‹ Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba, ainsi que sur les peuplades apparentées, les BushongoChapitre 117 sur 125 · ORNEMENTS ET VETEMENTS · texte numérisé non relu

ORNEMENTS ET VETEMENTS

Les deux sexes se peignent tout le corps avec le bois de Tukula mélangé d’huile; cela est fait pour «augmenter leur beauté ». En prenant certaines méde-

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Fig. 388. — Tatouage d’un Bohindu.

Fig. 389. — Le dos de l’individu figuré au n° 31

Fig. 390.

Tatouage d’un Basongo Meno près de Dima sur la rive droite du Kasai.

habitant à quinze jours au-dessus de Dima, sur la rive gauche du Kasai.

ration à un âge très tendre; pour les garçons, vers 8

dès leur enfance ; et la partie qu’on

plus tôt. Un certain nombre de cicatrices elliptiques suivent et sont faites d’abord sur le front ; plus tard, à l’âge de concentriques s’ajoutent sur les tempes; enfin le torse et les bras sont ornés de la même manière. Les esclaves mâles ne sont pas autorisés à adopter cette forme d’ornement, mais toutes les femmes ont le corps décoré de la même manière.

Tous les mâles sont circoncis l’opération est faite par le forgeron enlève est enterrée sous un bananier.

Toutes les incisives sont limées en pointe et c’est de cette circonstance que les Basongo Meno ont pris leur nom actuel chez les tribus environnantes.

On ne porte aucun ornement de nez, d’oreilles ou de lèvres.

La coiffure des deux sexes est la suivante : les cheveux sont rasés sur le front sur une longueur d’environ deux pouces et demi et une bande rasée s’étend

cines ils se peignent avec de la terre rouge; le front est généralement barbouillé de suie; les deux sexes décorent leur visage, leur cou, leur torse, par derrière et par devant, et leurs bras de cicatrices (fig. 388 à 393); les femmes en font autant pour leurs fesses. Les marques de tribus qui étaient en usage à l’époque de leur immigration consistent en trois cercles concentriques sur chaque tempe, ils ont été maintenant abandonnés par les Dibele et les Bambingi.

On commence cette décoou 10 ans, et même a ligne des sourcils puberté, les cercles

Fig. 393.

Tatouage d’une Basongo Meno, habitant la même localité que la femme figurée au n° 391.

Fig. 392.

Tatouage d’une Basongo Meno habitant la même localité (lue la femme figurée au n" 391.

d’une oreille à l’autre sur la partie la plus saillante de l’occiput. Les cheveux sur le sommet de la tête sont Fig. 394. — Coiffure Bohindu. nattés en nombreuses petites tresses avec teinture au Tukula

(fig. 394). Cette forme de coiffure se rencontre quelquefois, mais a été entièrement abandonnée par les Dibele. Les jeunes gens, pour être particulièrement élégants, laissent pousser leurs cheveux jusqu’à ce qu’ils touchent les épaules; ils les arrangent alors en nombreuses tresses très fines dont chacune forme

Fig 395.

Coiffure d’une femme enceinte pour la première fois.

Fig. 396 — Coiffure de femme enceinte pour la première fois.

Fig. 397. — Coiffure d’une femme enceinte pour la première fois.

Fig. 398. — Coiffure et costume d’un Basongo Meno.

Fig. 399. — Costume d’une Basongo Meno.

Fig. 401. — Fabrication de poterie.

Fig. 400. — Costume d’une Basongo Meno.

comme un brin d’herbe mince et arrondi et qui sont libéralement saturées d’huile (fig. 398).

On ne se rase complètement la tête que lorsqu’on est en deuil. Les sourcils sont rasés et tous les autres poils de la

figure sont arrachés, excepté la portion de la barbe qui croît à la pointe du menton.

La seule forme de coiffure est le bonnet tressé d’une manière très compliquée et qui n’est porté que par les chefs. Le vêtement porté par tous, excepté par les petits enfants, est tissé sur les lieux avec la fibre de raphia ou importée du pays des Bushongo ; cette dernière étoffe est de meilleure qualité. On en coud deux ou plusieurs morceaux ensemble pour former un jupon ; les bords des deux morceaux sont maintenus en contact pendant cette opération par le simple procédé qui consiste à courber une baguette souple en forme d’arc et à en insérer les extrémités aux deux bouts d’étoffe qui doivent être cousus. Les hommes portent le pagne sous la forme d’un jupon, soutenu par une ceinture (fig. 398). L’étoffe, un peu relevée par devant et rabattue par-dessus la: ceinture, descend presque jusqu’aux genoux et forme un certain nombre de plis, principalement par devant, de sorte que la cuisse gauche sur laquelle se réunissent les extrémités de l’étoffe, est souvent à nu. Le pagne d’un chef descend jusqu’aux chevilles.

Les femmes portent des jupons semblables qui descendent également jusqu’aux genoux et sont soutenus par des ceintures de cuir tordu ou de fibres tressées décorées de perles (fig. 399

et 400) ; les Fig. 402. — Décoration d’une poterie.

Fig. 403. — Guerrier Basongo Meno.

extrémités du pagne pendent et se rejoignent sur la cuisse de sorte que les cicatrices de la fesse droite sont visibles ; de ce côté une des extrémités du pagne descend jusqu’au-dessous du genou. On porte quelquefois des perles de graines noires en colliers comme amulettes et les femmes ceignent d’un cordon la taille au-dessus de la ceinture. Un certain nombre de bracelets de fer et un anneau de fer d’une largeur d’environ un pouce sont portés à chaque pied par les deux sexes. Seuls les gens libres ont le droit de s’adorner de ce dernier ornement; tout esclave qui les porterait serait puni de mort. On porte des bagues de fer à tous les doigts des deux mains et des anneaux de laiton ou de cuivre au gros orteil.

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