‹ Notes pour servir à l'histoire de l'instruction primaire dans les Basses-PyrénéesChapitre 7 sur 10 · RANG · texte numérisé non relu

RANG

du ■département

Ici la situation est différente , mais non moins sombre ; au début de la Restauration, 13,23 0/0 seulement des femmes contractant mariage dans le département savaient signer, alors que la moyenne en France était de 34,74 0/0. Depuis lors nous n'avons cessé de gagner et cette différence de 21,51 entre notre contrée et la France s'atténue progressivement pour ne plus être que de 13,3 en 1876-1877, 57,3 OyO contre 70,6 0/0. Mais ces chiffres ne suffisent pas pour exprimer notre situation vraie. Pour l'exposer complètement, il faut ajouter que du 68' rang, tenu en 1854, nous ne sommes montés qu'au 63" en 1876, après des oscillations plus ou moins fortes. Rappelons d'un seul mot que la statistique de 1872 nous donnait 62,91 0/0 d'illettrées dans la population féminine au-dessus de six ans, c'est-à-dire 37,9 lettrées, proportion qui n'est pas en désaccord avec celle relevée par les actes de mariage, si l'on a égard à la part des vieilles générations non instruites qui vient peser sur les résultats.

Après avoir ainsi établi notre situation et le rang que nous

(90) Statistique, t. 2. p. 858.

occupons, il nous reste à recherclier les causes de l'infériorité que nous avons constatée. Ici la tâche est plus délicate, car il faut faire entrer en ligne de compte bien des circonstances complexes qui toutes ont une influence plus ou moins directe sur la solution du problème.

Étudions tout d'abord le chiffre de la population à, instruire. De 1831 à 187G, il ne diffère pas sensiblement de celui établi pour la France, ainsi que le montre le tableau suivant (91).

Sur 100 habitants combien d'enfants des deux sexes de 5 à 15 ans.

ANNÉES

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