‹ Notes et petits traites contenant elements de statistique et opuscules divers faisant suite aux traites d'economie politique et de financesChapitre 42 sur 205 · IIBERTÉ DC TRAVAIL, CORPORATIONS. OFFICES, ETC · texte numérisé non relu

IIBERTÉ DC TRAVAIL, CORPORATIONS. OFFICES, ETC

Septième question. — « L’industrie actuelle, livrée au laissezfaive, ne présenterait-elle pas les mêmes fésullats après le cldlurage successif des parcelles infinies qu’on peut tailler dans ce domaine incommensurable ? »

Réponse. — Le « laissez-faire et le laissez-passer', » c’està-dire la libre concurrence, c’est-à-dire la liberté de produire et d’échanger, ne s’opposent pas à ce clôturage ou appropriation.

Reste à déterminer quelles sont les parcelles clôturables et les points de bornage entre ces parcelles.

Mais à propos de laissez-faire et de laissez-passer, je constate avec peine que vous avez oublié un progrès notable que vous aviez fait il y a huit ans. A cette époque, vous nous accordiez le laissez-passer et vous contestiez seulement le laissezfaire. Vous nous disiez dans une lettre * : « Examinez un moment la loi économique que j’oppose à la vôtre ;

« Ne laissez pas faire tout à tous,

( Mais laissez passer tout et tous! »

parce qu’il est certain que l’industrie ne peut produire tout ce qu’elle est susceptible de produire que par le monautcpole, comme il est sûr que le commerce ne peut donner tout ce qu’il est susceptible de donner que par la liberté. »

Huitième question. — « Ne serait-il pas plus avantageux et plus juste d’attribuer la propriété de ces parcelles à ceux qui les auraient défrichées, clôturées et cultivées les premiers, que de les laisser en friche ou de les abandonner au libre • pacage? »

Réponse. — Même question, même réponse.

‘ Formule des physiocrales, ou économistes français du xviii* siècle, synonyme de Liberté du travail, Liberté du commerce.

* Journal des économistes, tome XIV, p. 590, juillet 1846.

NOTES ET PETIT.S THAITÉS

Neuvième question. — « La guerre engagée enlre les premiers défricheurs du sol et les anciens fourrageurs est-elle une chose si utile à la production, qu’il faille la tolérer éternellement? »

Réponse. — Non. — Mais dans quel pays civilisé tolcre-t-on cette guerre?

IHxième question. — « N’esl-il pas vrai que, quand les hommes se sont multipliés au point que le plus grand nombre des chasseurs et des pasteurs ne trouvaient plus à vivre de leur métier, la clôture des terres appropriées a permis d’employer et de nourrir les chasseurs et les pasteurs inoccupés? »

Réponse. — Oui. — En quoi cela fortfie-t-il votre argumentation?

Onzième question. — « N’est-il pas plus que probable que le même phénomène se passerait à la suite de l’appropriation des inventions, et que ces néo-propriétaires donneraient du travail et du pain à la population surabondante, qui ne trouve plus à vivre de la déprédation ?

Réponse. — Cette question suppose la solution de la septième, dans le sens par vous indiqué. — Cela étant, il se passerait assurément un phénomène analogue à celui énoncé dans la question. — A quel degré? C'est ce qui serait difficile à déterminer.

Mais vous vous feriez une singulière illusion si vous pensiez que, par suite de cette création de néo-propriétaires, il n’y aurait plus lieu à se préoccuper de l’imprévoyance du père de famille et du trop grand nombre d’hommes qui peut en résulter.

Douzième question. — « N’est-ce pas vrai qu’aucune théorie

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