‹ Notes et impressions, choix de lettres; préf. par le prince Georges StirbeyChapitre 44 sur 56 · De rinstruction publique · texte numérisé non relu

De rinstruction publique

vôtre. Elles touclienl en eOet, aiusi que vous l'avez bien compris, à la question plus générale des rapports de l'Église et de l'école, de la religion et de l'éducation. La séparation que l'on prêche Ijruyamment aujourd'hui peut séduire ceux qui ne regardent guère qu'à la surface des choses; mais les esprits libres de préjugés et véritablement étendus aperçoivent sans peine l'injustice et le danger de ce faux libéralisme. Au lieu de diviser les forces vives de la société, parmi lesquelles, quoi qu'on fasse, la religion comptera toujours, il serait bien plus urgent de les réunir.

C'est toujours avec une très grande joie, monsieur, que je me rencontrerai avec un écrivain aussi distingué que vous dans la défense des vraies causes sociales el françaises.

Veuillez agréer l'hommage de ma haut*^ considération.

ÉVÈQUE d'oRLÉANS.

Monseigneur tEvéque Dupanloup à J.-J. Weiss.

Domêne (Isère), 20 juillet 1873.

Bien cher monsieur.

Les éli'ves de mon petit séminaire d'Orléans doivent représenter une tragédie grecque, Œdipe à

Colonne, le dimanche 27 juillet, à 1 heures du soir.

Vous avez été toujours si bon pour moi, que vous ne me trouvererez pas trop indiscret, j'espère, si je viens vous prier d'honorer de votre présence celte solennité littéraire.

Vous voudrez bien en même temps agréer à l'Évêclié d'Orléans mon humble et reconnaissante hospitalité.

Plus tôt vous nous arriveriez, et plus vous nous resteriez mieux ce serait ; vous nous feriez l'honneur de dîner avec nous avant la représentation.

La Compagnie d'Orléans, qui n'est pas de fer pour nos fêtes classiques, sera heureuse de vousofTrir, par mon entremise, un billet de circulation pour l'aller et le retour.

Laissez-moi espérer que vous ne me refuserez pas ce témoignage de votre bienveillance, et que vous accorderez à mes enfants ce noble encouragement pour des études qui vous sont si chères et que vous avez tant illustrées.

Veuillez agréer, bien cher monsieur, tous mes bien dévoués et respectueux hommages.

KVÊQUE d'orLÉANS.

Momieur de Four ton ^ à J.-J. Weiss.

Paris, le 19 juillet 1874.

Cher monsieur Weiss, Je vous remercie de votre aimable visite, et du mot affectueux que vous m'avez fait l'honneur de me laisser. Il n'y a personne dont j'apprécie l'estime pi us que la vôtre; c'est vous dire combien je suis heureux des sentiments que vous m'exprimez. Je quitte le pouvoir, parce qu'il m'est impossible d'admettre que le septennat soit compatible avec la forme républicaine définitivement adoptée, et parce qu'il m'est également impossible de traiter de la même manière que le radicalisme une certaine fraction du parti conservateur. J'entends autrement que certains de mes collègues la politique conservatrice; je veux l'union de toutes les forces conservatrices contre

1 . M. de Fourtou (Marie-François-Bardy; ; né à Ribérac en 1836, mort en 1897, avocat et maire de Ribérac sous l'Kmpire. Député en 1871. .Ministre des Travaux publics sous la présid.'nce de Thiers en 1872.Gèreen 1873 les trois ministères del'Instnition publique des Cultes et des Be mx-Arts. En 1874, ministre de l'intérieur, sous le ministère de Broglie. Réélu député en 1880 et 1885.

l'invasion du fléau radical, et, comme je ne suis pas libre de pratiquer rigoureusement cette politique, je dégage ma responsabilité des aveuglements et des compromissions que j'entrevois.

11 m'est douloureux de n'être plus à la tète du bon combat; mais il est honorablement impossible de lutter autrement qu'on ne croit légitime de le faire.

Recevez, cher monsieur Weiss, l'assurance affectueuse de mes sentiments de toute particulière considération.

Monsieur le comte de Fallouxà J.-J. Weias,

Bourg d'Yré, le 16 novembre 1874.

Qui donne vite donne deux fois, et, quand le don est toute une fortune, quelle ne doit pas être la reconnaissance! C'est votre cas et le mien... Aussi, ne puis-je assez'vous exprimer combien je demeure touché de votre bonté. Ce dernier mot ne s'appli {ue pas seulement à votre si aimable procédé, mais à l'attrait sincère que l'on sent, d'un bout à l'autre de votre article, pour ce qu'il y avait de meilleur en M. Cochin^ Vous avez été le premier à parler de lui

1. Pierre-Suzanne-Augustin Cochin, maire de Paris en 1853. Membre de l'Institut, mort le 15 mars 1872.

en dehors du cercle de ses amis, et, grâce à vous, cette première épreuve est une bien encourageante et bien douce consolation. J'ai désormais envers vous, Monsieur, une dette exigible à toute heure que vous jugerez convenable, et je suis impatient de m'en acquitter sans vouloir cesser pour cela de rester à tout jamais votre très dévoué et très reconnaissant obligé.

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