‹ Notes et souvenirs: Les journées de juin 1848; le siège de Paris; la Commune; l'AssembléeChapitre 2 sur 41 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

Le premier est un récit des journées de Juin 1848, journées lugubres dont j'ai suivi les péripéties. Ce récit ne figurait pas dans le volume imprimé en 1892, j'ai cru devoir l'insérer dans celui-ci, en tête des autres fragments, parce qu'il les prépare et les éclaire. La grande insurrection de 1848 aide à comprendre ce que nous avons vu depuis.

La seconde partie est consacrée au Siège de Paris. Le lecteur ne s'étonnera pas que je laisse de côté les vingt-deux années comprises entre 1848 et 1870. Etant demeuré, pendant toute cette période, absolument étranger à la vie publique, je n'ai rien à en dire qui mérite d'être rapporté. Les chapitres qui relatent les événements du Siège ont paru dans la première édition, mais ils ont été remaniés et j'y ai ajouté quelques pages.

Le troisième fragment est relatif à la Commune. J'ai assisté, comme maire du VHP arrondissement, aux débuts et au dénouement de cette sinistre aventure. Les notes que je publie sont donc celles d'un témoin, qui était en situation de voir et de connaître bien des choses. J'ai complété sur plusieurs points ma rédaction de 1892.

Enfin, dans la quatrième et dernière partie, j'ai réuni les passages de la précédente édition qui se rapportent à l'Assemblée nationale de 1871. On y trouvera des développe-

VIII AVANT TROl'OS

ments nouveaux^ qui m'ont paru propres à mettre en relief la physionomie de cette grande assemblée, la plus zélée, la plus laborieuse, qui ait jamais présidé aux affaires de la nation.

Ces souvenirs n'étant que des communications familières destinées aux personnes qui m'entourent, je me suis naturellement efforcé d'en bannir la politique; je n y ai fait allusion que le moins possible. Je n'ai pas cru cependant pouvoir clore ce volume sans y mettre une conclusion. Il m'était difficile, on en conviendra, après avoir passé en revue les trois formidables crises de 1848, 1870 et 1871, de ne pas résumer, fût-ce très brièvement, les impressions qu'elles m'ont laissées et les réflexions qu'elles me suggèrent. Il m'était difficile, aussi, de ne pas signaler les rapports que j'aperçois entre les événements de ces époques douloureuses et certains faits de 1 époque présente. Je ne crois donc pas èti*e soi^ti de mon modeste cadre en abordant ces points délicats. D'ailleurs, à quoi servirait de revenir sur le passé, si l'on n'essayait d'en tirer quelques avertissements? N'est-ce pas dans le passé que nous avons le plus de chances de trouver des leçons pour l'avenir, quand il en est temps encore?

DENORMANDIE.

LES JOURNEES DE JUIN i848

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