EPREUVES SUR PAPIER
obtenues par le <loii.l3le transfert
Epreuves à surface brillante.
liC papier au eharlion insolé nous le cliclié es$t humecté et placé sur uue glace cirée et collodionnée ; l'épreuTe est iléveloppée dans de l'eau chaude, laTée^ mise daus un Ijaiu d'alun^ lavée de nouveau et sécliée. Du papier double transfert est ramolli dans de Teau chaude, placé sur l'épreuve humectée, raclé, séché et détaché de la g;lace.
Ces épreuves ont une surface très-luisante, semblable à celles des épreuves gélatinées.
La préparation des glaces.
On peut employer du verre comme support provisoire, mais il vaut toujours mieux se servir des glaces. Il serait trop long de développer les petites épreuves l'une après l'autre. On placée donc six à douze épreuves album, ou dix à vingt cartes de visite sur une grande glace. La manipulation du développement, du lavage et du transport ne demande alors pas plus de temps que pour une seule épreuve. Sur une glace de 30 sur 35 centimètres, on peut développer huit épreuves carte de visite ou quatre épreuves album.
ÉPREUVES SUR PAPIER, DOURLE TRANSFERT
La glace est nettoyée comme de coutume. Pour la cirer il faut avoir une dissolution filtrée de 10 grammes de cire jaune dans 100 à 120 grammes de benzine, un polissoir en bois, et deux morceaux de flanelle, dont lun sert à appliquer la solution de cire, et l'autre à polir la glace cirée. Avec un tampon neuf il peut arriver que par une trop forte pression on enlève la cire de la glace, surtout en été; il faut donc conserver ceux qui ont déjà servis, car la glace doit être couverte d'une mince couche de cire, sinon l'épreuve ne se détacherait pas. On met la glace sur le polissoir qui est couvert de drap, on y verse une petite quantité de la solution de cire, qu'on répand avec le premier tampon de flanelle sur la surface, sans oublier aucune partie. On attend quelques minutes avant de polir la couche avec le second morceau de flanelle sec. Trop de presssion nuirait encore ici. Il ne faut jamais souffler sur la glace ; évitez toute humidité.
Pendant les temps froids, la cire ne prend pas de poli, et en frottant fortement on produit seulement une surface couverte de petites taches semi-opaques. Il est donc de toute nécessité de cirer dans un endroit suffisamment chaud.
Quand on se sert du papier spécial, qui est couvertd'un vernis colloïde poreux, on développe sur la glace cirée. Mais avec le papier ordinaire il faut encore collodionner cette glace.
Le collodion normal qui doit couvrir la glace se compose de 8 à 10 grammes de coton soluble dans 400 cent. cub. d alcool et 600 cent, cub. d'élher. Quelquefois on y ajoute 1 k 2 grammes de vernis pour clichés pour lui donner plus de solidité. Il doit être parfaitement clair et pas trop frais. S'il devient épais par l'évaporation, on y ajoute un mélange d'alcool et d'éther, pour le ramènera sa consistance originale.
On enlève la poussière de la glace avec un blaireau, et on verse le | collodion, tout comme s'il s'agissait de préparer une glace sensible ; seulement, au lieu d'un bain d'argent on se sert d'un bain d'eau; la glace doit séjourner dans ce bain jusqu'à ce qu'elle soit bien dégraissée, 1 ce qui prendra un temps de 5 à 10 minutes. !
En versant le collodion, il faut promener le flacon au-dessus de la j glace, de telle manière que le filet qui tombe ne touche pas toujours au même point, car la cire pourrait se dissoudre à cet endroit.
ÉPREUVES SUR PAPIER, DOUBLE TRANSFERT
Si on immerge la glace collodionnée trop tôt dans Teau, la couche ne sera pas assez forte et pourra se déchirer pendant le développement. Si on la laisse sécher trop longtemps, la gélatine n'y colle plus.
Les glaces peuvent rester dans Teau jusqu'au moment de les employer. On peut aussi les retirer de l'eau et les faire sécher. Mais dans ce cas il faut les immerger de nouveau dans l'eau avant d'y appliquer le papier au charbon.
Le développement se fait de la même manière que pour le simple transfert.
On immerge le papier au charbon dans l'eau froide et on enlève les bulles d'air avec une éponge. Le papier se courbe avec le côté gélatine en dedans, et en une ou deux minutes il redevient plat. Dans ce moment, et non avant, on le retire de l'eau et on le met soigneusement sur la glace, la gélatine en contact avec le collodion humide, en évitant d'emprisonner les bulles d'air. On le couvre d'une toile caoutchoutée et on passe la raclette dessus pour enlever l'excès de liquide. Après avoir retiré la toile, on essuyé le dos du papier au charbon avec une éponge. La toile caoutchoutée protège la couche de collodion pendant qu'on racle.
Si en observant à travers la glace on remarque des bulles d'air entre la glace et le papier, on fera bien de détacher le papier, de l'humecter de nouveau et de l'appliquer sur la glace plus soigneusement, car la raclette ne peut pas enlever les bulles d'air, seulement elle les divise, et il reste un grand nombre de petits points luisants qui ne disparaissent plus.
Il arrive que les bords du papier se soulèvent de la glace, si on n'a pas bien essuyé le dos du papier au charbon, ou si le papier a été trop longtemps dans l'eau, ou enfin si le papier n'est plus frais. Dans ce cas, on met quelques feuilles de papier buvard et une glace forte sur le dos du papier; après un quart-d'heure, on trouvera que les bords adhèrent, si touti fois le défaut n'est pas trop prononcé. Quand on a beaucoup d'épreuves à développer, on met toutes les glaces avec les papiers attachés l'une sur l'autre, afin que lus papiers restent humides. Comme nous l'avons dit, on peut placer plusieurs petits papiers sur une grande glace. Dans ce cas, on immerge à la fois le nombre de papiers
ÉPREUVES SUR PAPIER, DOUBLE TRANSFERT
qu'on veut appliquer sur la glace dans de l'eau froide, et on les met l'un à côté de l'autre sur la glace en laissant des intervalles de 3 à 4 mill'".
On développe dans une bassine rempli d'eau chaude à 35 degrés dans laquelle on plonge la glace couverte de papier. Quand on remarque qu'un des coins du papier se soulève, on le prend entre le pouce et l'index, et on retire le papier en tenant la glace au-dessus de l'eau. La masse noire se dissout vite, et quand l'épreuve est parfaitement développée, quand il ne se dégage plus de lignes de couleur, on lave à l'eau froide, on immerge la glace dans la solution d'alun, on lave de nouveau et on fait sécher à l'air.
Je préfère plonger la glace avec le papier attaché, pour un quartd'heure, dans de l'eau froide avant de développer. Cela facilite la dissolution de la gélatine et du bichromate.
Dans l'eau chaude on tient la glace en mouvement jusqu'à ce que la gélatine soluble soit enlevée, ou on la met dans une cuvette en fer blanc à fond oblique, comme la figure le montre, le côté où est l'épreuve en bas, la cuvette étant remplie d'eau chaude à 35 degrés. Ici l'épreuve se développe d'une manière très régulière.
Si on a un grand nombre d'épreuves à développer, on se servira d'un grand bassin avec des rainures obliques en fer-blanc. Les glaces y sont placées avec le côté de l'épreuve en bas. De cette manière on évite le précipité de points noirs.
Les épreuves trop noires sont traitées séparément par de l'eau plus chaude pour les éclaircir ; on peut aller jusqu'à 50 ou 60 degrés.
Quand le développement est terminé, on passe les épreuves à l'eau froide et on les immerge pendant 5 minutes au moins dans une dissolution d'alun à 2 7o. L'alun durcit la gélatine. On lave l'épreuve k l'eau froide et on la met sur du papier buvard contre le mur pour sécher. Un courant d'air accélère le séchage.
L'épreuve sèche peut être transportée sur papier, soit de suite, soit plus tard.