, le politique.

Cette époque, très riche en néjjociations, est très pauvre, relativement, en actes. On s'étonne de n'en trouver aucun qui se rapporte au grand fait du temps, à la Saint-Bartliélemi, préparée sous Pie V (qui envoya tout exprèis ses troupes en France), et louée, exaltée par son successeur Gré(joire XIII, selon le témoij^nage de ses panéfjyristes.

Les actes de Pie V (le pape inquisiteur et dominicain) présentent en première lifrne son abolition de tous les bréviaires de la chrétienté ; un seul suffit, celui de Rome. Cet effort sinfjulier pour rendre la prière partout uniforme avait été noté par les historiens, mais non constaté par les actes, si je ne me trompe (bulle de 1568).

Ce qui étonne dans les actes de Pie V, c'est de l'y trouver d'un caractère moins monastique qu'il ne Test dans les historiens. Chose sin;fulière, inattendue dans un dominicain (comme l'est Pie V), il défend toute discussion sur le sujet qui avait le plus occupé les dominicains : la Conception de la Vieqje (1568-1570). 11 supprime et fait disparaître les restes du très ancien ordre des Humiliati (les ouvriers-moines de la Lombardie), 1570. Chose plus inattendue encore et plus contraire à l'histoire convenue. Pie V se montre favorable ù la juridiction des évoques et leur soumet les moines (1571) ; il soustrait même aux

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moines iniiieiirs la dircctiDii de ccituins couvents do femmes [)t)Ui' l'attribuer à Icui- évè(|ue (1568). Les moines ne peuvent <"ont'essei' (|u avec rautoiisalion de l'évêque du lieu (1571).

Ainsi, dans Icî péril de l'Ejflise loniaine, les papes s(î montHMit, pour un moment, disposés;» sacrifier aux évêijues les relijjieux (ju ils ontlavorisés exclusivement depuis 1200 (dans les dominicains et franciscains), et qu'ils vont de nouveau favoriser (dans les jésuites).

Pie V, tout saint qu'il est, accorde quelque chose au népotisme (fait absolument inconnu); il fait don de plusieurs maisons de Home à son cousin Paul Ghileri (1567).

Pie V, au commencement de son pontificat, parait occupé fortement de la crainte qu'on ti'aliène les biens ecclc'siastùjues (1566). C'était en effet l'époque où cette yrande question s'ajjitait fortement en France, surtout depuis le ministère du chancelier l/llôpital; en Espa^jne, les rois, sous divers prétextes, percevaient, au moins pour une part considérable, les revenus de l'Eylise. Pie V, pour ménager ces biens, défend que nul ecclésiastique ne reçoive les ordres, s'il n'a de cpioi vixire (1568). S'il se relâche de cette sévérité, c'est en faveur de la guerre sainte, et avec la plus grande peine. Il ne permet au roi de France d'aliéner les biens ecclésiastiques que jusqu'à la concurrence d'une somme minime (150.000 francs), spécialement affectée à la guerre des hérétiques (1568); il aime mieux envoyer ses propres troupes au secours du roi. Il encourage par des indulgences tous ceux qui sont au service du roi d'Espagne dans la même guerre (1569).

Huit pièces fort importantes sont relatives à l'Angleterre (1566, 1569, 1571, 1572, 1575, 1585, 1586). Elles donnent la liste des lords favorables, indifférents ou hostiles à la cause catholi(|ue. Elles établissent parfaitement la culpabilité du duc de Norfolk par ses relations avec la cour de Rome. Elles explic|uent le divorce de Marie Stuart

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et de Botliwell. Elles iiicliqueiit, dès 1572, 1 expédition de rinvincibic Artnada, exécutée si lonjjternps après ; un nonce du pape près des rois d'Espaj;ne et de Portugal, Philippe II et D. Sébastien, explique comment «-ette expédition <'ontre l'Angleterre pourrait se réaliser.

Six pièces sont relatives à l'histoire de Pologne et du Nord (1569-1573). l'allés semblent devoir v jeter un jour très nouveau, surtout la grande notice en italien sur la réunion de la Lithuanie à la Polojjne.

Les pièces relatives aux missions, à la réunion des États sohismatiques ou payens, sont moins importantes, et cependant curieuses par les exagérations incroyables des premiers missionnaires d'Orient. Ceux du Japon annoncent qu'ils prêchent la foi dans trente royaumes et ailleuriy dans soixante-six royaumes, qu'ils y ont fondé deux cents églises, etc. (1575, 1579, 1583). Ils exagèrent ce monde nouveau, pour consoler le pape d'avoir perdu la moitié de l'Europe.

Les religieuses, fort multipliées alors, sont l'objet spécial de plusieurs actes pontificaux. Grégoire XllI exige que tous les ecclésiastiques, séculiers et réguliers, tiennent, sur leurs revenus ou leurs aumônes, une somme à la disposition du Saint-Siège qui l'appliquera à l'entretien des pauvres religieuses (1572). Sixte-Ouint, à son exaltation, donne 6.000 écus pour marier les filles pauvres (1585). Il défend aux femmes d'entrer dans les couvents de moines (1586). Déjà, en 1585, Gréjjoire XIll a eu soin de faire fermer dans les couvents de femmes les croisées qui donnaient sur les églises.

Sixte-Quint défend la nécromancie et l'astrolojfie judiciaire (1586). Il défend qu'aucun nouveau prélat n'entre en fonctions sans être venu à Home exposer l'état de son diocèse (1585). Il fait faire l'inventaire des sommes déposées au château de Saint-Ange de 1556 à 1585.

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De Sixte-Quint à Bennît XIV 1584 à 1740.

Ce carton contient deux liasses, Tune de 449 pièces, l'autre de 563.

Ouoiqu il ombrasse l'espace immense de plus d'un siècle et demi, il est bien moins intéressant que le précèdent. On s'étonne de plus en plus du nom d'arcbives secrètes que porte cette collection. Il n'y a ici certainement aucun mystère dans les actes. L'intérêt probablement se irtrouvera dans les né{îOciations dont nous allons bientôt examiner les pièces. On cbercberait ici inutilement la trace du travail patient par lequel la papauté se releva à /a fin fin seizième siècle, jusqu'à humilier Henri IV et lui faire abjurer le prolestantismo, et se releva encore an commencement du dix-hnitième où Louis XIV abattu abjura le {gallicanisme.

Tout le siècle peut se diviser en trois périodes.

Première période.

Les deux actes les plus importants dont les notices fassent mention sont la lettre par laquelle Henri IV se soumet au pape (29 août 1593); le pape ordonna que l'ori- (jinal de cette lettre fût enfermé au château Saint-Anjfe dan'i la cassette à drnx clefs. L'autre pièce, non moins chère à l'orfjueil du pape, admirablement écrite sur le plus beau parchemin, dorée sur tranche, enfermée dans une boite d'arjjent, etc., est le procès-verbal de l'abjnratioit dn roi de France et de la flajjellation qu'il reçut sur les épaules de son représentant, le cardinal d'Ossat (1595).

Ce qui n'est jfuère moins humiliant, c'est la faiblesse de Louis Xni qui empêche le Parlement de poursuivre la doctrine du jésuite Suarès en faveur du ré{;icide (1614- 1615). Il y a huit pièces sur cette affaire c|ue le parlement

çt les états {généraux prenaient fort à cœur. Le pape au contraire, n'hésite pas à condamner l'important recueil des libertés de [Eglise yallicane, qu'on pouvait appeler le code du clerjjé de l^^-ance (1639).

Ce qui fait la force du pape dans cette première moitié du dix-septième siècle, c'est le succès de la grande intrigue qui n'a pas peu contribué à amener la guerre de Trente ans, spécialement la création d'un système d'éducation tout nouveau, la fondation d'un nombre infini de couvents de femmes, etc. Trois actes sont relatifs à ces couvents; l'un supprime les jésuitesses^ du moins les couvents de jésuitesses, car on sait que les jésuites de robe courte eurent toujours des agréjjés du sexe féminin.

Sept actes relatifs à la guerre de Trente ans, mais peu curieux. Les trois derniers sont des protestations contre la paix de Westphalie, qui terminait le siècle des guerres de religion et donnait une existence légale aux protestants (1648).

Deuxième période.

L' affaiblissement de la papauté au milieu du siècle se marque de deux manière :

1" Les pontifes semblent dominés Tpav des préoccupations très personnelles. Urbain VIII lance une bulle contre les astrologues qui se mêlent de faire des prédictions sur la durée de la vie du pape (1631). Innocent X et ses successeurs font diverses constitutions et sur le trésor du château Saint-Ange et sur les contributions qu'ils lèvent par*out sur le clergé (1644, 1660, 1673).

2' Les pontifes subissent des humiliations graves, en Italie, à Rome, à Avignon. En 1643, Louis XIV (ou plutôt Mazarin) se porte pour arbitre de l'Italie dans une (juerelle du pape et du duc de Parme. En 1661, il (vxijfe pour son ambassadeur une réparation éclatante (et, soit dit en passant, fort injuste; toutefois ce droit avait couvert Campanella et plus d'un libre-penseur), force le pape de

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hàtir une pyramide (!n inéinoiiwî de son liuinillation, etc. I)eu\ actes de i68S sont relatifs à l'occupation d'Avi{jnon par les troupes françaises.

Troisième période.

iVlais cet abaisseiiKuit du [)ape ne [)eut dui-er dans un temps où la France a besoin de lui doublement, d une part avant pris le rôle de puissance catholicjue, anti-protestante, contre rAn{;leterre et la Hollande, d'autre part se |K>rtant héritière d(> la monarchie espagnole. Un acte fait sentir à merveille la dépendance où le roi de France va se trouver à l'éf^ard du pape et la nécessité où se trouve Louis XIV d'abandonner les résistances {gallicanes; c'est le l)illet espajfnol écrit au pape par Charles II qui le prend pour confident de ses dernières intentions (14 juin 1700). (^n sent cjue le pape a la succession d^ Espayne entre tes mains.

Telles sont les pièces d'intérêt {général. Les suivantes sont curieuses :

Quatre pièces relatives à la conversion de la reine Christine et à son entrée à Rome (1(555).

(juatre pièces relatives à la police de Rome. Elles font connaître plusieurs traits des mœurs de cette ville au dixseptième siècle. L'une indique l'ascendant qu'y prenaient les juifs; elle leur défend d'aller en carrosse et leur ordonne de porter un siyne de couleur jaune (1671). Une autre est un monitoire du {gouverneur de Rome contre un j;rand sei{;neur espagnol, César d'Avalos, qui, soupçonnant un de ses domesti(|ues d'avoir voulu l'assassiner, s'était fait justice lui-même et l'avait horriblement torturé (1702).

Onze pièces se rapportent à l'histoire de Polofyne et de Russie (l69i-5-6-7). La dernière est une recommandation que leczar Pierre le Grand donne à un sénateur russe qui vova^jeait en Italie (1696); il vovajjeait sans doute pour les intérêts de son maître.

Six pièces enfin sont relatives aux missions d'Orient. La

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première, fort importante, est une bulle de Paul V, qui veut (conformément au vœu émis pour la première fois vers 1300 par Raimond Lulle) (juc (/ans toutes les maisons relifjieuses, on apprenne r hébreu, le ;/rec, f arabe et le latin.

Mélanges des quatre derniers siècles jusqu'à 1810.

Ce carton, dernier de la première série des Archives pontificales, contient deux liasses, l'une de 239 pièces, l'autre de 386.

La moitié de la première contient la fin des pièces datées (IT^l à 1781). Toutes celles qui suivent dans la première liasse et dans la seconde n'ont point de dates. Presque toutes cependant, par la nature de leur objet, par leur forme ou autres circonstances relatées dans les extraits, sont susceptibles de recevoir des dates vraisemblables, au moins approximatives, comme nous allons essayer d'en donner aux pièces importantes ou curieuses qui nous ont fourni les observations ci-après.

Celles qui méritent d'être placées en tête de toutes, c'est la rétractation d'un pape ("chose rare) et celle dnn roi. Silvius TEneas Piccolomini, l'orateur du concile de Bâle contre les papes, devenu pape lui-même sous le nom de Pie II (1458), rétracte tout ce qu'il a avancé à cette époque.

Louis XIV, dans une lettre écrite de sa propre main (1691), annonce au pape Innocent XII <ju il a donné les ordres nécessaires afin ijite les choses contenues daiis son édit du 2 mars 1682 touchant la déclaration du clergé de Fraticc ne soient pas observées. Il craignait que le pape ne se joijjnît à la li(;ue européenne et ultérieurement n'influât sur la succession d'Espa{;iie dont on prévoyait l'ouverture plus ou moins éloi{fnée.

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