‹ Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba, ainsi que sur les peuplades apparentées, les BushongoChapitre 23 sur 125 · le Yulu (debout · texte numérisé non relu

le Yulu (debout

homme mourra. » On enlève les chaînes du condamné et on l’emmène en dehors de l’enclos royal, à la porte duquel il est lynché par la foule. Le Nyimi a le droit de grâce et il 1 exercerait si l’ivresse ou la folie étaient alléguées comme excuses ou si le coupable était un enfant. L'homicide en cas de légitime défense ou comme résultat d’un accident n’est pas puni ; le suicide est regardé comme un crime et les parents sont mis à l’amende. La trahison, la rébellion et les offenses contre le Nyimi sont punies de mort. Dans le cas d’infidélité conjugale le complice, si sa cul" pabilité est démontrée, doit donner son pagne et son couteau Ikula à l’époux offensé; mais si une femme coupable d’adultêre est l’épouse ou la concubine du Nyimi, le complice est puni de mort.

Parmi les Bushongo de l’est, le meurtre est puni par la pendaison et la sentence est prononcée par le chef, après avoir consulté une assemblée générale de Kolomo qui sont les gardiens de la moralité publique. L’héritier de la victime est l’exécuteur. La revanche du sang n’est pas pratiquée, mais l’argent, du sang peut être accepté par les parents de la victime au lieu d’exiger la mort du meurtrier. L’ivresse est considérée comme une circonstance atténuante et la peine capitale n’est pas infligée. On punit l’homicide dans les cas de défense personnelle par une amende. Une tentative de meurtre est punie par une lourde amende variant de 20,000 à 30,000 cauries, payée au chef et aux Kolomo. Le suicide est considéré comme un crime et une amende de 20,000 cauries est payable au chef pour une tentative de suicide. Si le suicide est suivi de mort, l’héritier du suicidé doit payer cinq ou six mille cauries au chef. La manière ordinaire de se suicider est la pendaison et la cause en est généralement la honte. On raconte le cas d’un homme trouvé commettant un adultère avec la femme de son frère et lequel se pendit à cause du scandale général qui en était résulté. L’origine du suicide est raconté dans le chapitre consacré aux légendes. Le rapt n’est pas puni ; mais l’adultère étant une offense personnelle entraîne le paiement d’une amende de 7,000 cauries à l’époux offensé ; avant l’arrivée des européens dans ce pays, cette amende n’était que de 300 cauries ; le changement dans le taux de la pénalité est dû à la dépréciation dans la valeur du cauries. Dans le cas de vol, la partie lésée va d’abord trouver le frère du voleur et essaie de le décider à un arrangement pour la restitution de la propriété volée ; s’il ne réussit pas, il porte plainte devant l’un des fonctionnaires compétents (que ce soit un juge ou un juge principal). Si le vol peut être prouvé, le juge force le voleur à rembourser au plaignant deux fois la valeur de la propriété volée. Le

moyen pour découvrir l’identité d’un voleur inconnu est exposé plus loin. La trahison et la rébellion sont punies de la confiscation de tous les biens et le coupable est battu par la foule et souvent tué.

Les amendes et les compensations” sont généralement payées en cauries mais les marchandises d’échange commencent à prendre la place de. ces derniers.

Le rôle joué parmi les Bangongo par la puissante société appelée Babende pour la préservation de l’ordre, l'arrestation des criminels etc., est décrit plus loin.

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