Garnierus Calvino, 24 mai 4547 {0pp. Xil
2. nGermania talpa cœcior et glire somnolentior,u s'écriait Garnier dans sa lettre du 21 mai 4547, citée tout à l'heuro.
le moment arriva où les prédicateurs de Strasbourg furent placés, eux aussi, dansTalternative de quitter leurs fonctions et leur patrie ou bien de «pactiser avec l'idolâtrie.»
Garnier était resté à son poste jusqu'au dernier moment. Nous le voyons encore signer une lettre collective des ministres strasbourgeois à ceux de Montbéliard, le 5 février 1849 *. Son nom s'y trouve à côté de celui de Bucer. Quelques semaines plus tard ces deux noms se retrouvaient sur une autre feuille de papier, sur le certificat de bonnes mœurs, de zèle et de piété fervente, que le Magistrat délivrait au prédicateur de TEglise française, en le congédiant pour obéir aux prescriptions impériales. Bucer, partant lui-même pour Texil lointain dont il ne devait plus revenir, avait attesté de sa signature ce témoignage si honorable pour Garnier'.
Afin d'affermir la foi de ses ouailles , pendant une absence dont il ne pouvait prévoir la durée, Garnier venait de composer un résumé de la foi chrétienne, d'après les principes de Calvin, précédé d'une préface «à toute la petite église française de Strasbourg» et qui peut-être fut encore imprimé dans notre ville , bien qu'il ne porte aucune indication de lieu, ni aucune désignation d'imprimeur'.