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SIGNES DES ATTENTATS

PUDEUR

rien des gonocoques ordinaires. Ils en concluent que le pus des vulvites ne permet pas actuellement de reconnaître si celles-ci sont ou non de nature blennorrhagique ; et la Société de médecine légale, qui recevait leur communication, a accepté leurs prudentes conclusions ainsi formulées : « Nous pouvons donc dire qu’actuellement la question du gonocoque est loin d’être résolue avec cette certitude complète qu’exigent les applications médico-légales. Nous pensons que, dans aucun cas, l’expert n’est autorisé à affirmer la nature blennorrhagique d’une vulvile en se basant sur l’examen bactériologique même le plus complet. »

M. Comby', devant la Société médicale des Hôpitaux de Paris, a déclaré que la présence du gonocoque dans le pus des leucorrhées ne prouvait rien, que, s’il a été constaté dans les écoulements blennorrhagiques, il a été trouvé également dans le liquide normal du vagin et de l’urèthre et qu’on ne pouvait assimiler complètement la vulvite à la blennorrhagie.

M. Carry^ a fait voir les nombreuses erreurs de diagnostic quand il s’agit d’établir la nature blennorrhagique ou non des écoulements venant de l’urèthre, des follicules péri uréthraux, des glandes de Bartholin

‘ J. Comby, Etude sur, la vuloo-oaginite des petites Jilles (Ann. d’hyg. et de méd. lég., 3e série, 1892, t. XXVII, p. 66).

® Carry, Le gonococcas de Neisser au service sanitaire de Lgon (Lyon medical, janvier 1894).

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OU du col utérin; sur 278 écoulements suspects, le gonocoque spécifique a été rencontré 94 fois.

M. Coutagne *, avec la plupart des auteurs qui ont étudié le gonocoque au point de vue médico-légal, prétend qu’on ne peut trouver ce microbe sur les linges desséchés.

M. Verchère^, comme résumé d’un aperçu historique sur la blennorrhagie de la femme, conclut « qu’il est infiniment probable, sinon absolument certain, que la blennorrhagie est causée par un microbe particulier ; que cet organisme se rencontre toujours dans la blennorrhagie virulente, mais que la preuve de la production de cette maladie avec des cultures de gonococcus n’est pas donnée encore d’une façon absolue ».

Ces divers travaux, aux conclusions divergentes, imposent au médecin légiste une sérieuse réserve.

Sans doute il est probable que la blennorrhagie vraie est une, qu’elle est constituée par un microorganisme spécial, que la blennorrhagie seule peut donner la blennorrhagie et que, selon l’expression de Gosselin, « l’on ne gagne jamais la chaudepisse,

‘ CouTAGNE, Soc. dcs SC . méd. de Lyon, in Lyon méd., 1888, t. LIX.

* F. Verchèhe, La Blennorrhagie chez la femme. 1894, t. I, p. 17.

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