A TALMA
VtfùCKïM que nooi t*offrons, des Ten, une cosroimef
Pour toi, Talma, sont de fkîUes tributs ; Mai*, pour fêter les dieux, ou les rcâs sur le trône, //•s riïortels n*ont jamais tuToité rien de plus.
f>«« palmes de la gloire et d*immortels lauriers, Pour prix du sang Torsé, que la fière Bellone Pars le front vainqueur des plus fameux guerriers ; {a$ myrUi dont Grenoble aujourd'hui te couronne iCwt le fruit du plaisir et le prix du talent. Par toi Le Kain revit, on le voit, on l'entend : Msi|>omènd en tes mains remit son héritage ; Dsux ou trois Jours encor montre-nous son image*
Quelle voix ! quels accents ! quel charme impérieux ! «
Quels transports ! et quels pleurs coulent de tous les yeux !
Qu'ils sont doux les plaisirs que le talent nous donne !
Qu'ils sont beaux les succès dont le cœur le couronne !
Citoyens, dont Tivresse éclate en vos doulears,
Yoos devez au talent le plaisir de vos pleurs ;
Une fois donc enfin votre voix ose dire ;
Ils sont vrais les transports que son art nous inspire,
Avec ses mouvements notre cœur est d'accord,
Et la nature avoue un si charmant effort.
Non, votre esprit frappé de cet art véritable
Jamiais n'en oubllra Tempreinte ineffaçable ;
Jamais vous n^oubllrez Téclat des jours si purs
Dont Melpomène même a fait briller vos murs.