‹ Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba, ainsi que sur les peuplades apparentées, les BushongoChapitre 29 sur 125 · LA PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

LA PROPRIÉTÉ

La terre appartient au chef comme représentant de la sous-tribu et ne peut être vendue. Les étrangers peuvent prendre du terrain à bail pour faire de la culture à condition d’obtenir le consentement général.

Les terrains de chasse sont bien délimités comme étant la propriété de tel ou tel village, mais il y a cependant beaucoup de braconnage; lorsqu’un braconnier est arrêté, l’affaire se termine généralement par un partage du gibier en litige ; c’était cependant là, autrefois, un casus belli. Le produit du sol appartient à celui qui l’ensemence, en 1 espèce aux femmes, dont le devoir est ensuite de nourrir leur mari et leur famille. Chez les Isambo, quelques surfaces de terrains appartiennent au chef de la famille. Tous les arbres utiles sont propriété individuelle ; l’eau courante fait partie de la propriété commune, mais les lacs appartiennent au premier occupant.

Chacun, homme ou femme, peut posséder des esclaves ; il était interdit jadis

Fig. 71. — Tambours a. Bangongo, b. Bambala, c. Bakongo, d. Bangongo, type Chinda, pour la guerre, e. Bangongo, tambour à friction (Koy na Bula) de la Société des Babendc.

aux enfants d’en posséder, mais cette interdiction n’existe plus de nos jours. Bien que les esclaves puissent posséder, le produit de leur travail appartient à leur maître.

La propriété en commun d’esclaves, de troupeaux et de chiens existe.

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