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d'ordonnance Pradillo en parlementaire à Escobedo, afin de demander des garanties pour ses fidèles troupes, s’offrant lui-même en sacrifice à l'ennemi.
Pradillo descendit et s’élança au grand galop dans la plaine, à la recherche d’Escobedo, tandis qu’on arborait le drapeau blanc et que les quelques canons du Cerro se taisaient,
Ces signaux ne suffirent pas aux républicains. Leur artillerie continua d’envoyer une grêle de projectiles pleins et creux sur les impériaux, tandis qne leur infanterie s’avançait impunément de tous côtés.
Devant ce dernier acte de déloyauté, l’empereur comprit que tout était fini et sans attendre le retour du parlementaire devenu inutile, il se rendit à discrétion aux chefs républicains Riva Palacio et Corona. Les dragons de l’Impératrice se dispersèrent.
Sur l’invitation des chefs républicains, l’empereur descendit du Cerro pour être conduit avec sa suite au couvent de la Cruz. Là, le
grand vaincu dut essuyer un premier outrage.
C'était un misérable en proie à l'ivresse, un nommé Davalos, ancien commandant d’auxiliaires de la division Marquez passé honteusement aux dissidents un an auparavant, après avoir soustrait la caisse de son corps. Il avait été comme de coutume bien accueuilli par les autres. Ils en firent un chef important.
Arrivé l’un des premiers devant l’empereur, ce Davalos prit son revolver, l’arma et en porta plusieurs fois le canon à la tête et au cœur de l'auguste vaincu, en lui demandant avec colère s’il était bien Maximilien.
Les officiers menaçaient de se jeter sur ce misérable. Une lutte sans merci devait s’en suivre. L'empereur pour l'empêcher fit encore preuve de sang-froid, et sans un geste de crainte, en souriant dédaigneusement, il répondit qu’en effet il était bien Maximilien.
Le bandit vaincu par ce sang-froid et ce grand air abaissa son arme et mu par un caprice d’ivrogne, il pria l'Empereur de lui accorder la
faveur d’une cordiale étreinte, Maximilien en
passa par là.
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