XI Y
L'EMPRUNTDE LA GUERRE
Une des idées qui me préocciipaientle plus depuis le début de ]a guerre, c'était comment on trouverait de l'argent pour couvrir les dépenses militaires. Vers la fin de juillet, comme je causais avec mon ancien collègue, M. Garnier, conseiller maître à la Cour des comptes, il m'est arrivé de lui expliquer comment on pourrait s'en procurer sans faire immédiatement un emprunt en rentes perpétuelles : il s'agissait d'imiter, en perfectionnant la mesure, ce qu'avaient fait les Américains pendant la guerre de sécession, c'est-à-dire d'émettre des bons spéciaux. M. Garnier avait trouvé mon projet fort ingénieux et s'était fait expliquer plusieurs fois le mécanisme de l'émission.
Cette combinaison, je l'ai retrouvée, mais bien