F. DE FALLOUX
p. -S. Veuillez me pardonner l'écriture étrangère; mes yeux sont, depuis nombre d'années, hors de service.
Monseigneur Dupanloup\ évêque d'Orléans, à J.-J. Weiss.
23 janvier 1873.
Monsieur, Je suis heureux que les idées défendues dans mon discours'^ sur le Conseil supérieur' aient pour elles l'assentiment d'un esprit aussi juste et éclairé que le
1. Dupanloup (Foliv-Aiiloine-I'liilippei, né le 3 janvier 180:2, à Saint-Félix, en Savoie, mort en 1878. Kvêque d'Orléans en 1849. Membre de rAtadémie française en 1854. Auteur du traité de l'Éducation. Avait commencé ses études à Sa in te -Barbe. M. de Lanneau écrit à ce sujet à Weiss en date du 18 juillet 18G4 : oc C'est mon père qui, en 18U2, a créé jjrès de Sainte-Barbe la première école gratuite pour cent enfants du quartier latin ; tous les trois mois il faisait passer l'examen à ces enfants et ramenait boursiers et pensionnaires tous ceux qui étaient intelligents; de ce nombre est Monseigneur Dupanloup, il le dit publiquement, mais il n'a pas fini ses études à Sainte- Barbe.
Cette école a été fermée eu 1816; l'Université jalouse voulut faire payer la rétribution universitaire de 45 francs par enfant à mon père. »
2. Discours prononcé par monseigneur Dupanloup à l'Assemblée nationale en réponse à M. de Pressensé, dans la discussion sur le Conseil supérieur de l'Instruction publique. M. de Pressensé avait demajidé à exclure de ce Conseil les membres du Clergé.