SIGNES DES ATTENTATS
PUDEUK
estime caractéristique, sorte d’infundibulum formé lentement aux dépens du canal vulvaire et déterminé par la répétition fréquente des mêmes actes.
J’ai observé 21 cas de déformation périnéo-vulvaire nettement accusée.
Cette disposition infundibuliforme doit être examinée de près, et il convient de n’en pas exagérer la valeur.
D’abord mes constatations sont toutes contraires à l’assertion de Tardieu, que le périnée n’entre pas dans la formation de cet infundibulum. J’ai toujours trouvé la fourchette effacée, le périnée déprimé et contribuant à l’entonnoir vulvaire ; parfois l’orifice anal se rapprochait de la vulve, au point de lui être contigu.
Je ne saurais trop dire combien, lors de mes premières observations médico-légales, j’ai été frappé de la contradiction des faits avec l’enseignement de Tardieu, portant que chez les petites filles la vulve est entr’ouverte à la partie supérieure et fermée à la partie inférieure. J’ai souvent remarqué le contraire; c’était, il est vrai, la plupart du temps, sur des enfants pauvres, mal nourries, débilitées, partant maigres et peu riches en tissu adipeux. Mais, imbu des idées de ce maître, dont les leçons orales étaient pleines de charme, dont les publications étaient notre code à une certaine époque, je m’étonnais de rencontrer cet écartement inférieur des lèvres, cette
VIOLS ET attentats A LA PUOEÜR
dépression du périnée, alors que la muqueuse vulvaire était saine et l’hymen intact.
La science est fixée aujourd’hui sur ce point; cette déformation périnéo-arale se rencontre chez des enfants qui n’ont pas été victimes de tentatives de rapprochements sexuels. Le professeur Brouardel* . a donné l’explication anatomique de cette anomalie.
Donc, sans nier que cette déformation puisse être parfois l’indice de frottements fréquemment répétés avec le pénis, le fait du coït périnéal, adopté par beaucoup de violateurs, on doit la considérer, le plus souvent, comme le résultat d’une conformation anatomique naturelle. En tous cas, cette disposition infundibuliforme de la vulve commande des conclusions réservées (Obs. XIV, XV, XIX, XXI).
Inflammation de la vulve. — Les vulvites et vulvo-vaginites que l’on rencontre fréquemment chez les enfants sont d’une distinction bien difficile ; l’expert ne saurait se prononcer avec trop de circonspection sur la cause de l’écoulement et sur sa nature.
Nul doute que des violences exercées sur les organes sexuels d’une petite fille ne soient capables
‘ Brouardel, Commentaires de la traduction française des Nouveaux éléments de médecine légale d’HoFsiANN, i88i, p. 666.