En 1863, on comptait
3 054 institutricos recevant de 100 à 350 francs / 1700 315 à 400
Total... 6 547
inséré dans la loi un article XIV constituant une caisse des écoles qui, administrée par le maire de la commune, donnerait, au besoin, les vêtements et les fournitures scolaires dont manqueraient les enfants. Alimentée par des souscriptions particulières, cette caisse reçut, en outre, en vertu d'une décision ministérielle, le dixième des sommes perçues par elle, à l'aide d'un prélèvement sur le fond inscrit au budget pour encouragements à l'enseignement primaire. Je ne sais si l'exemple que je donnai alors a été suivi; mais, en 1808, il existait déjà 203 de ces caisses et, en 1893, leur avoir s'est élevé au chiffre de 2 millions 755 708 fr. 43. Dans tous les cas, c'étaient des ressources préparées pour l'avenir.
La France est, en Europe, le pays le plus uni, parce que les populations d'origines très diverses, Grecs et Latins, Arabes et Ibères, Kimris et Scandinaves, Flamands et Germains, se sont toutes fondues en une masse homogène qui a pris, vis-à-vis de l'étranger, un même esprit. Cependant, à son pourtour, subsistaient des dialectes qui rappelaient des nationalités étrangères. En 1862, j'avais rencontré en Bretagne beaucoup de gens qui n'entendaient pas le français * ; les Basques ne quittaient pas leur langue euskarienne , mais ils quittaient leur patrie pour aller chercher fortune dans l'Amérique du Sud. Les descendants des Northmans avaient oublié « la route des cygnes », tant parcourue par leurs pères les Wikings, mais, sur les côtes de la mer du Nord, subsistait un patois tudesque, et en Alsace, dans une partie de la Lorraine, se parlait une langue que les Alamans avaient apportée du fond du