TOTAL
États-Unis . t
Mexique
Nouvelle-Grenade ......
Pérou-Bolivie
Brésil
Chili
Autres pays.
Europe sans la Russie. . .
Russie
Afrique, lies delà Sonde. .
Totaux généraux . .
En tout 43 milliards et demi.
M. de Ilumboldt calculait que le produit des mines du nouveau monde s’élevait au commencement du siècle à la somme de 30 milliards.
A ces 43 milliards et demi, total de la production des métaux précieux depuis la découverte de l’Amérique, il faut ajouter environ 6 milliards et demi pour la production en neuf ans (1 848-1 856)^ dont 2 milliards 70 millions d’argent et le reste en or, provenant en grande partie de la Californie et de l’Australie; — ce qui porte la production générale des métaux précieux à la fin de 1856, et depuis la découverte de l’Amérique, à 50 milliards.
Nous trouvons dans Y Histoire des Prix, de 1848 à 1856, par MM. Tooke et Newmarch (Londres, 1857, 2 vol. in-8®), quc'la production aurifère, dont la majeure partie est entrée dans la circulation européenne, s’est élevée dans le monde entier :
En 1849 à 15.5,500,000 fr., soit un accroissement de 1,0 0/0
ce qui fait, pour les huit années réunies, une augmentation de 4 milliards 342,750,000 francs, dont plus de la moitié
VALEUR, VONKAIE, MÉTAUX FRÉCIEUX, NUMÉRAIRE. 161
(2,215,500,000 fr.) provenant de la Californie, 1,494, 250, 000 f. de l’Australie, et 633 millions de la Russie.
La quantité d’or s’est accrue en huit ans de plus d’un quart ou de 27,6 pour 100.
D’après une note que M. Michel Chevalier a eu l’obligeance de nous remettre, la production de l’argent s’est élevée dans la même période à 230 millions par an, soit pour neuf ans à 2 milliards 70 millions.
Les exportations du numéraire en Orient ont été, selon les relevés de MM. Tooke et Newmarch,tant des ports de l’.Angleterre que de ceux de la Méditerranée, et pour les années 1853-4-5-6, de 96 millions 600,000 fr. en or, et de 804 millions 550,000 fr. en argent.
Les exportations en numéraire se sont accrues dans ces dernières années par suite des mauvaises récoltes successives qui ont forcé l’Angleterre, la France et une partie du reste de l’Europe à acheter des grains en Orient, en les soldant en espèces, — et encore par suite de la guerre en Crimée qui a nécessité l’envoi de sommes considérables pour les troupes. Il est à remarquer qu’une partie du numéraire qui va en Orient y est enfouie, et que l’autre ne rentre que lentement dans la circulation générale. (Écrit en 1857.)
P. S. — Il n’a pas été fait, à notre connaissance, de relevé général pour la production totale aurifère et argentifère dans ces dernières années ; et nous ne donnons qu’à titre de renseignements à contréler |es chiffres incomplets qui suivent, publiés en Angleterre*, j;.
Protfuctioa d’or en Amtralie t
AmÊES . ' QDANTITÉ9 . TALEDnS .
1855 3,753,518 onces. 14,815,432 1. st.
• Recueillis et communiqués par M. Horn,
Kntrée el iiortie de l'or en An;gleterre.