‹ Notes et petits traites contenant elements de statistique et opuscules divers faisant suite aux traites d'economie politique et de financesChapitre 40 sur 205 · MILLIONS · texte numérisé non relu

MILLIONS

Sous le 1" Empire . . .

en 14 ans,

40 par an.

Sous Louis XVIII. , . ,

Sous Charles X. . . .

Sous Louis-Philippe. .

Sous la 2* répuWiquel

et le 2* empire, de] 1848 à 1861. , . .1

Si l’on considère les monnaies d'or et d'argent séparément, on trouve :

■HLLIMS. MILLtOKS.

En 1847., . . 7,7 en or, 78,2 en argent.

Deux causes ont contribué à ce renouvellement : la sortie de l’argent, remplacé par l’or dans la circulation ; le changement de types, par suite du changement dynastique.

Diminution procreMive de l’argent en France.

L’or a pris la place de l’argent depuis la production en Californie et en Australie. Voici dans quelles proportions se seraient effectuées ces diminutions successives et annuelles, d’après deux publicistes compétents, MM. Horn et Cochut*.

' Où en est la crise monétaire, par M. Hom, J. des Économistes, juillet 1861 ; — communication à la Société d’écon. politiijue, par M. Cochut, réunion du 3 août 1861. V. le J. des Économistes.

Di'iisimoN rnoGiiEssivE de l’argent en FRANCE. — (Valeui’s exprimées en millions.)

M’UËR. E.\ ARGENT.

DlUi.Vl’T.

DIUINET. 0/0.

Coml.detSÜl.

Kn octobre 1861 une quantité inaccoutumée de vieilles pièces d’argent (5 francs) ont été aperçues dans la circulation, provenant des dépôts de la Banque de Fiance, qui en a longtemps possédé dans ses caves pour o à 400 millions. Elles sont devenues moins abondantes depuis, sans disparaître tout à fait.

On remarquera que les deux publicisles que nous venons de citer prennent pour point de départ le chiffre de 3 milliards de numéraire, qui est à peu près celui de M. Moreau de Jonnès en 1835. (Voyez page 172.)

Signea repréacniaUra. — Nuiuéraire en papier.

La statistique du numéraire en papier, ou plutôt des signes représentatifs suppléant à la monnaie, à peu près impossible à faire, devrait comprendre la circulation des effets de commerce proprement dits (Billets, Lettres de change, Mandats, Obligations) ; celle des Billets émis par les Banques; le montant des Warrants émis par les Docks, des Lettrés de gage et Obligations foncières émises par les institutions de crédit foncier, les Chèques de diverses natures ; les Engagements à terme des gouvernements (Bons du Trésor, etc.), les autres papiers bientôt transformés en papier-monnaie.

Voir, pour les Assignîds et Mandats territoriaux de la première république française, le T’r/ntédev/iwflwccs, note finale xiv.

VALF.nn, MONNAIE, HÉTADX PRÉCIEUX, NIMÉRAIRE. 179

Les graiules Banques, les Banques monopolaires, comme la Banque de Franco, la Banque d’Angleterre, indiquent dans leurs comptes rendus les chiffres de leurs émissions, s’élevant à plusieurs centaines de millions, en sus des virements que les Banques font par dizaines de milliards, en économisant le numéraire pour de pareilles sommes au moyen de transferts et d’opérations de comptabilité, ce qui ne doit plus être pris pour de la circulation de numéraire eu papier, mais pour des opérations de crédit sans papier.

Deux statisticiens anglais, M. Leathan etM. Newinarcli, ont fait de curieuses recherches sur la quantité de lettres de change de l’intérieur de l’Angleterre et de l’Ecosse, et de celles de l’extérieur, d’après les indications tirées des timbres fournis par l’administration et d’autres données ingénieusement rapprochées. M. Leathan a fait ce calcul pour les années 1832 à 1859; M. Newmarch l’a fait pour les années 1828 à 1847. Ce dernier a compté que les léttres de change tirées formaient une somme de

UV. STEtlt. FHANCS.

En 1858.. . 9i millions 2,575 millions.

j;n 1840(annêe la plus forte). 157 — 5,409 —

En 1847 M10 — 2,777 —

sommes analogues à celle de la quantité de numéraire métallique.

MM. Leathan et Newmarch estiment, d’après les informations prises dans les maisons de commerce, que les lettres de change de l'extérieur n’entrent dans ces chiffres que pour un sixième.

■Au chiffre des lettres de change il faudrait pouvoir ajouter les billets à ordre des négociants, les billets de Banque, les obligations des compagnies, les warrants, les chèques et autres signes dont il est fait emploi dans les diverses affaires.

(Voir, pour do plus amples détails, le mémoire do M. Newmarch, traduit par M. A. Gros, et inséié dans le journal des Économistes, numéros de janvier, février, mars, mai et juin 1852.)

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