‹ Notes historiques et archéologiques sur la cathédrale: le cloitre et le palais archiépiscopal deChapitre 13 sur 18 · UisLde Languedoc, IX, p. 276. Voy. la noie suivanle · texte numérisé non relu

UisLde Languedoc, IX, p. 276. Voy. la noie suivanle

4. Charles de Colberl, n» 985 {Mélanges, k\k), à la UiLliolhèque nalionale. L'expression de grand palais (palaiium majus) est employée par opposition à celle de peiii palais, qui devait s'appliquera une autre constiuction très voisine élevée dans la seconde moilié du treizième siècle, et dont il sera question plus loin à propos de l'archevêque Pierre de la Jugie.

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archiépiscopal eussent été l'objet de réfections partielles avant que Ton eût reconstruit le palais proprement dit.

Admettons que la tour du donjon date du premier quart du [quatorzième siècle. Viollet-le-Duc attribue à la seconde moitié de ce siècle la plupart des autres corps de bâtiment du palais de Narbonne. Il a essayé même de préciser davantage, et il a assigné pour date de ces constructions Tépoque où Pierre de la Jugie était archevêque de Narbonne. « Ce prélat éleva, dit-il, entre le cloître et cette tour des bâtiments considérables qui subsistent encore en grande partie, et qui comprennent plusieurs tours rondes, des logis, une grand'salle et une tour carrée formant pendant avec le donjon »... Or, Tarchiépiscopat de ce prélat s*étend de Tannée 1347 à l'année 1375. C'est donc dans cette période du quatorzième siècle que, d'après Viollet-le-Duc, on aurait élevé la plupart des bâtiments du palais de Narbonne. Cette affirmation de Viollet-le- Duc soulève des difficultés. D'abord, il est étonnant que pendant près d'un demi-siècle on ait arrêté ou traîné en longueur les travaux de construction du palais archiépiscopal. La tour attribuée à Gilles Aycelin, avec ses dimensions considérables, annonçait un plan très important de roconstruction. De plus, il y a contradiction dans les affirmations de Violletle-Duc qui, d'une part, recule jusque vers la fin du second tiers du quatorzième siècle les dates de reconstruction du palais de Narbonne, et qui, d'autre part, assure que ce palais a dû servir de modèle à celui des papes d'Avignon. Or, nous savons que ce dernier palais fut construit de 1335 à 1358, comme les recherches de M. E. Mùnlz l'ont prouvé à l'aide de documents d'archives ^

Pour résoudre cette difficulté, ce n'est pas à la comparaison des monuments qu'il faut avoir recours, c'est aux sources écrites qu'il faut nous adresser. Nous allons montrer, contrairement à l'opinion courante, que le palais archiépiscopal de Narbonne était reconstruit en grande partie avant que

1. Les sources de l'histoire des arts dans la ville d'Avignon pendant le quatorzième siècle. {Bull, archéol. du Comité ^ 1887.)

Pierre de la Jugie devînt archevêque de cette ville; que ce prélat ne fit que continuer Tœuvre commencée sous ses prédécesseurs; que, par conséquent, il faut reculer de quelques années Tépoque à laquelle on attribue la reconstruction de ce palais, reconstruction qui était parvenue à un degré déjà considérable d*avancement un peu avant Tannée 1350.

L'Inventaire des Archives communales de Narhonne nous fournit, en premier lieu, de rares, mais précieuses indications. Signalons d'abord un texte du 30 septembre 1346 qui contient la mention suivante : < In porticu que est inter palacium vêtus et novum, dom^us archiepiscopalis Narbone^ ». Cette courte mention est très importante, car il en résulte plusieurs conséquences qu'il faut bien mettre en évidence.

l"* A la date de 1346, le palais archiépiscopal de Narbonne était reconstruit ou tout au moins en voie de reconstruction dans ses parties essentielles; le texte n'énonce pas tel corps de bâtiment en particulier, telle tour, par exemple, il mentionne d'une façon absolue le nouveau palais {palacium novum).

2» Ce nouveau palais n'était pas encore achevé entièrement, comme nous le montrerons plus loin; aussi l'ancien palais {palacium vêtus) subsistait encore, à cause des exigences du service archiépiscopal qui était fort considérable, comme on sait, et qui réclamait de nombreux corps de logis. Aujourd'hui encore, < au milieu des constructions du quatorzième siècle, on retrouve une tour romane fort ancienne et une belle porte du commencement du douzième siècle*. » (Voy. le plan et une vue cavalière de ce palais, dans le Dictionnaire de Viollet-le-Duc^).

3° Une galerie (porticus) servait à relier l'ancien palais qui subsistait encore au nouveau palais qui était en état de reconstruction.

4. G. Mouynès, Inv. des Arch. comm ,1, série AA, carlulaires, p. 86.

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