‹ Notes pour servir à l'histoire de GrenobleChapitre 4 sur 10 · I. Mémoires de Sébastien-Joseph de Carvalho et · texte numérisé non relu

I. Mémoires de Sébastien-Joseph de Carvalho et

Mélo^ comte d'Oyeras, marquis de Povnhal^ secrétaire d'Etat et premier ministre du roi de Portugal Jô- ««2)A /(traduits de Titalien de François Gusta), Lyon, 1784, 4 vol. in-12. — II. Nouveau dictionnaire espagnol ^ français, français et espagnol^ avec V interprétation latine. Lyon, 1790^ 3 vol. in-8. — III. Dictionnaire espagnol-français et français-espagnol, Lyon, 1790, 2 vol. in-4. — 2« éd., Lyon, 1803, 2 vol. in-4. — IV. Nouveau dictionnaire de poche espagnol et français^ français et espagnol. Paris, 1798, in-12 oblong. — V. Nuevo diccionario portatil espagnol e ingles. Paris, 1803, in-8 oblong. — VI. The new pocket dic^ tionnary of the english and spanish languages. Paris, 1803, in-8 oblong. — VII. Le Maître italien, par J, Veneroni. Nouvelle édition donnée par C. M, Oattel. Avignon, 1808, in-8. — VIII. Nouveau dietionnaire portatif de la langue française, Lyon, 1797, 2 vol. in-8. — 2* édition, Lyon, 1813, 2 vol. in-8. — 3* éd., sous le titre de Dictionnaire universel de la langue française^ avec la prononciation figurée, Lyon, 1817, 2 vol. in-8. — IX. Inscription pour des personnages illustres du Dauphiné (imprimée à la suite d'une Ode sur le retour de la paix et des beaux-arts, par Denis Morelot). Grenoble, an X, in-8.

L'abbé Gattel a en outre prononcé plusieurs discours dans des assemblées politiques ou littéraires et épars dans divers recueils, et avait lu à l'Académie de Grenoble divers mémoires manuscrits et entre autres : Réfleœions sur quelques vices d'élocution familiers aux Fran* çais et spécialement aux habitants de Grenoble, Dis^ sertations sur quelques-uns des caractères du langage primitifs sur V origine et les progrès de l'écris ture.

Les éditeurs de la seconde édition de son dictionnaire français ont consacré à l'abbé Gattel une courte notice bistorique en tête. de cet ouvrage, et son portrait peint

âfhaile se trouye exposé dans l'une des salles de la Bibliothèque publique de la ville de Grenoble.

3^ Juillet 1803, — Le préfet reçoit dans l'église cathédrale de Grenoble, en présence de l'évoque et d'une grande affluence de monde, le serment des curés nommés dans le diocèse.

La veille avait eu lieu l'installation des vicaires généraux, Etienne Bouchard, docteur de Sorbonne, et Claude Gognet, ancien curé, et des chanoines qui étaient : Jean- Baptiste Pison, ancien vicaire général et chanoine du chapitre de Saint-André de Grenoble ; François- Victor Brochier^ ancien chanoine de Saint-André et officiai du diocèse de Grenoble ; Ajmard Perret de Legallière, ancien chanoine de Saint-André et prieur de Grane; Marin Lejeas-Gharpentier, ex-religieux de Gîteaux; Michaud de Gressia , ex-religieux de la Ghartrcuse ; Philippe Glavel, ancien curé de Pizieux ; de Yallier, ancien chanoine de Saint- Pierre de Vienne, et Bernard, ancien curé de Champs.

Les curés des trois paroisses de Grenoble : Saint- Hagues, Saint-Louis et Saint-Joseph (1), furent installés par le préfet, assisté du maire, le 16 juillet. Le desa^rant de la succursale de Saint-André ne fut installé que l'année suivante, le 29 avril, et celui de Saint- Laurent quelques jours après.

8 Juillet 1803. — Décès à Grenoble du général de l>rigade Alexis-Joseph Ravier d*Herbelon. Né à Grenoble, il avait déjà quitté le service avec le grade d'officier dans le régiment de Rojal-Gomtois et la croix de Saint-Louis, lorsqu'il fut élu, en 1791, chef du 2* batail-

(1) On ne put mettre le curé de cette dernière paroisse en possession de Téglise, car elle avait été aliénée par la nation ' et les fonnalités du rachat n^étaient point encore terminées.

Ion des gardes nationales TolonUires du département risére.

Devenu en 1792 maréchal de camp, il senrit i l'amie des Alpes et fut appelé, en 1793, an commandement do département de l'Ain. Lorsqu'il mourut, il était âgé de soixante et onze ans. Un de ses frères. Clément Rayier, natif de Virieo, était décédé chef de brigade du gënie^i Ghambéry, le 28 septembre 1796.

7 Septembre iS03. — Célébration à la cathédrale d'un service funèbre pour le repos de Tâme de ranciea évéque de Grenoble, Henri-Charles Dulan d'AUemanfli décédé a Gratz, en Stjrie, le 4 avril 1802. M. Bonchardi vicaire général, prononça Toraison funèbre du défunt* Déjà le 9 mai de Tannée précédente les vicaires généraa*^ du diocèse de Grenoble avaient adressé un mandement ^ tous les prêtres et fidèles du diocèse pour ordonner d^^ prières pour le repos de Fâme de ce prélat (1).

i5 septembre 1803. — Arrêté du préfet de Flsèr' concernant le renouvellement d'une partie des membre ^ du Conseil municipal de Grenoble. Les membres que 1 ^ sort désigna pour être remplacés furent : Nicolas-Phi — lippe Ducros, ancien avocat au Parlement^ ex-juge a^ tribunal civil du district de Grenoble etmembfe du corp municipal de cette dernière ville en 1797; — Pierre Raf- — fin, ancien peigneur de chanvre et membre du corps mu — nicipal eh 1793, 1794 et 1795; — Charles Rosset-Bres-— San, cultivateur, ancien membre du corps municipal^ d^ 1790 a 1793 ; — Antoine Michal, marchand de drap

(1) Mandement de MM, les vicaires généraux du diocèse Grenoble^ par V autorité du Saint Siège ; Pour ordonner prières pour le repos de Vdme de Bévéretidissime Père en Die — ' M. Henri-Charles Dulau-d'Allemans, Evéque de Grenoble, In-^ de 8 pageSf sans nom d^imprimeur.

ancien membre da corps municipal en 1700 ; — Glau^îe Dncruj^ ancien gantier^ qui fut membre de la chambre Je commerce de Grenoble et du tribunal de commerce de a mémd yllle ; — Abel de Montchenui propriétaire; — Leborgne, négociant; — Pierre-Adrien Accarier, notaire^ ancien membre du corpg municipal en 1792 et 1793;

— Murgé, négociant ; — Benjamin Marcel ; — Périer, iquoriste ; — Vessilier-Rivière. — Deux autres mem- >res étaient décèdes : Dumoulin et Antoine Liotard, gauler.

Les nouveaux membres du Conseil, installés le 5 octo- >re 1803, furent : Charles-Joseph de Barrai, ancien conseiller au ParlemenP de Grenoble, frère de Josephlarie de Barrai; — François Berlioz, marchand de draps ;

— Jean-Baptiste-Joseph-Gharles Bernard ; — Ghérubinoseph Bejle, ancien avocat au Parlement, qui devint djoint au maire en 1804 (1) ; — François-Glaude-Marie ^orel-Saint- Victor, né à Grenoble, le 10 juin 1756, anîen avocat au Parlement, devenu successivement avocat Tes la Cour d'appel de Grenoble, magistrat de sûreté, abstitut du procureur général impérial et conseiller à la •our impériale de la même ville; — Pierre-François «hampel, avocat; — Jean-Bnptiste Dalban, ancien protireur au Baillage de Graisivaudan, ancien membre du orps municipal, de 1792 à 1795; — Jean-Paul Didier (2); —Charles Durand, négociant; — Gharles-Laurent-Mariefoseph de Planelly, marquis de la Valette, qui devint naire de Grenoble, député et préfet, et dont nous aurons ài parler ultérieurement ; — Joseph-Nicolas de la Porte,

(1) C'était le père de Marie-Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhal.

(2) Né à Upie (Drôme), le 25 juin 1758, Didier devint le chef de la conspiration de Grenoble, et fut exécuté dans cette ville, le 10 juin 1816. Voir notamment, sur ce personnage, la, Biographie du Dauphiné, de Rochas.

marquis de TÂrtaudiôre; — Nicolas-Gabriel de Marcieu, major de cavalerie; — Augustin Perier; — Etienne- Alexis Piat-Desvial, né à Orcn ble, le 3 juillet 1765, qui fut, dans la suite, juge au tribunal de Grenoble et à la Cour prévôtale de la même ville, et vice-président du tribunal civil; — Jean-François dePisançon.

Les membres du Conseil municipal qui continuèreiit l'exercice de leurs fonctions, furent : Revol aîné ; — Hjacinthe-Camille Teisseire, liquoriste ; — Pierre-François Artbaud, notaire; — Henri Gagnon, médecin; — Claude Vallier, marchand de draps, ancien membre du corps municipal en 1792, 1793 et 1795 ; — Charles Bonin, ferblantier; — Verney aîné; — Joseph Ghanrion aîné, peigneur de chanvre; — Jean-Balthazard Laugier, médecin; — Pierre Giroud, receveur général du département de risère; — Allier, imprimeur; — André Gerboud, ancien notaire et membre du corps municipal en en 1795 et 1797, et qui avait été destitué par arrêté du Directoire exécutif du 7 floréal an V, comme prévenu d'avoir favorisé des prêtres non assermentés ; — Antoine Mérand aîné, cultivateur; — Antoine Barthelon, négociant ; — Pierre- Alexis Allemand-Dulauron, ancien avocat au Parlement et procureur du roi en l'Hôtel de Ville et siège de police de Grenoble, qui fut ensuite avocat à la Cour d'appel, juge au tribunal civil et à la Cour prévôtale de Grenoble.

Comme on peut s'en convaincre par la seule lecture des noms que nous venons d'énumérer, le corps municipal de Grenoble compta dans son sein, au commencement de ce siècle, des hommes de grand mérite, parmi lesquels plusieurs ont laissé un nom dans les annales historiques de notre pays ; aussi croyons-nous devoir donner quelques notes biographiques sur quelques-uns d'entre eux et notamment sur Bernard, Chanrion, Perier et Teisseire.

Jean-Baptiste- Joseph-Charles Bernard naquit à Grenoble, le 15 mai 1756 et mourut dans la môme ville, le

27 février 1836. ÀTocat au Parlement de Grenoble depuis le 9 mars 1778, il fut, en 1790 et les deux années suivantes, commissaire du gouvernement près le Tribunal du district de Grenoble. Resté ensuite sans emploi, il fut nommé membre du Conseil municipal de Grenoble et le 18 avril 1812 membre du* Conseil général du département de risère. La Restauration l'éleva aux fonctions de procureur général près la Cour de Nîmes, de premier président de celle de Limoges, de conseiller à la Cour de cassation et le nomma baron. Ea 1830, il se retira dans sa ville natale^ avec le titre de premier président honoraire de la Cour royale de Grenoble, titre qui lui fut accordé par ordonnance royale de la même année.

Joseph Chanrion, né a Grenoble le 16 août 1750, décédé dans la même ville le 28 novembre 1830. Il fut officier municipal du mois de février 1790 au mois de novembre 1791 ; juge de paix de l'arrondissement extérieur de Grenoble depuis 1791 jusqu'en 1795, et membre de l'assemblée administrative du département de l'Isère en 1702. Le 27 juin 1793, un arrêté des représentants du peuple Dubois -Crancé, Albitte et Gauthier l'avait nommé membre du Directoire de l'Isère, mais il n'avait point accepté; élu ensuite administrateur de la Ville le 25 novembre 1795, il avait donné sa démission le 29 janvier suivant. Nommé de nouveau juge de paix (canton sud-est r^e Grenoble) en 1808, il remplit ces fonctions jusqu'à la Restauration, époque à laquelle il fut destitué. En reconnaissance des services signalés qu'il rendit à Grenoble, en éloignant de cette ville une commission révolutionnaire^ la municipalité a, en 1867, donné son nom à l'une de nos rues (1).

Augustin-Charles Perler naquit à Grenoble le 12 mai 1773. Il fut membre du Conseil d'arrondissement de Gre-

(1) Voir sur Chanrion la Biographie du Dauphiné, par Rochas, et Deux années de l'histoire de Grenoble, par Albin Gras.

noble, dn 24 prairial an YIII à 1816; membre da Conseil général du 18 avril 1816 jusqu'à son décès; membre de la Chambre consultative des manufactures, arts et métiers de Grenoble ; juge et président du Tribunal de commerce de la môme ville ; député pour le département du Rhône à la Chambre de^ représentants, en 1815; membre de la Chambre des députés pour le département de l'Isère, de 1827 à 1831 ; pair de France le 16 mai 1832. Il mourut au château de Fremigny, le 2 décembre 1833 (1).

Hyacinthe-Camille Teisseire, né à Grenoble le 22 septembre 1764, mourut dans la môme ville, le 12 septembre 1842. En 1792, il fut élu membre du corps municipal et Tannée suivante il devint procureur de la Commune. Un arrêté du représentant Petit-Jean le nomma, le 27 février

1794, agent national près de l'administration municipale. Il cessa ces dernières fonctions le 6 décembre 1794, mais il fut élu administrateur de la Commune le 3 novembre

1795. Il a été depuis sous-préfet de Tournon sous l'Empire, membre de la Chambre consultative de commerce de Grenoble, préi^ident du Tribunal de commerce de la même ville, et, de 1820 à 1824, député de l'Ieère à la ' Chambre des députés. Il était chevalier de la Légion d'honneur (2).

i9 novembre 1808, — Ouverture à Grenoble du collège électoral du d^^parlement de l'Isère, sous la prési- ! dence de Joseph-Marie de Barrai, dans l'une des salles \ de l'école centrale ; les candidats proposés pour le Sénat furent : Clary, allié à la famille du premier consul, et Marc-Joseph de Gratet du Bouchage , préfet des Alpes-

(1) Voir sur Augustin Parier la Biographie du Dauphiné, de Rochas.

(2) Voir, pour des détails biographiques, l'ouvrage de M, Albin Gras : Deux années de V histoire de Grenoble.

Mafftimes(l); cenxpoarle Corps législatif furent : JeanfiiptJste-Joseph Fourier, préfet du département de ilsére, et Joseph-Marie de Barrai.

Le collège électoral de Tarrondissement de Grenoble, nomma de son côté pour candidat au Corps législatif : Jacqnes-Jean-Rajmond Maurel (2)^ conseiller de préfeetare ; Charles Renauldon, maire de Grenoble, et de Boarcet, propriétaire à Fontaine.

(1) Marc-Joseph de Gratet comte du Bouchage, né à Grenoble le 18 septembre 1746, décédé dans la même ville le 21 ETiil 1829; ancien officier du génie (septembre 1775) et proculeor général, syndic des Etats du Dauphiné, assemblé à Vizifle et à Romans en 1788 et 1789; conseiller de préfecture de Tlsère (30 mars 1800), préfet des AlpeE-Maritimes le 21 ventôse ail XI, et préfet de la Drôme, le 14 juillet 1815 ; mis à la retraite, le 22 janvier 1824, avec le titre de conseiller d'Etat honoraire. Il était membre du conseil général de Tlsère depuis le 28 juillet 1824; chevalier de TOrdre royal et militaire de Saint-Louis, de celui de Saint-Jean-de-Jérusalem et officier de la Légion d'honneur. Son corps repose au cimetière de Saintftoch, de Grenoble. *

La ville de Nice a fait frapper en son honneur, en 1814, et M a décerné une médaille d'or, en reconnaissance des services qu'il a rendus à ses habitants pendant plus de dix ans que le département des Alpes-Maritimes fut confié à sa direction.

(2) Jacques-Jean-Raymond Maurel, dit de Rochebelle , né à Grenoble, le 11 novembre 1758, décédé dans la même ville, le 31 mai 1842. Il fut successivement : avocat général près le Parlement de Grenoble (17 janvier 1789); conseiller de préfecture deTIsère (30 mars 1800-1809); président du collège électoral de Grenoble en 1803 et en 1808 ; membre du conseil municipal de Grenoble ; membre du conseil général de l'Isère, du 18 avril 1816 à 1830 ; député du même département à l'Assemblée législative, du le' mai 1809 au mois de mai 1815; président à la Cour impériale et à la Cour royale de Grenoble (1811-1830). Il était membre de la Légion d'honneur et de la Société des sciences et arts de Grenoble, à laquelle il fit plusieurs communications, et lut notamment l'éloge du préfet Ricard. L'Empire l'avait créé baron.

A risia de ses s^nces, le collège électoral da d^ar tement envoya ane dépatation à Paris, présidée pâi M. de Barrai, pour présenter à Bonaparte une adresse, dont noas eitrajons le passage suivant :

« Que nous reste- t-il à désirer encore? de conserver € les jours d'un héros qui peuvent être moissonnés dans « les champs de la gloire. L'immortalité le recevrait « dans son sein ; mais le peuple, qui le chérit, gémirait < d'une perte irréparable. Veillez donc, général consul, 4 sur cette vie, si précieuse aux Français ; si elle apparie tient à l'histoire, elle est aussi la propriété du peuple « le plus aimant et le plus généreux. »

Parmi les membres présentés par le collège électoral de Grenoble, le Sénat conservateur, le 27 décembre 1803, élut député Joseph-^Marie de Barrai, sur lequel noaf avoDS déjà fourni quelques renseignements biographiques.

Décembre 1803. — Le comte Jean-Baptiste Abrial ancien ministre de la justice, sénateur, informe en ce tel mes de sa nomination à la sénatorerie de Grenoble^ 1 préfet de l'Isère : « En vous apprenant , citoye préfet, ma nomination à la sénatorerie de OrenobU je m^ applaudis d'être envoyé dans un pays aussi n commandable par le bon esprit et l'aménité de s\ habitans que par le mérite des gens instruits é tous genres qui s^y trouvent. Je mettrai tout me zèle à vous seconder, » Le comte Abrial fut le se titulaire de la sénatorerie de Grenoble, de 1803 à 181' il fut presque constamment absent de France et ne fit Dauphiné que de rares apparitions, notamment en se; tembre 1807, époque à laquelle il fit un voyage a fouilles de Mont-Seleucus et à l'obélisque du Mor Genèvre, dans les Hautes-Alj)es. La sénatorerie de juridiction de la Guur d'appel de Grenoble, créée p sénatus-consulte, du 22 nivôse an XI, comprenait ]

ments de l'Isère, des Haut es- Alpes et du Mont-

rier 1804. — Débuts sur le théâtre de Grenoble ame Rolandeau, première actrice du théâtre i, dans le rôle d'Alexis, dans Y Erreur d^un ire, et daus celui de Laure, dans l'opéra^comique e nom.

anvier 1804. — Lefèvre-Qineau et Villars, s de rinstitut^ inspecteurs généraux des études, ; à Grenoble pour procéder à l'organisation de ition publique dans le département de Tlsère. Ge mx qui examinèrent les premiers candidats aux du Lycée ; cent cinquante élèves furent admis ret impérial donné au camp devant Austerlitz, le ibre 1805. Cette première promotion d'élèves fut )ur Grenoble, avec toute Tattention que commannouvel établissement dont elle devait assurer le aussi en consultant aujourd'hui cette ancienne reconnaît qu'il en est sorti des hommes de grand du nombre desquels nous citerons les suivants : inthe-Fidèle Avet, né à Moutiers, le 24 avril lécédé à Turin, le 3 septembre 1855; entré en près avoir fait ses études de droit à l'école de e, dans la magistrature piémontaise, où il parvint s hautes fonctions. Il fut l'un des personnages les inents de la Cour de Piémont, dont il devint, le mbre 1840, premier secrétaire d'Etat pour les ecclésiastiques, de grâce et de justice.

re-Philippe-Aimé-Amédée de Barrai, né à Voiron, lillet 1791, devenu, en 1851, préfet du départe- 1 Cher, et, en 1856, sénateur, décédé il y a quelinées.

•François GhampoUion, le jeune j né à Figeac e 24 décembre 1790, successivement professeur

d'histoire à la Faculté des lettres de Grenoble, biblioth^ oaire de la môme ville, conservateur du musée égyptien du Louv/e, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, professeur au Collège de France^ et qu'on illustré ses découvertes et ses travaux sur TEgjpte. Il mourut à Paris, le 4 décembre 1831.

Jean-Baptiste Froussard, né à Grenoble, le 12 janvier 1792, qui d'instituteur des enfants de Casimir Perier, devint commissaire général de la République dans les départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes- Alpes, représentant du département de l'Isère à l'Assemblée constituante (23 avril 1848), puis à l'Assemblée législative ; décédé à Paris, le 3 décembre 1849, après avoir été choisi, le 25 juin de l'année précédente, par le général Cavâignac pour l'un des membres chargés de l'administration et de la direction de la ville de Paris.

Jacques-Louis-César Uandon, né à Grenoble, le 25 mars 1795, devenu ministre de la guerre, sénateur, gouverneur général de l'Algérie, maréchal do France, comte et grand oflacier de l'ordre de la Légion d'honneur ; décédé à Genève le 13 janvier 1871 et enterré dans le cimetière de Saint-Ismier, près Grenoble, le 11 octobre suivant.

Félix-Martin Real, né à Grenoble, le 10 mai 1792, nommé, en 1830, avocat général à la Cour d'appel de Grenoble, et élu, la môme année, par le département de l'Isère, membre de. la Chambre des députés; devenu, ensuite, en 1836, secrétaire général du ministère du commerce et des travaux publics, et, en 1837, conseiller d'Etat ; décédé à Beauregard-sur-Pariset , le 27 juin 1864 (1).

(1) On trouvera des renseignements biographiques sur Avet, dans les Mémoires de V Acddcmie de Savoie, seconde série, t. 4; sur de Barrai, dans le Dictionnaire universel des Contemporains, de Vapereau; sur Champollion, dans la Biographie du Dau-

4 Avril i804. — Installation, comme adjoints aa maire de Grenoble, de Gharles-Laurent-Marie-Joseph de Planellj, marquis de la Valette, et de Gh^rubin-Joseph Beyle, qui avaient été nommés par un décret du 9 mars précédent.

19 Avril 1804, — Décès à Grenoble de Pierre-Louis- • Emé de Guiffrej-Montejnard, marquis de Marcieu, né dans la môme ville, le 12 février 1728, ancien lieutenantgénéral, gouverneur de Grenoble et du Graisivaudan lorsque éclata la Révolution. Voici en quels termes les Annales 'politiques et littéraires du département de XUère (1) rendirent compte de ses funérailles : « Toute « la garnison, toutes les autorités civiles et militaires,

< une foule immense de citoyens ont accompagné son € convoi funèbre. Le jour de ses obsèques, ses héritiers

< ont fait distribuer des aumônes considérables aux in-

< digents qu'il secourait pendant sa vie et qui étaient c venus â son hôtel pleurer sur son cercueil* )^

On trouvera les états de service du marquis de Marcieu, ainsi que la nomenclature des nombreuses batailles auxquelles il assista, dans divers ouvrages, notamment dans les Fastes militaires de France^ de M. de la Fortelle (2) et dans la Biographie du JDauphinéy de Hochas. Néanmoins, on nous permettra de relater une anecdote

phinéj par Rochas ; sur Froussard, dans la Statittique générale du département de Vlsère^ appendice, p. 36 ; sur Real, dans le même ouvrage, t. 4, p. 168 ; sur Randon, dans le Dictionnaire de Vapereau, et dans le journal le Dauphiné, 2' année, n<* 31, p. 147. — On pourra également consulter sur ce dernier personnage, le discours prononcé sur sa tombe par le général Ribourt, et inséré dans V Impartial dauphinois , n^ du 13 octobre 1871.

(1) No 127, du 25 avril 1804.

(2) Fastes militaires ou annales des chevaliers des ordres royaux et militaires de France, Paris, 1772, t. II, p. 238.

peu connue qui dénote les sentiments profondément charitables dont M. de Marcieu était animé. En 1757, le régiment de cavalerie de son nom, dont il était alors colonel, ayant commis quelques dégâts dans la ville manufacturière de Bielefeld, il envoya de sa bourse 4,000 livres aux autorités de cette ville pour la dédommager d'une partie des pertes qu'elle avait eu à souffrir de ses troupes. Cet acte d'une rare probité et d'un désintéressement peu commun valut à M. de Marcieu la juste reconnaissance des habitants de Bielefeld, qui le regardèrent comme l'un de leurs bienfaiteurs et lui adressèrent, à la cessation des hostilités, une lettre qui témoigne toute l'estime et la considération que ces étrangers portaient à un général français qui se comportait à leur égard avec autant de loyauté. Cette lettre^ datée du 23 mars 1760 et signée par les bourgmestre, juge et magistrat de Bielefeld, se trouve reproduite dans la Statistique générale du département de l'Lère (1), ainsi que le fait suivant, que nous croyons devoir également citer. En 1787, M. de Bf arcieu ayant été décoré de la croix de commandeur de Tordre de Saint-Louis, les grenadiers du régiment de Royal-Marine, infanterie^ qui étaient en garnison â Grenoble, profitèrent de cette occasion pour se rendre au ch&teau du Tonvet, où était en ce moment leur général, pour lui adresser le compliment suivant, qui fut fait et débité par l'un d'eux, le sergent Bernadotte, qui depuis ■ devint maréchal de France et roi de Suède et de Norvège :

Si la langue était un outil Qu'on maniât comme un fusil, Mon général, en bon langage, Nous te ferions un compliment ; Mais nous n*aTons pour tout partage Qu'un cœur, bon pied et bonne dent ;

(1) T. in, p. 599.

Des grenadiers Toilà l'hommage !

Sur leur bon cœur tu peux compter ; Leurs pieds, si le combat s^engage.

Sur tes pas sont prêts à voler.

Quant à leur dent, elle est oisive ; Elle est pourtant, n*en doute pas.

Une arme toujours destructive, Quoiqu*on n^en fasse pas grand cas.

Essaye notre savoir faire.

Et tu verras que tes enfants.

Etant à table avec leur pore, Sauront se servir de leurs dents.

A ton cordon nous venons boire, Marcieu, tu nous feras raison ; Quand tu nous menais à la gloire, Nous Savions tous pour compagnon.

Le marquis de Marcieu fit servir aux grenadiers le îoer qui lui était préparé, prit place au milieu d'eux et )Qr donna une poignée de louis, que ces bons militaires raient bien gagnés, faisant, pour aller de Grenoble au ouvet et pour revenir, la valeur de douze lieues de )ste.

30 Avril 1804. — Le Tribunal d'appel de Grenoble ?oit la prestation de serment des avocats, rétabli par la du 22 ventôse an XII, ainsi que celle des avoués et 3 défenseurs officieux. A Toccasion de cette solennité, i discours furent prononcés par Alexandre Royer-Dehe, commissaire du gouvernement, André-Louis Man, avoué, et Jacques Brun, président au Tribunal ppel.Le nombre des chargea d'avoués près le Tribunal ppel était alors de dixHsept, et celui des mêmes charges is le Tribunal civil, de vingt-six.

}uant à l'ordre des avocats, il comptait trente-six mbres fort distingués pour la plupart et parmi les- As nous citerons : Louis Rojer, Jean-Baptiste-Josepharles Bernard, Jean-Paul Didier, Pierre- Alexis Aile-

man-DaUaron , François - Glaade- Marie Borel- Saint- Victor et Etienne-Alexis Piat-Desyial, dont nous avons déjà eu Toccasion d*esquisser la biographie; — François- Anaat Rolland, reça avocat au Parlement le l^** décembre 1775, membre du Directoire du département de Tlsère le i*' ventOse an III, jugeao Tribunal civil du même département le 20 prairial an lY, qui devint ensuite conseiller à la Cour de Grenoble; — Alexandre- Achard de Qermanne, né à Aspres (Hautes-Alpes), nommé procureur général i Grenoble le 22 mars 1816, décédé dans cette dernière ville le 26 mai 1826, à l'âge de soixante-douze ans ; — Jean-Pierre Dûport-Lavilette, savant jurisconsulte, nés Grenoble le 26 décembre 1757, décédé dans la mêm« ville lé 19 avril 1827, membre du corps municipal ei 1791 et 1792, membre du Conseil général du département en Tan YIII et député de l'Isère à la Chambre de^ représentants pendant les Ceut-Jours; - Jacques-Benott Pal, né à Grenoble en 1755, jurisconsulte distingua qui devint professeur à TEcole de droit de Grenoble œ recteur de l'Académie de cette ville, décédé en 1830 ; — Claude Burdet, devenu professeur à l'Ecole de droit éâ Grenoble; — enfin Jacques Berriat-Saint-Prix, célèbr" jurisconsulte, né à Grenoble le 22 septembre 176G nommé professeur à l'Ëcole de droit de Grenoble, puis celle de Paris, décédé dans cette dernière ville le 4 oc: tobre 1845.

34 Mai 1804, — Un courrier extraordinaire appor'i à Grenoble le sénatus-consulte organique du 28 flore -2 an XII, déférant le titre^ d'Empereur des Français si Premier Consul et établisslmt Thérédité dans sa famill ^ Quatre-vingts coups de caoon annoncèrent la publicatio de ce sénatus-consulte, qui fut faite par le commissaiC de police accompagné de ses quatre adjoints, des mar^i deurs et des gardes de la ville, précédés des tambours ' des fifres de Tartillerie. La môme proclamation fut lu» toute la garnison rassemblée au Champ*de-*Mars.

Le dëpooillement des votes da département de l'Isère pour l'hérédité de la dignité impériale dans la famille de l^apoléon avait donné 82,084 oui et 12 non, ainsi répartis : arrondissement de Grenoble, 26,837 oui et 10 non ; arrondissement de Vienne, 21,811 oui ; arrondissement de Saint-Marcellin, 16,762 oui ; arrondissement de La Tour-du-Pin, 16,674 oui et 2 non.

9 Juillet 1804, — Election des noembres qui devaient composer la Chambre consultative des arts et manufactures de Grenoble, instituée, ainsi qu'à Vienne et à VoiroD, par arrêté du gouvernement du 12 germinal an XI (2 avril). Furent élus : Augustin Tcrier, directeur de la fabrique d'indienne deVizille; Sébastien Berriat, filateur de «oie à Vif; Camille Teisseire, liquoriste; Mathieu Paul, marchand chamoiseur; Claude Ducruj, marchand gantier et Pierre RafSn, marchand peigneur de chanvre.

21 septembre 1804. — Décret impérial étaUissant une Ecole de droit à Grenoble, en exécution de la loi du 22 ventôse an XII.

Pour assurer la création de cette institution dans notre Tille, le conseil général de la ville avait déclaré, dans sa séance du 19 juillet précédent, que MM. de la Valette, adjoint au maire, et Didier, membre du corps municipal, se rendraient de suite à Paris pour y faire valoir auprès du gouvernement les motifs qui pourraient le déterminer à établir à Grenoble une école spéciale de droit. De son côté, le maire Renauldon avait publié un long mémoire (1) où étaient énuméré avec soin les divers avantages que présentait cette ville pour obtenir cette faveur; ce mémoire étant aujourd'hui peu connu et assez rare à se procurer,

Page 1