Calvinus ministris Argent., 45 févr. 4555 [0pp. XV
2. nVereor ne oleum et operam perdas aut potius oleum igni adjicies.u Garnierus Calvino, 28 févr. 4555 (0pp. XV, 457).
les deux derniers Messins \ présentèrent de nouvelles plaintes au Couvent ecclésiastique contre leur pasteur; ils relevaient ses attaques, déclaraient en outre que Garnier ne prêchait toujours pas la vraie foi évangélique, telle qu'on la professait dans cette ville^ et qu'il avait protesté ne point vouloir céder sur le terrain dogmatique de Tépaisseur d'un cheveu'. Le Magistrat fit mettre aux arrêts le visiteur étranger, un nommé Richard François, dit Vauville, ancien prédicateur à l'Eglise française de Londres ', le Couvent s'empara derechef de la question de doctrine, et la déclaration réitérée de Garnier qu'il signerait volontiers la Confession d'Augsbourg* ne put arrêter une catastrophe que son imprudence et son intempérance de langage rendirent particulièrement lamentable.
Lorsque les délégués du Magistrat se présentèrent au temple, le 24 mars 1355, pour y donner lecture des articles dressés par eux et le Couvent ecclésiastique, aBn de ramener la paix au sein de la paroisse et la conformité religieuse au dehors, Garnier, auquel les reproches n'étaient point épargnés dans ce document ofGciel , protesta contre ce
i. Nous empruntons ces noms au Journal de Marbach, ainsi qu'aux éditeurs des Oeuvres de Calvin {0pp. XV, 536), qui, les ayant puisé dans un document allemand, leur ont conservé leur forme germanique ou latine ; nous n'avons pu qu'en partie deviner et restaurer ici leurs véritables noms français. Le nom d'Antoine Cohelet est le seul que nous ayons trouvé sur la liste des fugitifs français déjà citée. Il était arrivé à Strasbourg en 1552. Verordnungen, XXV, fol. 34. (Archives de la Ville).