‹ Notes pratiques d'ophtalmologieChapitre 8 sur 11 · I. — Conjonctivite gonorrhéique · texte numérisé non relu

I. — Conjonctivite gonorrhéique

Observation. — Fasana Louis, âgé de 24 ans, tapissier de Milan. - Depuis trois ans il est affecté de blennorrhée urétrale chronique. Trois jours avant d’entrer à la Clinique, à la suite de copieuses libations, il avait eu une recrudescence de sa maladie qui l’obligeait à se netoyer souvent et peutêtre quelques fois à se toucher inatentivement les yeux. Après 24 heures, celui de droite commença à enfler, à le molester et à sécréter un catarrhe abondant. Le 11 du mois d’août 1885, jour de son entrée à l’Institut, il présente les phénomènes suivants: œil droit: paupières énormément tuméfiées, d’un rouge violacé, chaudes, il en découle un pus abondant jaune-roux, la conjonctive est fortement injectée, chémotique vers le bas, la cornée conserve son intégrité, douleurs orbitaires et surciliaires : œil gauche, état sain. Traitement: Lavages boriques, ésérine, iodoforme, bandage alterné aux cataplasmes. Soigneuse occlusion de l’œil indemne. La médication se renouvelle chaque trois heures. - Trois jours après: l’œdème palpébral et le chémosis conjonctival sont diminués - la sécrétion est plus liquide et moins abondante - la cornée présente une dépithéliation circonscrite à l’intérieur. — Le 16 août: - paupières moins tuméfiées - chémosis entièrement disparu - le petit ulcère périphérique de la cornée tend à s’approfondir - quelques douleurs. - 22 août: - amélioration ultérieure - l’ulcération de la cornée s’est arrêtée. - En poursuivant le même traitement on obtient la cessation complète du pus et la réparation de l’ulcère, de manière que le 5 septembre nous pouvons renvoyer le malade après 26 jours de demeure à l’Institut.

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