VALEUR, MONNAIE, MÉTAUX PRÉCIEUX, NUMÉRAIRE
activité qui triple les services du numéraire pour le faire correspondre à la masse des produits.
Différentes évaluations antérieures avaient été faites; il n’est pas sans intérêt de les comparer.
Furbommais comptait en .
999 millions de fr.
Law
Forbosnais
Neckeb
Armodld
Desrutoiirs
PEOaiET
Hobead de Jovsk.». , . ,
IVniuér»ire en Ansleterre '•
Après la France l’Angleterre, qui n’a d’ailleurs ni mines d’or, ni mines d’argent, est le pays le plus riche en numéraire. Enjoignant aux 3,594,747,000 fr. de pièces d’or fabriquées d’après les journaux authentiques des Hôtels des monnaies depuis le règne de Charles 11, les 240,500,000 fr. de {iièces d'argent, fabriquées depuis 1790, on trouve qu’en 185 ans on a fabriqué dans le Royaume-Uni pour 5,835,000,000 fr., que M. Moreau de Jonnès porte à 4 milliards, en* admettant qu’avant la Restauration la circulation était seulement de 155 millions. Ce chiffre n’est encore qu’un minimum, puisqu’on ignore quelle a été pendant 150 ans l’émission des pièces d’argent et de cuivre, quelle a été l’influence dés exportations et des refontes. Au reste, l’Angleterre n'a jamais eu que fort peu de pièces d'argent, et encore moins de monnaies de cuivre ; l’or ayant été érigé en étalon monétaire au dernier siècle, sans que l’on puisse facilement établir les motifs de celle préférence. On sait aussi qu’à l’époque du blocus continental, Napoléon faisait enlever les guinées par les contrebandiers; enfin, on présume qu’une grande partie des 1,600 millions de numéraire qu’on dit être aux États-Unis,
* Nous avons tiré tout cc qui est relatif au numéraire en Angleterre, de la Sltttiêlique de la Grande-Bretagne, que M. Moreau de Jonnès vient de publier. 2 vol., 1838.
iU
proviennent de l’Angleterre. Dans celte incertitude les publicistes qui ont cherché à délerininer la valeur du numéraire en Angleterre, et entre autres Rose, se sont arrêtés à la moitié de la valeur des espèces monnayées depuis Charles II. Partant de cette base, M. Moreau deJonnès, sachant que 4 milliards ont été fabriqués depuis le protectorat de Cromwell, évalue à 2 milliards le numéraire des Iles Britanniques.
Voici les différentes évaluations qui ont été faites en raillions de francs :
llOVÀÜllE-UM.
AXGLEIEIIIIE SEULE
t820 915 mil. Tegg.
1802 t,iOO — llose.
1850 2,1. 01) — Mor. de Jonn.
1711 500 mil. Davenant.
1702 400 — Anderson.
1780 500 — Clialmers.
En 1802, la moyenne ne dépassait guère 75 fr. par habitant; en 1836, elle s’élevait à 83 fr.
Lorsqu’on étudie le tableau des monnaies frappées par le gouvernement anglais, on voit que de 1800 à 1829, plus d’un milliard de pièces d’or et d’argent ont été mises en circulation, tandis que de 1800 à 1809, pendant la guerre contrôla France, il n’en fut frappé que pour 88 millions ou seulement un onzième. De 1790 à 1815, la fabrication des monnaies d’argent s’est maintenue entre 1,525 fr., et 7,550 fr. ; celle de l’or a presque toujours été de plus de 60 millions de 1790 à 1798, et a fluctué entre 4 et 1 8 millions de 1 798 à 1815. Del816à 1826, les monnaies d’argent ont fluctué entre 7 millions et 60 millions, et celles d’or, entre 18 et 258 millions. C’est la période déplus forte fabrication. Dans les années suivantes les nombres sont moins élevés ; cependant on trouve encore 93 millions d’or en 1832, et 11 millions d'argent environ en 1854. Le maximum des monnaies eut lieu en 1821 et 1822 ; l’émission des pièces nouvelles se rapproche alors de 400 millions. De 1820 à 1829, elle fut d’environ 1 milliard, la moitié du numéraire supposé. En somme, les nombres de ce long tableau qui n’est point assez important pour que nous le 'transcrivions ici, varient considérablement d’une année à l’autre.