‹ Notes et petits traites contenant elements de statistique et opuscules divers faisant suite aux traites d'economie politique et de financesChapitre 84 sur 205 · L’association est un des moyens les plus féconds que les · texte numérisé non relu

L’association est un des moyens les plus féconds que les

NOTICK SDR I.’ASSOCIATtOJ». 4‘20

liommes aient à leur disposition pour accroître leur force, leur puissance, pour développer leur production ; elle féconde le travail par le capi'al, et réciproquement.

2. Mais ce principe n’est pas susceptible d’une application indéfinie, il a une limite dans l’énergie de l’intérêt individuel, supérieure à celle de l’intérél sociétaire et social.

ô. Il est utopique de rêver une association universelle. Les formules des écoles socialistes sont irrationnelles à tous les points de vue.

i. Les associations ouvrières ne sont possibles qu’entre un petit nombre d'ouvriers d’élite, et à des conditions qui les rapprochent des associations ordinaires.

5. La suppression du salariat est une utopie. Le salaire ou revenu fi.xe du travail est, dans la plupart des cas, plus avantageux pour l’ouvrier que le bénéfice ou revenu éventuel.

6. Il est absurde de croire que l’on puisse neutraliser la concurrence par l’association.

7. C’est une illusion de compter sur les res.sources de l’association pour la suppression ou le soulagement de la misère. L’association dans le travail n’est qu’un moyen très-indirect et Irés-lent.

8. Mais les classes ouvrières peuvent tirer de notables services des entreposes d’assurance et de crédit, des sociétés de secours mutqeis, qui sont une heureuse application des principes d’association, pour faciliter et féconder l’épargne et la prévoyance.

9. Au point de vue de la consommation, l’association est un moyen d’économie, mais d’une application restreinte. La vie tout à fait en commun n’est possible que pour des célibataires soumis à une discipline militaire ou monacale.

10. L’association doit être libre pour que ce moyen de progrès prenne toute l’extension dont il est susceptible. D’où il suit que le législateur, loin de chercher à le comprimer par des entraves nouvelles, doit supprimer toutes les entraves que scs prédécesseurs outitiises dans les lois et les règlements du passé.

Digilized by Googte

KOTES ET PETITS TRAITÉS

11. La liberté du travail et la liberté des échanges senties obstacles naturels et efficaces aux monopoles que la liberté d'association tendrait à faire naître.

12. La liberté de coalition est le meilleur préservatif des coalitions.

Page 1