MADAME
J'ai l'honneur de vous adresser l'acte intitulé : ‘ Acte pour honorer la mémoire du général Montgomery.” C'est avec le plus profond respect que je choisis cette occasion pour vous dire que je me soumettrai en tout à vos sentiments et à vos désirs.
Tout ce qui pourra, dans une circonstance aussi solennelle, être suggéré par votre délicatesse et la religion de vos souvenirs, sera respecté, et je m’efforcerai de tout conduire de manière à honorer
celui qui fut votre glorieux mari, en suivant les ordres
de l'Etat, qui n'oublie pas l’un de ses plus illustres
fondateurs.
Avec le plus profond respect, J'ai l'honneur d’être, Votre obéissant serviteur,
DE WIiTT CLINTON.
Mme. Montgomery fut profondément touchée par cette lettre. Elle répondit au
gouverneur en le priant de charger Louis
De
Rnenhone russie one les Los
de © an de PE Le gr a
nn n ——,
EEE re on Te — : ds PR... à” ‘ - PARENT RE RE ge <omenr— "00 5 De mn
Livingston, neveu du général, de présider à la translation des restes.
Celui-ci a tenu un journal de ce funèbre voyage ; il est adressé à son père, Edward Livingston, qui, à cet époque, était en Louisiane. Il est très détaillé et inconnu du public.
La grande crainte des délégués était de ne pouvoir—après tant d'années écoulées— être conduits à l'endroit exact où le général Montgomery avait été inhumé La tombe étant trouvée et reconnue, que pouvait-il bien rester du cadavre ? Voilà la question que chacun se posait.
En arrivant à Québec, le colonel Livingston fut présenté à un vieillard de quatrevingt neuf ans. Il avait servi dans l’armée anglaise, et c'était celui-là même qui avait reçu l’ordre de faire enterrer Montgomery.
Sa mémoire était excellente. Livingston et M. Thompson—c'était le nom de l’ancien
militaire anglais—allèrent visiter l'endroit ) où avait eu lieu la sépulture. Le terrain avait un peu changé d'aspect, et M. Thompson hésita un moment ; enfin il indiqua ce qu'il croyait être l'endroit cherché, et à quelqués pieds de là on trouva un cercueil.
M. Thompson l'avait si bien décrit d'avance à qu'il n’y avait pas à hésiter. Cette tombe ; était parfaitement conservée, bien qu’elle fût }> ana l là depuis quarante-trois ans. La pression | > de la terre en avait défoncé le couvercle.
] Le squelette du général était presque entier. A La tête était bien conservée, ainsi que les : | fémurs et les hanches ; les côtes, les ver- ” tèbres, étaient entièrement disparues. En
- | enlevant le crâne du général une balle roula
e dans la fosse.
it On ne toucha au cercueil primitif que pour £ | le déposer avec beaucoup de précautions t dans une caisse en bois dur.
n Sir John Sherbrooke gouvernait alors la
tue gp
en
> ces ee —
les
EE Lorean