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tion légère qui expliquerait la leacocytose qu'on trouve souvent à cette période.
L'augmentation prémenstruelle est très nette chez les tuberculeuses. M. Bezançon insistait récemment sur cette donnée. Les tuberculeuses apyrétiques ont une augmentation de 4 dixièmes de degré au moins qui disparaît quand s'établit l'écoulement et les tuberculeuses fébricitants présentent des hyperthermies souvent très accentuées qui sent suivies d'apyrexie complète pendant toute la période menstruelle ou qui au contraire persistent assez longtemps. 6
J'ai pu, grâce à l'obligeance de mon collègue et ami Lévy- Darras, recueillir les courbes des températures de huit malades apyrétiques de la Salpêtrière avec la date de leurs règles. À une première inspection, je n'ai pu voir aucune modification constante : dans trois cas, il y avait une ascension brusque l4 veille des règles (d : 4 à 6 dixièm >: de dezré), dans deux cas, une ascen-
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sion à chacun de: deux premiers jours de la période menstruelle J'ai construit, en m'aidant de ces courbes, une courbe moyenne qui semble indiquer une légère d'minution d> température de la période menstruelle et postmenstruelle par rapport à la période prémenstruelle. J'ai en même temps établi une courbe moyenne de la température axillaire et une courbe des différences entre les deux. Cette différence est un peu plus élevée et surtout se maintient à un niveau plus constant avant les règles qu'après (1).
(1) Je signale en passant que,pour Lucatello, il existe un abaissement de la température centrale par rapport à la température périphérique, dans certains syndromes glandulaires dont l'élément principal est l’hyperthyroïdisme.(Se-
maîne médicale, 14 janvier 1914, p. 24.)
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La pression artérielle qui s'élève un peu avant la période menstruclle diminue pendant l'écoulement. — Siredey et Francillon ont vu la pression artérielle augmenter de 1 à 2 em le plus souvent ie premier jour des règles et quelquefois la veille ou même deux ou trois jouis avant. Puis se produit un abaissement de :, 2 ou 3 cm qui survient brusquement. Et la tension ne redevient normale que deux ou trois jours plus tard, mais sans que la quantité de sang émise influe sur cettebaisse, car la chute brusque se produit souvent avec un écoulement encore faible et la réascension peut se produire alors que l'écoulement est encore abondant.
Giles a vu que la pression sanguine élevée pendant les trois jours prémenstruels diminue pendant l'écoulement pour revenir ensuite peu à peu à la normale. |
La menstruation ou la période prémenstruelle peuvent S'accompagner de congestions actives à distance. — Chvosteck a constaté que, chez vingt-sept femmes sur trente, il existe au moment de la ménstruation une hypertrophie notable du foie. Dibaïlov a . retrouvé ce fait d’une façon constante chez cent femmes et il a
noté une sensibilité plus ou moins accentuée de l’hypocondre :
droit. La menstruation s'accompagne parfois d'une augmentation de volume de la thyroïde.
Chez quelques femmes, il existe des hémorragies complémentaires des règles.
La période prémenstruelle peut s'accompagner de troubles de l'état général. — L'approche des règles détermine un malaise général plus ou moins défini, que traduisent les modifications du faciès. Dans le plus grand nombre des cas, la menstruation balaie tous ces troubles.
La période menstruelle s'accompagne d'une rétention d'urée. — La quantité durée, qui est un peu plus grande que normalement avant les règles, diminue notablement pendant la période prémenstruelle (Francillon).
Immédiatement après la menstruation, Krause à observé une augmentation de la créatinineet de produits voisins en même temps qu’une diminution de l'urée.
Si nous résumons maintenant cette énumération un peu sèche, et que j'ai voulue telle, nous pouvons dire que l'hémorragie
menstruelle s'accompagne de modifications de la crase sanguine
ct de la tension artérielle qui ne sont pas en rapport avec son
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abondance et qui semblent devoir être rapportées à des modifications humorales; qu’à la différence d'une hémorragie tiaumatique ou abortive, elle est incoagulable; qu’au point de vue local et au point de vue général, elle est précédée de phénomènes à demi pathologiques et qu’elle se comporte vis-à-vis d'eux comme un phénomène critique.
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