GOUVERNEMENT
L’administration d’un village Bohindu est entre les mains de cinq fonctionnaires ; certains d’entre eux ont des titres qui ressemblent à ceux des autres fonctionnaires parmi les Bushongo. Le principal d’entre eux est XOkolomba\ il possède la plus grande autorité et donne une forme à la politique générale du village. Après lui, vient le Chikala qui s’occupe des détails et veille à ce que les ordres de YOkolomba soient exécutés ; ce fonctionnaire s’appelle aussi Kfumi. Ensuite viennent deux Wula et enfin un Epanchula. Aucun d’eux n’entre en relations directes avec les autorités de l’État, mais toutes les affaires officielles sont faites par une sixième personne qui est un homme sans position reconnue. Ces cinq fonctions sont héréditaires dans la ligne mâle et aucune femme ne peut les occuper; si l’héritier est mineur, le frère de son père agit comme régent Le troisième jour après les funérailles d’un Okolomba, le Chikala, le Wula et l’Epanchula s’approchent de son fils et l’invitent dans un discours solennel à succéder au poste.
L’homme qui reçoit cette invitation se décore avec du bois de takula et de la
terre blanche ; il prend le sceptre Itapi et distribue des présents d’aliments et de
vin de palme aux habitants du village. A la mort de n’importe lequel des quatre autres fonctionnaires, une cérémonie semblable a lieu ; elle est accompagnée de
formalités qui sont en proportion avec l’importance de l’emploi. Aucun de ces dignitaires ne peut être vu après sa mort par un simple particulier, mais chacun d’entre eux est enterré secrètement la nuit par ses collègues. Les revenus de l’Okolomba sont dérivés de la part des amendes qu’il inflige en sa qualité de juge. Les insignes d’un chef sont un bonnet admirablement tressé et une jupe qui descend jusqu’aux chevilles.