‹ Notes et petits traites contenant elements de statistique et opuscules divers faisant suite aux traites d'economie politique et de financesChapitre 19 sur 205 · CHIFFRES, MOVEKS DE LES RECUEILLIR · texte numérisé non relu

CHIFFRES, MOVEKS DE LES RECUEILLIR

montrent la puissance des efforts individuels, et sont des œuvres égales et quelquefois supérieures aiu œuvres officielles.

Les sociétés libres de statistique peuvent aussi contribuer efficacement au progrès des études et à la production des travaux statistiques. Mais, pour atteindre ce but, elles doivent avoir le caractère sérieux et sévère d’associations vraiment scientifiques : telle est en première ligne la Société statistique de Londres, fondée en 1854, qui a groupé dans son sein les hommes de la Grande-Bretagne du premier mérite, et qui a publié dans son journal des mémoires extrêmement remarquables, faisant de ce recueil une des sources les plus riches pour le statisticien et l’économiste. La Société de Londres a donné naissance à plusieurs autres sociétés, parmi lesquelles nous citerons celle de Dublin, présidée par M. W'hately, archevêque de Dublin et savant économiste, tes sociétés de Liverpool, de Manchester, de Glasgow.

11 y a aussi des sociétés de statistique aux États-Unis : à New-York, à Boston et dans d’autres villes.

11 y en a sur le continent à Brême, Hambourg, Francfort. — Nous venons de dire que la commission centrale de Belgique a en partie le caractère de société non officielle.

Les essais de sociétés libres de statistique ont été moins heureux en France ; mais on peut dire que dans ce pays une section de l’Académie des sciences et une section de l’Académie des sciences morales et politiques remplissent, à quelques égards,

M. MooGregor, sur les tarifs des difréronls pays;— par M. Porter, snr plusieurs sujets (Progress of the nation)\ — parût. Remacle, sur les enfants trouvés; — parM. de Wattcville, sur les enfants trouvés, les monts-de-piété, les établissements (le bienfaisance; — par M. Leplay, sur les ouvriers européens; — par M. Dupectiaux, sui' les budgets économit|ues des classes ouvrières; — par M. Newmarch, sur les effets de commerce circulant en Angleterre, sur l’or et l’argent; — L’Émigration européenne, par M. Legoyl; — La savante Instoire des prix de M. Tooke, continuée ayee la colloboration de M. Newmareb, etc., etc. Je cite de mémoire et je fais un grand nombre d’oublis. — Les rapports des jurys au sujet des diverses expositions locales ou nationales et surtout ceux auxquels ont donné lieu les expositions internationales do 18oi à Londres, 1855 à Paris, 186‘2 à Londres

le même rôle que la Société statistique de Londres, et que les bulletins de ces académies et le Jout'nal des Économistes renferment de temps à autre des travaux statistiques de premier ordre. — En 1860, M. Legeyt^chef de la statistique générale de la France et successeur de M. Moreau de Jonnés, dans ce poste, a été le promoteur d’une société qui a pris le nom de- Société statistique de Paris, qui compte parmi ses membres plusieurs hommes éminents, et qui. publie un Bulletin^ Nous avons mentionné (page 72) les essais des sociétés départementales semi-libres, semi-officielles, dues aussi à l’initiative de M. Legoyt. 11 existe depuis longtemps à Marseville une société de statistique, qui, par ses concours, a provoqué quelques utiles publications. Dans quelques villes les sociétés scientifiques, agricoles, etc., ont ajouté le mot statistique dans leur nom et leur programme.

En France et dans les autres pays, il y aurait un grand parti à tirer par la statistique de toutes les sociétés savantes, d’agriculture, belles-lettres, arts, etc., qui sont constituées dans les différents centres et groupent les hommes studieux, de toutes les associations, de toutes les grandes compagnies. C’est ainsi que le gouvernement anglais demande à la société d’agriculture d’Écosse la statistique agricole de ce payS. C’est ainsi que la société industrielle de Mulhouse, la Financial reform association de Liverpool, etc., la société pour l’abolition de l’esclavage, les compagnies des chemins de fer, celles d'assurances, etc., et de simples maisons de commerce, dont leurs circulaires annuelles ont recueilli et publié d’intéressants documents.

* Il existe à Paris depuis plus de trente ans et sous le nom de Société française de statistique universelle, une société fondée par feu M . César Moreau de Marseille qui publie un Hullelin, mais qui est resté un annexe sans gi'ande notoriété, d'une société d’arts et métiers fondée par le môme, vers 1835.

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