‹ Notes pour servir à l'histoire de l'Englise française de Strasbourg, 1538-1794Chapitre 42 sur 63 · Mœder, p · texte numérisé non relu

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abords de la Révolution. Ce ne fut pas, en effet, pour la population civile qu'eurent lieu les prêches réformés organisés en langue française que nous pourrions signaler encore avant 1789. En décembre 1752, le maréchal-de-camp Joseph de Prunier de Saint-André, commandant intérimaire de TAlsace, en l'absence du duc de Goigny» autorisait le ministre Panchaud, aumônier du régiment suisse de Jenner, à prêcher en français au temple de Wolfisheim, «toutes et quantes fois qu'il en sera requis par M. le commandant du dit régiment ^d En 1784,1e gouverneur de la citadelle, M. de Bergue, allant un peu plus loin, permit au ministre même de la paroisse réformée de Strasbourg, André La Roche, d'y prêcher en français aux soldats du régiment de La Marck, «sur la réclamation qui nous a été faite par le commandant du dit régiment'.» Quand le décret royal du 14 août 1788 vint réparer une injustice deux fois séculaire et donner enfin la liberté du culte aux réformés de notre ville, en leur accordant le droit de prier Dieu à leur guise, la Révolution qui devait changer et bouleverserla législation des cultes avec tant d'autres choses, n'était elle-même plus bien loin.

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