BUZENVAL ET LE 22 JANVIER
Nous sommes au mois de janvier 1871 : il est superflu de dire que les Parisiens donnent chaque jour des conseils au général Trochu.On ne rencontre partout que des généraux en chambre, disant comme l'immortel Monsieur Prudhomme : « Ah! si j'étais le Gouvernement ! »
Nous sommes entrés dans la phase des regrets sur ce qu'on appelle couramment l'insuffisance et surtout l'inertie des chefs. On dit, on affirme la nécessité d'agir, et la formule suivante se débite un peu partout, chaque jour, d'un air capable : « Il faut faire quelquechose ! » Quand les Parisiens ont mis la main sur une idée, sur une phrase, ils la répètent à satiété. Ainsi, au début du siège, on disait sur un ton autorisé : // faut être là /
— Eh bien 1 vous êtes donc resté?
— Je rCai jamais songé à m'en aller : il faut ÊTRE la!
Ou bien :
— Commentètes-vousici? Votre âge et votre santé vous autorisaient à partir.
— C'est possible, mais à mon avis il faut