‹ Notes et souvenirs: Les journées de juin 1848; le siège de Paris; la Commune; l'AssembléeChapitre 14 sur 41 · LA BOULANGERIE · texte numérisé non relu

LA BOULANGERIE

Rationnement du pain.

C'est seulement à la flii de décembre que le Gouvernement résolut d'imposer à la population le rationnement du pain. Jusqu'à ce moment, la vente en avait été entièrement libre, mais il était facile de prévoir que le rationnement deviendrait bientôt inévitable. La nécessité de cette mesure fut une des causes qui déterminèrent le Gouvernement à faire exécuter un nouveau recensement.

Il fallait, en effet, une base indiscutable à la répartition du pain.

Il fallait surtout rectifier les erreurs commises lors du recensement d'octobre. On savait à n'en pas douter que certaines mairies avaient exagéré alors le nombre de leurs habitants, tandis que d'autres n'avaient pas réussi à faire admettre le chiffre réel de leur population.

Ce recensement donna le résultat suivant :

2,005,299 habitants pour les vingt arrondissements de Paris.

Si je dis, ce qui ne surprendra pas mes lecteurs, que souvent, pendant le dur mois de janvier 1871, les boulangers ne reçurent pas la quantité de farine déjà si restreinte, qui leur était annoncée, on aura facilement Tidée des préoccupations qui se renouvelaient chaque jour et à chaque heure.

Le système adopté pour le service du pain fut le même que pour celui de la boucherie.

Voici le fac-similé de la carte de boulangerie que la Mairie centrale avait fait préparer pour les divers arrondissements :

« M.... , demeurant

a droit à râlions de pain,

à prendre chez M , boulanger,

rue

' f II • • • •

Page 1