Les prêtres» etc. p
arrêté du 11 prairial de Tan II (50 mai 1794), étaient mis» entre autres, en arrestation : cMiîller, professeur, qui sert de mannequin aux prêtres fanatiques», le «ci-devant ministre Engel, place de la République, meneur de section, feuillant». Pries, «le ci-devant pédagogue au collège du ci-devant Saint-Guillaume, partisan déclaré de la faction de Dietrich, auteur d'écrits liberticides» ^ Les six derniers ministres de la paroisse française se trouvaient ainsi réunis par le malheur des temps, et d^une étrange manière, dans la prison des suspects, à deux pas de Téchafaud. Us ne devaient pas se trouver longtemps ensemble. Le 29 juin 1794, Lobstein, épuisé par la maladie et les émotions, rendait Tème, et c'est trois jours seulement après sa mort que Monet permettait aux enfants du défunt de pénétrer au Séminaire pour voir encore une fois le corps de leur père et le conduire à sa dernière demeure*.
Quatre semaines plus tard, la nouvelle de la chute de Robespierre arrivait à Strasbourg dans la soirée du 13 Thermidor (31 juillet 1794) et rendait quelque espoir aux centaines de viclimes que la Terreur avait entassées dans les prisons publiques. Dès le 6 août, plusieurs des ecclésiastiques incarcérés au Séminaire furent rendus à la liberté, sur un certiflcat de civisme signé par au moins huit citoyens. Engel et Haffner étaient du nombre; d'autres, plus mal notés, comme anciens «feuillants», durent attendre quelques mois encore. Le repré-