ÉPREUVES SUR PAPIER
ol>teiiixes par» le ti-ansfert simple.
Ces épreuves sont renversées; il faut donc employer des clichés renversés ou pelliculaires.
Le procédé est exlrêmement simple. Voici la manière d*opérer.
liC papier an eliarboii^ tel qu'il \'ieiit du cliâsisisipres»s»e, et le papier ii»iniple lrans»fert ssout iiiiitierg;és clans de l'eau froide, retirés, pressés l'un contre l'autre et plong^és dans de l'eau ebaude. Ici le papier au eliarlion se détaebe en laissant l'épreuve attacbé au papier transfert.
Li'épreuve est baig;née dans de la solution d'alun, lavée et sécliée.
Supposons que Fexposilion ait eu lieu, le châssis et le photomètre doivent être rentrés dans le laboratoire. La surface noire du papier au chai'bon ne doit pas être exposée k la lumièi'e. Si les épreuves ne sont pas développées immédiatement, ce qui est préférable, on les serre dans un tiroir.
Le papier retiré du châssis porte sur sa face enduite l'image latente àletat insoluble; tandis qu'une partie de la gélatine, en contact avec le papier, reste soluble et dégage l'image lorsqu'elle a été soumise à un lavage à l'eau chaude. Pour préserver l'image elle-même, on la monte d'abord sur un support qui la soutient.
Le développement des épreuves peut être effectué à la lumière diffuse du jour ; seulement, il faut tenir le papier au charbon dans l'obscurité, soit dans une boîte en fer-blanc, jusqu'au moment où on l'immerge dans l'eau. Un rideau d'étoffe grise est suffisant pour briser
ÉPREUVES SUR PAPIER, TRANSFERT SIMPLE
l'effet du jour sur le papier humide, qui est beaucoup moins sensible à la lumière qu à Tétat sec.
L'eau froide, qui sert à ramollir les papiers, doit être exempte d'impuretés, de poussières. On la verse dans une cuvette en fer-blanc.
On coupe le papier simple transfert un peu plus grand que le papier au charbon.
On rimmerge dans de Teau froide où on le laisse pendant cinq minutes, puis on le met sur une plaque de zinc, la surface vernie en dessus.
Alors on immerge le papier au charbon dans leau froide, et on enlève les bulles d air avec les .doigts ou autrement. Le papier se courbe, la surface noire en dedans, et en très-peu de temps il devient plan. Dans ce moment, et avant qu'il se courbe de l'autre côté, on le met à plat sur le papier transfert humide, la couche de gélatine en bas; on le recouvre de toile caoutchoutée, sur laquelle on passe la raclette pour enlever l'excès du liquide retenu entre les deux papiers. On ôle la toile et on enlève, au moyen d'une éponge, Teau qui mouille le dos et surtout les bords du papier au charbon.
On peut développer de suite, mais il vaut mieux attendre cinq ou dix minutes ; et môme, si cela convient, on peut mettre les paquets les uns sur les autres , en interposant des feuilles de papier buvard ; dans ce cas, on peut attendre une heure ou plus avant de développer.
Cette opération s'effectue en immergeant les deux feuilles de papier entre lesquelles l'épreuve se trouve dans une bassine contenant de l'eau chaude ; la température peut varier de 35 à 40 degrés.
Peu de temps après l'immersion dans l'eau chaude, on voit la gélatine noire se dégager des bords du papier. On essaye de soulever un des coins du papier, et, s'il cède, on l'enlève sous l'eau. Si on trouve de la résistance, il ne faut pas trop tirer, mais attendre peu de temps, ou chauffer l'eau. Le papier transfert retient une grande quantité de gélatine noire, qui se dissout dans l'eau chaude en laissant l'épreuve insoluble.
Lorsqu'on a beaucoup d'épreuves à développer, on les suspend dans une grande boîte remplie d'eau chaude.
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Si 1 épreuve n est pas assez foncée, si les lumières sont sans demiteintes et les ombres sans force, cela indique qu'on n'a pas suffisamment exposé. Lorsque l'épreuve reste noire et ne se développe pas, on a trop posé. Mais on peut souvent, en employant de l'eau plus chaude (oO*") pour les épreuves trop noires, rectifier ce dernier défaut; si laction de Teau chaude ne suffit pas, on peut essayer une dissolution de soude ou de carbonate d'ammoniaque.
Si le temps de pose a été beaucoup trop long, il arrive que la gélatine ne colle plus au papier transfert et s'en détache entièrement.
Les bulles qui se montrent parfois entre l'image et le papier transfert arrivent si on n'a pas bien essuyé le dos du papier au charbon, après avoir raclé.
Voici le modèle d'une table pour contenir deux cuvettes k l'eau
froide et à l'eau chaude. L'eau est chaufîee par un petit poêle à pétrole.
Pour éliminer les dernières traces de bichromate, il faut plonger 1 épreuve développée dans un bain d'alun qu'on prépare en dissolvant 50 grammes d'alun pulvérisé dans un litre d'eau. Le bain doit être
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filtré. L'épreuve y reste pendant dix minutes; mais si on se sert du papier simple transfert émail, on doit l'y laisser pendant une heure entière, sinon le bichromate jaunirait le papier transfert.
Puis on lave l'épreuve pendant dix minutes dans de l'eau froide, et on la suspend pour sécher.
En collant l'épreuve sur carton, il faut éviter de salir la surface, car la couche n'est pas très-résistante à l'état humide; quand on la frotte, il faut interposer une feuille de papier sec. ^
Nous parlerons plus tard de la retouche et du vernissage des épreuves.