NOMBRE DE JOURNÉES DE VIVRES
de garnison.
de campagne.
de garnison.
de campagne.
Officiers
Sergent-major . . .
Sergents
Caporaux . . , . .
Cornets
Soldats
5** Une récapitulation des armes ;
6** Une récapitulation de la solde ;
7** L'inscription des récépissés des effets reçus ;
8^ Récapitulation des états de réparations (1).
Avec ce mode d'administration, le rapport journalier deviendrait une pièce très-importante.
Je n ai fait ici qu'indiquer un moyen de simplifier l'administration. Il est possible de trouver mieux , et les oiBciers comptables sont plus à même d'en rechercher les moyens.
Les bataillons , en France , n'ont pas d'officiers payeurs ; on choisit parmi les ofl5ciers de compagnie celui qui pré-
(d) On continuerait à établir en double les états de réparations.
sente le plus d aptitude pour en remplir les fonctions. Cette manière de procéder a Tinconvénient de distraire un oiBcier de son service , et Ion sait qu il n y en a pas trop dans une compagnie. Au bout de quelques jours d'expédition, on est tout étonné de voir les compagnies réduites parfois à un seul officier. Le système belge est de beaucoup préférable.
Les vivres étaient fournis au Mexique par des fournisseurs de ladministration générale. Ces employés accompagnent ou précèdent les colonnes avec les ouvriers, bouchers, boulangers, etc., et avec des mulets chargés de farine, quand la contrée n'offre pas assez de ressources.
Les intendants réglaient .avec eux au retour.
Malgré ses nombreux inconvénients, ce système est de beaucoup le meilleur. Avant qu'il ne fût en usage, l'armée française, en dépit des efforts de l'intendance, était souvent privée des choses de toute première nécessité.
Les Français sont largement pourvus en campagne. Il leur en coûte gros pour arriver à ce résultat; mais le point essentiel, c'est que l'armée ait le nécessaire.
Je n'ai jamais vu employer les fours de campagne, dont le transport et le montage sont difficiles ; nous nous sommes toujours servis de ceux des habitants.
De la cavalerie et du train.
Les armes à feu dont la cavalerie est armée doivent être changées à plus forte raison encore que celles de l'infanterie. A cheval, le chargement par la culasse est le seul réellement possible.
Il est vrai que Tarme à feu pour la cavalerie sera toujours une arme secondaire ; car si Thomme à pied tire déjà mal, que doit-il en être du cavalier?
Les Mexicains, toujours à cheval , ont un mode de harnachement qui' ma paru bon. MM. Frédéric de' Lannoy et Van der Straeten , qui ont organisé les deux compagnies montées, pouroaient à ce sujet donner les renseignements les plus complets.
L'organisation du train est de première nécessité. Quand le personnel connaît bien les détails du service qui lui incombe, il est possible de régler la marche des colonnes de manière à éviter les retards et les temps d'arrêt, qui sont dus, le plus souvent, aux mauvaises dispositions prises par ceux qui ont la direction des voitures.
Les colonnes partent à l'heure indiquée. Aux petits repos et à la grande halte, les voitures doivent doubler. A l'arrivée à l'étape , le convoi parque dans l'ordre du départ pour le lendemain.
L'ofBcier chargé de la conduite d'un convoi doit inspecter soigneusement, avant le départ, les voitures et les équipages. Il doit faire mettre à l'amende les conducteurs des voitures qui laisseraient à désirer.
L'ordre du départ doit indiquer la place de chacun, et tout le monde doit se trouver à l'heure au rendez- vous.
Il faut exiger que les soldats chargés de veiller sur les conducteurs s'acquittent convenablement de leur mission et ne se désarment pas en route. La moindre condescendance à cet égard peut avoir des résultats funestes en cas d'attaque du convoi.
Les cacolets sont d'un usage général dans les armées françaises. Le mantfue de mulets nous forcera à recourir aux voitures d'ambulance, qui sont, du reste, suffisantes pour un pays aussi peu accidenté que le nôtre.